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Voyageuse solo. Épicurienne. Carpe Diem. Passionnée d'histoire & généalogie. J'❤️ visiter les châteaux, édifices religieux, monuments historiques, villages de caractère et médiévaux. Mon univers est riche et curieux. J'❤️ l'art, dessin, peinture, lecture, musique, balades, photographie, gastronomie, bien-être, arts divinatoires. Famille, enfants, petits-enfants, et ami(e)s complètent mes passions

CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE

Publié par CHANTALE  - Catégories :  #Châteaux et Manoirs en Normandie

Sommaire

 

 

CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE
CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE
CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE
CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE

Le Château de Caen

Affirmer la Puissance Ducale au Cœur de la Normandie

 

Après avoir grandi à Falaise, Guillaume, une fois duc de Normandie, a rapidement perçu l'importance stratégique de Caen. Située sur l'Orne et bénéficiant d'un accès à la mer, la ville offrait un potentiel de développement économique et militaire considérable. C'est dans ce contexte que la construction du château de Caen a débuté, marquant une étape cruciale dans l'affirmation du pouvoir ducal.

Bien que la date exacte du début de sa construction soit sujette à débat parmi les historiens, on estime qu'elle a commencé autour des années 1060, soit peu de temps avant la conquête de l'Angleterre. Guillaume, visionnaire et soucieux de sécuriser son duché, entreprit l'édification d'une forteresse d'envergure, bien plus qu'une simple résidence. Le château de Caen était conçu pour être un centre administratif, un lieu de justice, et surtout, une place forte militaire capable de contrôler la Basse-Normandie et de dissuader toute rébellion.

Imaginez l'activité intense qui régnait alors sur la colline : des artisans taillant la pierre, des charpentiers érigeant les premières structures en bois, des soldats assurant la sécurité du chantier. La construction de ce château symbolisait la montée en puissance de Guillaume et sa volonté de laisser une empreinte durable sur son territoire.

Contrairement à Falaise, qui était un lieu de naissance et une forteresse héritée, le château de Caen était en quelque sorte la "création" de Guillaume en tant que duc. Il y investit des ressources considérables et en fit un symbole de son autorité. Le donjon, pièce maîtresse de l'ensemble, offrait une vue imprenable sur la ville et la plaine environnante, rappelant à tous la présence et la puissance du duc.

Au-delà de sa fonction militaire, le château de Caen fut également un lieu de vie pour Guillaume et sa femme, Mathilde de Flandre. Bien que leurs résidences principales aient pu varier, Caen occupait une place importante dans leur administration du duché. C'est ici que des décisions cruciales furent prises, des actes officiels furent signés, et où la cour ducale se réunissait.

Après la conquête de l'Angleterre en 1066, le château de Caen conserva son importance stratégique pour Guillaume, lui permettant de maintenir un lien fort avec son duché d'origine. Il continua à l'aménager et à le renforcer, conscient de la nécessité de défendre ses possessions continentales.

Ainsi, le château de Caen se dresse comme un témoignage éloquent de l'ambition et de la puissance de Guillaume le Conquérant. Plus qu'une simple construction défensive, il incarne la volonté d'un duc de forger un territoire uni et prospère, laissant derrière lui un héritage qui résonne encore aujourd'hui à travers les siècles.

 A Caen. Le Château du célèbre Guillaume le Conquérant  

 Duc de Normandie

 

+ de 1 000 ans d’histoire. À la veille de conquérir l’Angleterre, il fait construire plusieurs édifices, dont un château et deux abbayes. Construit vers 1060, le château de Caen est l’un des incontournables de la ville. Devenue au fil des siècles, la résidence phare des ducs de Normandie, c’est aussi l’une des plus vastes enceintes fortifiées d’Europe. Après d’importantes restaurations suite aux bombardements de 1944, le château accueille aujourd’hui le musée des Beaux-Arts, le musée de Normandie, la salle de l’Échiquier et l’église Saint-Georges.

À quelques mètres au sud-ouest, vous pourrez visiter l’abbaye aux Hommes, tandis qu’au nord-est du château, vous pourrez visiter l’abbaye aux Dames. Ces deux visites sont un parfait exemple de l’art roman d’antan.

Le Château de Caen

Berceau Ducal et Forteresse Royale

Imaginez-vous foulant les pavés de cette imposante forteresse, dominant fièrement la ville de Caen. Bien plus qu'une simple construction de pierre, le château de Caen vibre des échos de l'histoire normande, intimement lié à l'ascension de ses ducs, et plus particulièrement à la figure emblématique de Guillaume le Conquérant.

 

L'histoire de Caen au XIe siècle est indissociable de celle de Guillaume, né bâtard mais destiné à un avenir exceptionnel. C'est ici, sur cette terre normande, que ses ambitions ont commencé à prendre forme. Bien avant sa conquête de l'Angleterre en 1066, Caen était déjà un lieu stratégique et un centre de pouvoir pour le jeune duc.

Au fil des siècles, le château de Caen a connu de nombreuses transformations, passant entre les mains des rois d'Angleterre et de France, témoignant des conflits et des alliances qui ont façonné l'histoire de la Normandie. Mais ses fondations mêmes, ces pierres chargées d'histoire, rappellent inlassablement l'époque des Ducs et le rôle central de Guillaume, ce descendant d'Arlette, "mon ancêtre direct" dont l'épopée a marqué à jamais l'histoire de l'Europe.

L'Écho des Drakkars sous les Murs du Château 

Exposition Vikings-Normands

 

Ma visite du Château de Caen en été 2023. Quelle belle occasion de plonger au cœur de l'histoire fascinante qui lie mes ancêtres Vikings à la Normandie. Laissez-moi vous emmener à travers les portes de cette exposition captivante, où le passé a pris vie entre les murs chargés d'histoire.

Pénétrer dans les salles du Musée de Normandie, au sein même du château de Caen, c'était un peu comme embarquer à bord d'un drakkar voguant à travers les brumes du temps. L'exposition de l'été 2023 n'était pas une simple présentation d'artefacts ; c'était un récit vibrant, une immersion dans le destin singulier de ces hommes venus du Nord et de leur héritage profond sur la terre normande.

Dès les premiers pas, je suis saisi par l'atmosphère. Des éclairages subtils mettaient en valeur des objets chargés d'histoires : des armes redoutables, témoins de leur puissance guerrière, côtoyaient des bijoux délicats, reflets d'un artisanat raffiné. Des outils du quotidien racontaient leur vie, leurs croyances, leur adaptation à cette nouvelle terre.

Loin des clichés réducteurs, l'exposition dévoilait la complexité de la culture viking. On découvrait leurs talents de navigateurs et de commerçants, leurs liens avec d'autres contrées, leur mythologie riche et foisonnante. Des cartes interactives permettaient de suivre leurs expéditions audacieuses, de la Scandinavie jusqu'aux rivages de la Normandie.

Puis, le récit se concentrait sur la transformation. Comment ces Vikings, d'abord redoutés pour leurs raids, se sont-ils progressivement intégrés, mêlant leur culture à celle des populations locales ? L'exposition mettait en lumière ce processus d'acculturation, cette alchimie qui a donné naissance à l'identité normande.

Au fil des salles, on croisait des figures emblématiques, des chefs vikings audacieux aux premiers ducs de Normandie, dont l'ascendance scandinave était palpable. L'héritage linguistique, les noms de lieux qui résonnent encore aujourd'hui, les techniques agricoles et maritimes : autant de traces de cette rencontre entre deux mondes.

L'exposition ne manquait pas de souligner le rôle crucial du château de Caen lui-même dans cette histoire. Érigé par Guillaume le Conquérant, un descendant direct de ces Vikings, il symbolisait la pérennité du pouvoir normand, fruit de cette fusion culturelle unique. Déambuler dans les salles du musée, au sein de cette forteresse millénaire, donnait une dimension palpable à ce passé. On pouvait presque entendre les échos des langues anciennes, le cliquetis des armes, les chants des vikings.

En ressortant de l'exposition, le regard porté sur les pierres du château de Caen n'était plus le même. Elles semblaient murmurer les sagas des Vikings, l'ambition des ducs, le lent processus d'une assimilation qui a façonné l'identité de toute une région. L'été 2023 au château de Caen fut une véritable invitation au voyage dans le temps, une exploration captivante des racines profondes de la Normandie.

Imposante et Royale Forteresse Médiévale à Rouen

 

En 1204, immédiatement après avoir consolidé sa conquête de la Normandie, le puissant roi Philippe Auguste ordonna l'édification d'un château à Rouen. Ce dernier fut stratégiquement implanté sur la colline de Bouvreuil, une position dominante offrant une vue imprenable sur la ville et ses environs. Cette décision marquait la volonté du monarque capétien d'affirmer son autorité et de contrôler efficacement cette importante capitale normande.

La forteresse royale fut construite sur un site chargé d'histoire, à l'emplacement même de l'ancien amphithéâtre gallo-romain, dont les vestiges ont peut-être même servi de fondations partielles. Entre 1204 et 1210, un vaste chantier transforma la colline en l'un des plus grands châteaux jamais entrepris par Philippe Auguste en Normandie, témoignant de l'importance qu'il accordait à Rouen.

De plan polygonal complexe, le château était initialement constitué d'une enceinte fortifiée ponctuée par une dizaine de tours défensives. Parmi celles-ci se dressait la tour maîtresse, l'imposant Donjon, véritable symbole de puissance et dernier rempart en cas d'attaque. Aujourd'hui, cette tour massive est le seul vestige encore visible de ce château médiéval d'envergure, nous offrant un aperçu tangible de sa grandeur passée.

Informations complémentaires sur le Château de Rouen 

  • Rôle stratégique et politique : Le château de Rouen n'était pas seulement une structure militaire défensive. Il servait également de résidence royale lors des séjours du monarque en Normandie, symbolisant le pouvoir central et facilitant l'administration de la province. Il abritait des garnisons royales fidèles et pouvait servir de prison d'état pour les figures importantes.

  • Le Donjon : La tour maîtresse, ou Donjon, était bien plus qu'une simple tour de défense. C'était le cœur du château, souvent la résidence du commandant ou du représentant royal. Sa construction massive en pierre de taille témoigne d'une architecture militaire avancée pour l'époque. Il possédait probablement plusieurs niveaux, des espaces de stockage, des salles de réception et des appartements. Son épaisseur et sa hauteur le rendaient extrêmement difficile à prendre.

  • Les autres tours et l'enceinte : Bien que disparues aujourd'hui, les autres tours qui composaient l'enceinte du château jouaient un rôle crucial dans sa défense. Elles permettaient de flanquer les murs, offrant des angles de tir variés pour repousser les assaillants. L'enceinte elle-même était probablement constituée de courtines épaisses, renforcées par des fossés (peut-être alimentés par un cours d'eau) et des systèmes de portes fortifiées avec des herses et des pont-levis.

  • Disparition progressive : Au fil des siècles, le château de Rouen a connu des transformations et un déclin progressif. Certaines parties ont été démantelées ou intégrées dans de nouvelles constructions. La Révolution française a également contribué à sa dégradation.

  • Vestiges archéologiques : Outre le Donjon, des fouilles archéologiques menées à Rouen ont permis de mettre au jour des éléments des fondations et des structures du château, offrant aux historiens une meilleure compréhension de son plan et de son organisation spatiale.

  • Le Donjon aujourd'hui : Le Donjon, bien que seul témoin de l'ancienne forteresse, reste un monument impressionnant. Il a connu différentes utilisations au cours de son histoire, notamment comme lieu de stockage et même comme prison. Il est aujourd'hui un site historique visitable, permettant d'imaginer la grandeur du château de Philippe Auguste.

Le Donjon

Emblème de l'Innovation Architecturale Capétienne

 

Le Donjon, que l'histoire a également immortalisé sous le nom de Tour Jeanne d'Arc en mémoire de sa captivité, constitue un témoignage exceptionnel de l'architecture novatrice développée sous le règne de Philippe Auguste. Il incarne à lui seul la puissance et la modernité des constructions royales de cette période.

Philippe Auguste fut un bâtisseur infatigable, initiateur d'un programme de construction d'une ampleur sans précédent à travers l'ensemble du domaine royal. Visionnaire et soucieux de renforcer son autorité, il s'entoura d'un corps d'ingénieurs talentueux et efficaces. Ces derniers furent chargés de superviser une multitude de chantiers : la réparation et la modernisation des fortifications existantes, l'érection de nouvelles enceintes urbaines pour protéger les villes en pleine croissance, et l'édification de tours défensives robustes au sein des châteaux royaux. On attribue à son règne la construction de pas moins de 27 tours circulaires, disséminées stratégiquement à travers le royaume. Ces tours, véritables marqueurs de l'architecture philippienne, respectaient des principes constructifs uniformes et ingénieux.

Ainsi, le Donjon de Rouen, en tant que tour maîtresse du château, concentre et illustre parfaitement les caractéristiques distinctives des tours conçues sous l'égide de Philippe Auguste. Sa conception, tant au niveau de son plan que de ses techniques de construction, reflète l'expertise et l'innovation des ingénieurs royaux de cette époque.

 

Le Donjon : Une Forteresse Circulaire Isolée et Redoutable

Caractéristique emblématique de l'architecture philippienne, le Donjon du château de Rouen se dresse avec sa forme circulaire imposante, dominant l'ensemble de la forteresse. Stratégiquement positionné à l'un des angles du château, il bénéficiait d'une isolation supplémentaire grâce à un fossé spécialement creusé, renforçant encore sa fonction de dernier retranchement et de point de contrôle essentiel.

S'élevant à une hauteur d'environ 30 mètres et affichant un diamètre respectable de 14 mètres, le Donjon impressionne par sa robustesse. Ses murs massifs, atteignant une épaisseur considérable de 4,20 mètres, témoignaient d'une conception pensée pour résister aux assauts les plus déterminés des machines de siège de l'époque.

L'agencement intérieur de la tour suivait scrupuleusement les principes du modèle philippien, alliant fonctionnalité défensive et confort rudimentaire. Le rez-de-chaussée abritait des éléments essentiels tels qu'un puits, garantissant un approvisionnement en eau même en cas de siège prolongé, et une cheminée, indispensable pour le chauffage et la préparation des repas. Un escalier à vis, ingénieusement intégré à l'épaisseur des murs, permettait d'accéder aux étages supérieurs, optimisant l'espace et facilitant la circulation des défenseurs.

Les différentes salles du Donjon illustrent parfaitement la double nature des tours philippiennes, conçues comme des ouvrages à la fois défensifs et résidentiels. Elles pouvaient servir de lieux de stockage pour les provisions et l'équipement militaire, d'espaces de logement pour la garnison ou le commandant, et potentiellement de salles de réception ou de justice en cas de besoin. Cette polyvalence renforçait le rôle central du Donjon au sein de la forteresse.

Des Détails Architecturaux Révélateurs de la Conception Stratégique du Donjon

L'agencement du Donjon recelait des détails architecturaux ingénieux, témoignant d'une conception stratégique minutieuse. L'isolement de la tour maîtresse par un fossé distinct du reste de la forteresse n'était pas anodin. Cette particularité offrait une défense accrue, transformant le Donjon en un ultime refuge quasiment imprenable en cas de prise des autres éléments du château. Elle pouvait également répondre à un besoin de sécurité renforcée, isolant une zone sensible, comme d'éventuelles prisons d'état ou des réserves précieuses. Enfin, cette séparation physique soulignait symboliquement le pouvoir et la centralité du Donjon au sein de l'ensemble castral.

La monumentalité du Donjon, perceptible à travers ses dimensions impressionnantes, renforçait son rôle dominant. S'élevant à près de 30 mètres de hauteur, il offrait un poste d'observation privilégié sur les environs, crucial pour anticiper toute menace. L'épaisseur considérable de ses murs, atteignant 4,20 mètres, illustrait une volonté de construire une structure d'une robustesse exceptionnelle, capable de résister aux techniques de siège de l'époque.

À l'intérieur, l'intégration d'un escalier à vis représentait une innovation architecturale astucieuse aux multiples avantages. Sa conception en colimaçon permettait un gain de place significatif par rapport à un escalier droit. De plus, il constituait un élément de défense passive non négligeable, obligeant les éventuels assaillants à progresser lentement et en file indienne, les exposant ainsi aux tirs des défenseurs situés aux niveaux supérieurs.

La conception même des espaces intérieurs du Donjon révélait sa double fonction, à la fois défensive et résidentielle, caractéristique essentielle des tours philippiennes et des châteaux médiévaux en général. Contrairement à de simples tours de guet, le Donjon était conçu pour abriter des personnes, des provisions et du matériel militaire en cas de siège prolongé, assurant ainsi une capacité de résistance autonome et durable.

Un Centre de Pouvoir Multifonctionnel et le Théâtre d'Événements Historiques Cruciaux

Bien plus qu'une simple structure militaire, la forteresse de Rouen était un véritable centre névralgique du pouvoir en Normandie. Elle cumulait des fonctions défensives essentielles avec des rôles administratifs de premier plan. Elle abritait notamment le siège de l'Échiquier de Normandie, l'ancienne cour de justice et organe administratif ducal puis royal, ainsi que les administrations du Bailliage et de la Vicomté de Rouen, des circonscriptions administratives et judiciaires royales. De plus, le château servait régulièrement de lieu de résidence pour le monarque lors de ses séjours en Normandie, soulignant son importance politique et symbolique.

Pendant près de cinq siècles où il dominait l'horizon rouennais, le château fut le témoin et le théâtre d'événements historiques majeurs qui marquèrent l'histoire de France.

La Guerre de Cent Ans laissa une empreinte indélébile sur ses murs. C'est dans l'enceinte de cette forteresse que se déroula l'un des épisodes les plus tragiques de cette période : le procès de Jeanne d'Arc. La Pucelle d'Orléans y fut maintenue captive du 23 décembre 1430 au 30 mai 1431. Elle fut enfermée dans une tour qui, par la suite, fut nommée la « tour de la Pucelle ». Bien qu'il ne subsiste aujourd'hui que les fondations de cette tour, son souvenir reste profondément ancré dans la mémoire collective. Un moment particulièrement poignant de sa captivité se déroula le 9 mai 1431, lorsque Jeanne d'Arc fut conduite dans le redoutable Donjon où ses bourreaux tentèrent, en vain, de la menacer de torture pour la faire abjurer ses convictions.

Plus tard, durant les sanglantes guerres de Religion qui déchirèrent le royaume, catholiques et protestants se livrèrent des affrontements acharnés pour le contrôle de la ville de Rouen et de sa stratégique forteresse. Le château subit alors de violents bombardements, et ses tours furent gravement endommagées par les tirs d'artillerie. Face à l'état de délabrement avancé et aux coûts de réparation, un ordre de démolition fut finalement donné le 24 février 1590.

Le démantèlement de cette imposante forteresse royale débuta au tout début de l'année 1591, marquant la fin d'une époque pour le paysage et l'histoire de Rouen.

Informations complémentaires :

  • L'Échiquier de Normandie : Il est important de souligner le rôle crucial de l'Échiquier. Initialement une cour itinérante sous les ducs de Normandie, il se sédentarisa à Rouen et devint une institution essentielle pour l'administration de la justice et des finances de la province. Sa présence au sein du château soulignait le lien étroit entre le pouvoir militaire et l'autorité civile.

  • Le Bailliage et la Vicomté : Ces circonscriptions étaient les échelons locaux de l'administration royale. Le fait que leurs sièges soient situés dans le château renforçait le contrôle royal sur la région. Le bailli était un représentant du roi avec des pouvoirs administratifs, judiciaires et militaires, tandis que le vicomte avait des fonctions plus spécifiquement judiciaires et financières à une échelle plus locale.

  • Le procès de Jeanne d'Arc : Le choix du château de Rouen pour le procès de Jeanne d'Arc n'était pas anodin. Rouen était alors sous contrôle anglais, et le château offrait un lieu sûr et symboliquement fort pour affirmer la légitimité de la procédure orchestrée par l'évêque Pierre Cauchon, allié des Anglais. La captivité de Jeanne dans la "tour de la Pucelle" et sa confrontation dans le Donjon sont des moments poignants qui témoignent de l'injustice de son sort.

  • Les Guerres de Religion : Les sièges et les bombardements du château durant les guerres de Religion illustrent l'importance stratégique qu'il conservait, même après plusieurs siècles. Le fait que les deux camps se soient battus pour sa possession témoigne de son rôle clé dans le contrôle de la ville et de la région. Les dommages subis ont probablement rendu sa restauration trop coûteuse et ont précipité sa démolition.

  • La démolition : La décision de démolir une forteresse aussi importante témoigne d'une évolution des stratégies militaires et des priorités royales à la fin du XVIe siècle. Les coûts d'entretien et de modernisation des anciennes fortifications, face aux progrès de l'artillerie, ont pu jouer un rôle dans cette décision.

Du Centre du Pouvoir à Vestige Sauvé

 L'Érosion et la Résurrection du Château

 

Au cours des presque cinq siècles où il domina la ville de Rouen, le château fut le théâtre d'événements historiques majeurs, comme nous l'avons évoqué précédemment. Cependant, son rôle central commença à s'estomper à la fin du XVIe siècle.

L'année 1591 marqua le début d'une phase de démantèlement pour la forteresse. Une partie de ses tours et de ses imposants remparts furent méthodiquement rasées, et les matériaux ainsi récupérés furent réemployés dans d'autres constructions de la ville.

Au XVIIe siècle, les vastes terrains sur lesquels s'étendait autrefois le château furent cédés à de riches notables rouennais, qui y firent édifier d'élégants hôtels particuliers. Cette rapide urbanisation du site entraîna la disparition progressive de l'essentiel du château médiéval. Au début du XIXe siècle, seuls deux vestiges de cette grandeur passée subsistaient encore en élévation : la tour de la Pucelle, chargée d'une mémoire tragique, et l'imposant Donjon.

Malheureusement, cette situation ne perdura pas. Bientôt, la tour de la Pucelle fut à son tour sacrifiée au profit de l'agrandissement du pensionnat des Ursulines, effaçant un autre pan de l'histoire du château. Le Donjon, bien que portant les stigmates du temps et des destructions, restait cependant debout, ultime témoin de la puissance de la forteresse médiévale. Les aquarelles de l'époque, comme celle d'E.H. Langlois représentant la Tour Jeanne d'Arc en ruines, et les cartes postales montrant le Donjon intégré au nouvel paysage urbain, tel qu'avec l'hôtel Mathan, témoignent de cette période de transition.

C'est grâce à la mobilisation d'un inspecteur des Monuments historiques visionnaire et au succès d'une souscription nationale que le Donjon fut finalement sauvé d'une destruction imminente. En 1840, une étape cruciale fut franchie avec son classement au titre des Monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

De 1868 à 1884, le Donjon fit l'objet d'un vaste et méticuleux chantier de restauration. L'architecte Desmaret fut chargé de cette tâche délicate. S'inspirant des conseils éclairés de Viollet-le-Duc, il entreprit de reconstruire la tour à partir du premier étage et la surmonta d'une toiture en poivrière, dont l'existence était attestée par des documents datant du XIVe siècle, lui redonnant ainsi une silhouette plus complète.

Ironiquement, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Donjon connut un bref retour à une fonction militaire. En 1944, les forces d'occupation allemandes le transformèrent en bunker, intégrant une dalle de béton armé à sa partie supérieure. Ce vestige de béton, bien visible aujourd'hui, constitue un témoignage poignant d'une période plus récente de son histoire mouvementée.

Informations complémentaires :

  • Réemploi des matériaux : Le réemploi des pierres des châteaux démantelés était une pratique courante au Moyen Âge et à l'époque moderne. La pierre était un matériau coûteux, et sa réutilisation permettait d'économiser des ressources et du temps.
  • Urbanisation et hôtels particuliers : La transformation des terrains du château en zones résidentielles témoigne de l'évolution de la ville et de la perte de sa fonction militaire dominante. Les hôtels particuliers construits par les notables ont souvent laissé des traces architecturales intéressantes, même si elles ont remplacé le château.
  • La mémoire de la tour de la Pucelle : Bien que détruite, la mémoire de la tour de la Pucelle reste vive à Rouen, symbolisant l'injustice subie par Jeanne d'Arc. Des plaques commémoratives ou des noms de lieux peuvent perpétuer son souvenir.
  • Le rôle des Monuments historiques : Le classement du Donjon comme Monument historique en 1840 a été un tournant décisif, assurant sa préservation pour les générations futures. Cette démarche témoigne d'une prise de conscience croissante de l'importance du patrimoine médiéval.
  • La restauration par Desmaret et l'influence de Viollet-le-Duc : La restauration du Donjon au XIXe siècle s'inscrit dans un mouvement plus large de restauration des monuments médiévaux en France, souvent influencé par les théories de Viollet-le-Duc, qui prônait une restauration "dans le style de l'époque". La reconstruction de la toiture en poivrière est un exemple de cette approche.
  • L'utilisation comme bunker : L'utilisation du Donjon comme bunker pendant la Seconde Guerre mondiale illustre la manière dont des structures historiques peuvent être réappropriées pour des usages contemporains, parfois de manière surprenante. La dalle de béton est un rappel tangible de ce passé récent.
CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE
CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE

Le Château de Falaise, qui a vu naitre Guillaume le Conquérant

Duc de Normandie. Roi d'Angleterre

Une citée Médiévale chargée d' histoire.

 

Nichée entre Suisse Normande et Pays d'Auge. Le Château,  remonte à la période des Ducs de Normandie. Cette ville natale de Guillaume le Conquérant "Duc de Normandie" et devenu "Roi d'Angleterre", Descendant de Rollon le Viking 1er Duc de Normandie, il est le fils de Robert le Magnifique (Duc de Normandie) et de Harlève (Arlette de Falaise) Mes ancêtres directs dans mon arbre généalogique à la 36 ème génération de ma lignée Paternelle.

Guillaume le Conquérant fut un homme exceptionnel avec un destin hors du commun. Un homme intelligent et déterminé ! Il a su entreprendre la plus formidable expédition militaire de son temps. Il a apporté à la Normandie un développement économique et un rayonnement intellectuel sans précédent. Il fait parti des plus grands personnages importants de l'histoire.

Falaise, ville atypique du Calvados conserve un riche Patrimoine Historique, grâce à sa muraille, son château fort mais également les nombreux édifices religieux ouverts au grand public. Si vous êtes comme moi, passionnés d'histoire, la ville de Falaise vaut la peine d'être visitée !  A peine arrivée à Falaise, je ne voit que lui ! Cet imposant Château Médiéval, qui domine la ville. Sa stature majestueuse et impressionnante me donne envie de découvrir l'histoire de cette citée Médiévale fortifiée.

Né a Falaise en 1027, Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, accomplit son 1er fait d'arme au Château. C'est ce succès qui le mènera en Angleterre, où il sera couronné Roi. En conclusion, je reviendrais à Falaise, car je n'ai pas eu le temps de visiter tous les musées. C'est une ville atypique et surtout (pour moi) riche en émotions, une ville chargée d'histoire.

Prenez le temps de vous balader en centre-ville, vous découvrirez une architecture unique ! Cette citée Médiévale vous fera remonter le temps, grâce à la présence d'ouvrages des siècles précédents, comme des anciennes maisons Médiévales, des anciennes portes des entrées de la ville, ou encore des Hôtels Particuliers du XVIIIe siècle.

Le Château de Falaise dit le Château Guillaume-le-Conquérant

L'évolution des fortifications en Normandie

 

La Normandie est une région riche en vestiges de mottes castrales, souvent érigées après la conquête normande de l'Angleterre en 1066, mais également antérieures pour affirmer le pouvoir ducal et seigneurial. L'évolution vers des châteaux en pierre plus sophistiqués s'est produite progressivement à partir du XIIe siècle. Les murs que vous avez observés pourraient dater de cette période de transition ou d'une phase ultérieure de construction.

La destruction des châteaux au fil du temps

 De nombreux châteaux normands ont été démantelés, endommagés ou détruits au cours des siècles, notamment pendant la Guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, ou par décision royale pour affaiblir le pouvoir des seigneurs locaux. La réutilisation des pierres pour d'autres constructions était une pratique courante.

La Normandie, est une région très riche en vestiges de mottes castrales et de très anciens châteaux forts.

Quelques vestiges de Mottes Castrales et Sites Potentiels en Normandie 

  • Motte castrale de Saint-Rémy-sur-Orne (Calvados) : Une motte bien conservée avec des traces possibles d'une basse-cour.
  • Motte castrale de Falaise (Calvados) : Bien que le château de Falaise soit célèbre pour sa construction en pierre ultérieure, la motte initiale sur laquelle il a été bâti est antérieure et visible.
  • Motte castrale de Domfront (Orne) : Le site du château de Domfront révèle une histoire complexe, avec une motte initiale suivie de constructions en pierre importantes dès le XIe siècle. Les vestiges du donjon roman sont impressionnants.
  • Motte castrale de Pontorson (Manche) : Des vestiges de la motte sont encore visibles, témoignant d'une ancienne fortification stratégique près de la baie du Mont-Saint-Michel.
  • Motte castrale de Gavray (Manche) : Une motte bien conservée offrant une bonne idée de la structure initiale.
  • Motte castrale de Vassy (Calvados) : Le site conserve des traces de la motte et des aménagements défensifs.
  • Motte castrale de Thury-Harcourt (Calvados) : Bien que le château ait été reconstruit, la motte d'origine est toujours présente.
  • Motte castrale de Gisors (Eure) : La motte est spectaculaire, surmontée par le château ultérieur. Les souterrains de la motte sont particulièrement intéressants.
  • Motte castrale de Tancarville (Seine-Maritime) : Le château actuel a succédé à une motte castrale dont des traces subsistent peut-être dans les fondations.
  • Motte castrale de Lillebonne (Seine-Maritime) : Le site du château gallo-romain a été réutilisé pour une motte castrale au Moyen Âge.
  • Nombreuses mottes identifiées par prospection archéologique : Il existe de nombreuses mottes moins connues, souvent visibles comme des collines isolées, parfois boisées, dans le bocage normand. Les cartes archéologiques et les sociétés d'histoire locale peuvent fournir des informations plus précises sur leur localisation.

Très Vieux Châteaux Forts

  • Château de Caen (Calvados) : Commencé par Guillaume le Conquérant au XIe siècle, il présente des éléments romans très anciens et une histoire riche.
  • Château de Falaise (Calvados) : Outre sa motte, le château conserve des parties importantes datant du XIIe siècle (Grand Donjon).
  • Château de Domfront (Orne) : Les ruines du donjon roman témoignent de la puissance de cette forteresse dès le XIe siècle.
  • Château de Bricquebec (Manche) : Possède un donjon roman impressionnant, l'un des plus anciens et des mieux conservés de Normandie.
  • Château de Pirou (Manche) : Bien que restauré, il conserve une architecture médiévale avec des éléments romans et une motte antérieure.
  • Château de Rouen (Seine-Maritime) : Bien que largement remanié, des éléments de sa construction remontent au Moyen Âge, succédant probablement à des fortifications plus anciennes. La Tour Jeanne d'Arc est un vestige notable.
  • Château de Dieppe (Seine-Maritime) : Le château actuel est plus tardif, mais le site a probablement été fortifié dès une époque antérieure.
  • Château de Gaillard (Eure) : Construit par Richard Cœur de Lion à la fin du XIIe siècle, il représente une évolution de l'architecture militaire mais témoigne de la continuité des sites fortifiés.

Découvrez en Normandie les Châteaux Forts du Moyen-Âge

Châteaux Renaissance

Forteresses Médiévales. Manoirs.

Anciennes Maisons à Colombages.

Sur les terres de mes ancêtres et des Plantagenêts

Un voyage à travers l'histoire. Sur les traces des Ducs et des Rois

"Joyaux architecturaux et histoires secrètes"

Basse Normandie (Orne. Calvados.Manche)

Haute Normandie (Eure. Seine Maritime)

"La Normandie, terre de contrastes, a vu s'élever au fil des siècles de nombreuses forteresses, châteaux et manoirs, témoins d'une histoire riche et mouvementée.

De la période viking aux guerres de Religion, ces édifices ont marqué le paysage normand et abrité de grands personnages. Partez à la découverte de ces joyaux architecturaux, chacun avec son histoire et son charme.

De la côte aux bocages, en passant par les vallées fluviales, vous serez émerveillés par la diversité de ces édifices.

Que vous soyez passionné d'histoire, amateur d'architecture ou simplement en quête d'une escapade bucolique, cette page vous invitent à un voyage à travers les siècles."

CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE

Dans le département de l'Orne (61)

174 Châteaux, 16 Châteaux forts, 151 Manoirs recensés

* Le Château d'Aché à Valframbert*

Une Épopée Architecturale. Des Origines à la Renaissance Néoclassique

Le château d'Aché, situé dans la commune de Valframbert dans l'Orne, a une histoire riche et complexe qui s'étend sur plusieurs siècles. Bien que l'édifice actuel date principalement du XIXe siècle, il est probable qu'un manoir se tenait déjà à cet emplacement.

Les premières traces de ce château remontent à une époque encore floue. Il est possible qu'un premier édifice ait existé sur ce site dès le Moyen Âge, servant de résidence seigneuriale. Cependant, les transformations successives et les ajouts réalisés au fil des siècles ont effacé en grande partie les traces de cette architecture initiale.

Au XIXe siècle, le château connaît une véritable renaissance. C'est sous l'impulsion de Coypel que l'ancien manoir est démoli et remplacé par un nouveau château, construit entre 1862 et 1865 dans un style néo-Louis XIII. Cette période marque un tournant majeur dans l'histoire du château, qui prend alors l'apparence monumentale que nous lui connaissons aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, Mezen ajoute une aile au château, respectant le style architectural d'origine. Cette extension vient compléter l'édifice et lui confère son aspect définitif.

Un Monument Chargé d'Histoire

Le château d'Aché est une construction imposante en briques et pierres, qui a su conserver certains éléments de décor intérieur d'époque. Le parc qui l'entoure est également remarquable, notamment grâce à son important potager du début du XIXe siècle et à son orangerie.

Les façades et les toitures du château, le vestibule et son escalier, la salle à manger et son décor, le salon et son décor sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 9 décembre 1994, témoignant ainsi de la richesse patrimoniale de ce lieu.  

Le Château d'Aché Aujourd'hui

Aujourd'hui, le château d'Aché est un lieu chargé d'histoire qui continue d'évoluer. De nombreuses rénovations ont été entreprises afin de préserver ce patrimoine exceptionnel et de le transmettre aux générations futures.

Il est difficile de donner un nombre exact de châteaux, mottes féodales, ruines et manoirs en Normandie, car les inventaires varient selon les sources et les critères utilisés. Cependant, on peut estimer qu'il y en a plusieurs centaines, voire plus d'un millier au total.

La Normandie compte un nombre important de ces structures pour plusieurs raisons :

1. Histoire mouvementée : La région a connu de nombreux conflits, notamment la guerre de Cent Ans, nécessitant la construction de fortifications.

2. Importance stratégique : Sa position côtière et sa proximité avec l'Angleterre en ont fait une zone clé à défendre.

3. Féodalité : Le système féodal a encouragé la construction de châteaux et manoirs comme symboles de pouvoir et d'autorité.

4. Richesse de la région : La prospérité agricole et commerciale de la Normandie a permis le financement de nombreuses constructions.

Ces structures ont été construites par différents acteurs :

1. Ducs de Normandie : Pour affirmer leur autorité et défendre leur territoire.

2. Seigneurs locaux : Pour protéger leurs domaines et affirmer leur statut social.

3. Rois de France et d'Angleterre : Pendant les périodes de conflit, pour contrôler la région.

4. Nobles et riches marchands : Particulièrement pour les manoirs et châteaux Renaissance, comme symboles de leur richesse et de leur statut.

La construction de ces édifices répondait à plusieurs objectifs :

1. Défense : Protection contre les invasions et les conflits internes.

2. Contrôle territorial : Affirmation de l'autorité sur un domaine.

3. Prestige : Démonstration de puissance et de richesse.

4. Administration : Centres de gestion des domaines féodaux.

5. Résidence : Lieux de vie pour la noblesse et l'élite locale.

Cette prolifération de châteaux et manoirs témoigne de l'importance historique, politique et économique de la Normandie au Moyen Âge et à la Renaissance.

Plusieurs seigneurs influents ont joué un rôle important dans la construction des châteaux en Normandie :

1. Guillaume le Conquérant : Fondateur du château de Caen au XIe siècle, l'un des plus grands châteaux médiévaux d'Europe.

2. Georges d'Amboise : Archevêque de Rouen et ministre de Louis XII, il a fait construire le château de Gaillon à partir de 1502, un chef-d'œuvre de la Renaissance française.

3. Gilles de Mauny : Seigneur de Saint-Georges-du-Vièvre et conseiller du roi François Ier, il a fait bâtir le château de Saint-Georges-du-Vièvre au XVIe siècle.

4. Jacques Le Pelletier : Grand bourgeois et armateur, conseiller de la ville de Rouen, il a fait construire le château de Martainville vers 1495.

5. Antoine Bohier : Abbé de Fécamp et conseiller de l'Échiquier, il a fait bâtir le château de Fontaine-le-Bourg vers 1512.

6. Claude Le Roux : Conseiller du parlement, il a fait construire le château de Tilly vers 1528-1535.

7. Gabriel de Chambray : Gentilhomme de la chambre d'Henri III, il a fait bâtir le château de Chambray vers 1578-1585.

Ces seigneurs, issus de la noblesse, du clergé ou de la haute bourgeoisie, ont contribué à l'évolution de l'architecture des châteaux normands, reflétant les styles et les besoins de leur époque.

Plusieurs événements historiques majeurs ont influencé la construction des châteaux en Normandie :

1. Les invasions vikings : Au Xe siècle, la menace viking a conduit à l'établissement des premières fortifications pour protéger le territoire.

2. L'établissement du duché de Normandie : Après la victoire de Rollon sur le roi de France au début du Xe siècle, Falaise devient l'une des premières cités de Normandie, entraînant le développement de son château.

3. Le règne de Guillaume le Conquérant : Vers 1060, Guillaume fait de Caen la capitale de son duché et y construit une importante citadelle, marquant le début d'une période de construction intensive de châteaux.

4. La guerre de Cent Ans : Au XIVe siècle, le conflit entre la France et l'Angleterre réaffirme l'importance stratégique des châteaux normands, entraînant des travaux de renforcement et de modernisation.

5. L'annexion de la Normandie par Philippe Auguste : En 1204, le rattachement du duché au royaume de France conduit à la reconstruction et au renforcement de nombreux châteaux, comme celui de Falaise.

6. Les guerres de Religion : Au XVIe siècle, les conflits religieux, notamment le siège de Falaise par Henri IV en 1590, mettent en évidence l'obsolescence des fortifications médiévales face à l'artillerie moderne.

Ces événements ont façonné l'architecture des châteaux normands, reflétant l'évolution des techniques de guerre et des besoins défensifs au fil des siècles.

Le département de l'Orne (61) possède un riche Patrimoine Médiéval, témoin de son histoire mouvementé entre la Normandie, le Maine et l'Anjou. Beaucoup de ces structures ont joué un rôle important pendant la guerre de 100 ans, comme le Donjon du Château de Carrouges. Certains sites, comme la cité Médiévale de Domfront et de Bellême, conservent encore des vestiges de fortifications tels que des remparts et des douves.

Les Châteaux forts les plus célèbres de l'Orne sont:

  • Le Château de Carrouges
  • Le Château (ruines) de Domfront
  • Le Château des Ducs d'Alençon
  • Le Château d'Ô

Ces Châteaux représentent non seulement l'histoire militaire de l'Orne, mais aussi l'évolution architecturale de la région à travers les siècles.

Nombreuses "Mottes Castrales" et "Structures Médiévales" ont disparu au fil du temps où n'ont pas été entièrement documentées.

"Le Château de Carrouges"

Un joyau Normand à travers les siècles

Niché au cœur de l'Orne, en Normandie, le Château de Carrouges est bien plus qu'une simple demeure. Considéré comme l'une des deux pépites du Patrimoine Normand avec le Mont Saint Michel, ce Château a été bâti durant la guerre de 100 ans. Il représente un mélange de style architecturaux et est niché au cœur d'un parc de 10 hectares. C'est un véritable témoin de l'histoire de France, un écrin architectural qui a traversé les siècles, porté par les destins de nombreuses familles.

Des origines médiévales à la Renaissance

Érigé au XIVe siècle, en pleine Guerre de Cent Ans, le château de Carrouges était à l'origine une place forte destinée à protéger la région. Ses épais murs de brique et son donjon témoignent de cette fonction défensive. Cependant, au fil des siècles, le château évolua. Au XVIe siècle, il fut embelli dans un style Renaissance, avec notamment l'ajout d'un pavillon d'entrée considéré comme l'un des premiers monuments de ce style en Normandie.

Les Gabriel : une dynastie d'architectes au service du château

Au XVIIIe siècle, le château connut un nouvel essor grâce à la famille Gabriel, célèbre dynastie d'architectes qui travailla également pour la Cour de Versailles. Les Gabriel entreprirent d'importants travaux de rénovation et d'aménagement, transformant Carrouges en une demeure de prestige. C'est à cette époque que le château acquit son aspect actuel, avec ses grands appartements et sa collection de vénerie unique en Europe.

Des personnages illustres et des événements marquants

Au cours de son histoire, le château de Carrouges a accueilli de nombreux personnages illustres. Parmi eux, on peut citer Jean de Carrouges, le premier seigneur connu du lieu, ou encore les différents propriétaires qui se succédèrent au fil des siècles, chacun laissant sa marque sur le château.

Le château a également été le théâtre d'événements historiques importants, comme les guerres de Religion qui laissèrent des traces sur ses fortifications.

Aujourd'hui, un monument ouvert au public

Aujourd'hui, le Château de Carrouges est un monument historique classé, ouvert au public. Il est géré par le Centre des monuments nationaux et propose de nombreuses animations tout au long de l'année. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les collections du château, admirer son architecture et se plonger dans l'atmosphère d'une demeure seigneuriale.

Le Château de Domfront 

Un témoin de mille ans d'histoire

Niché au cœur de la Normandie, le Château de Domfront construit à la fin du XIe siècle. Ce Château conserve une partie de son donjon, son châtelet et ses tours. Il a subi treize sièges en moins de 600 ans, témoignant de son importance stratégique. C'est un véritable joyau de l'architecture médiévale. Ses ruines, dressées fièrement sur un éperon rocheux, témoignent d'une histoire tumultueuse qui s'étend sur près de mille ans.

Guillaume le Conquérant et la conquête de Domfront

Guillaume le Conquérant a joué un rôle déterminant dans l'histoire de Domfront. Ce château, initialement construit par les seigneurs de Bellême, était une position stratégique clé dans la région. Il représentait une menace pour le duché de Normandie, notamment en raison de sa proximité avec les terres angevines.

  • L'assiègement et la prise de Domfront : Vers 1049, Guillaume le Bâtard (futur Conquérant) assiégea et conquit le château de Domfront. Cette victoire fut une étape importante dans son entreprise de consolidation du pouvoir ducal en Normandie.

  • L'incorporation au duché de Normandie : La prise de Domfront marqua l'incorporation de cette région au duché de Normandie. Le château devint alors un élément essentiel du dispositif défensif normand face aux menaces extérieures.

Pourquoi Domfront était-il si important ?

  • Position stratégique : Situé à la frontière du Maine, le château contrôlait un passage important.
  • Symbole du pouvoir ducal : La conquête de Domfront affirmait l'autorité de Guillaume sur cette région et renforçait son prestige.
  • Base arrière : Domfront pouvait servir de base arrière pour des opérations militaires ultérieures, notamment en direction de l'Anjou.

Guillaume le Conquérant a laissé une empreinte indélébile sur l'histoire de Domfront. Ce château, qui a résisté aux assauts du temps, témoigne de l'importance stratégique de cette région et du rôle majeur joué par le futur roi d'Angleterre dans la construction de la Normandie ducale.

Des origines à la splendeur

Les premières fortifications en bois apparaissent au XIe siècle, sous l'impulsion de Guillaume de Bellême. C'est sous le règne d'Henri Ier Beauclerc, futur roi d'Angleterre, que le château de pierre voit le jour. Le site bénéficie alors d'une position stratégique, dominant la région et assurant la protection de ses habitants.

Un château fort assiégé

Au fil des siècles, le Château de Domfront devient un enjeu majeur dans les conflits qui secouent la région. Il subit treize sièges, témoignant de son importance militaire. Les Plantagenêts, les comtes d'Artois et bien d'autres se disputent sa possession.

La déchéance et la renaissance

Malgré sa résistance, le château est finalement démantelé au XVIIe siècle, sur ordre de Sully. Les pierres sont alors utilisées pour construire d'autres édifices. Aujourd'hui, il ne reste que des ruines, mais elles suffisent à nous transporter dans le passé et à imaginer la vie trépidante qui s'y déroulait.

Un patrimoine à préserver

Le Château de Domfront est un lieu chargé d'histoire, qui mérite d'être connu et protégé. Les vestiges sont aujourd'hui ouverts au public, offrant aux visiteurs la possibilité de flâner dans un cadre exceptionnel et de découvrir les secrets de ce château fort légendaire.

Personnages clés :

  • Guillaume de Bellême : Fondateur du premier château en bois.

  • Henri Ier Beauclerc : Constructeur du château en pierre, futur roi d'Angleterre.

  • Les Plantagenêts : Dynastie anglaise qui a possédé le château.

  • Les comtes d'Artois : Autre famille noble ayant revendiqué le château.

  • Sully : Ministre de Henri IV, responsable du démantèlement du château.

"Le Château des Ducs d'Alençon"

Une Forteresse chargée d'Histoire

 Un écrin d'histoire au cœur de la Normandie

Bienvenue dans mon univers féérique ! Aujourd'hui, je vous emmène à la découverte d'un lieu chargé d'histoire, qui a vu se succéder des générations de ducs et de comtes : le château d'Alençon.

Imaginez-vous, au XIIe siècle, au cœur de la Normandie. Les pierres du château se dressent fièrement, témoins silencieux d'une époque où les chevaliers étaient les maîtres du monde. Le donjon, massif et imposant, est le cœur battant de cette forteresse. C'est là que les ducs d'Alençon prenaient leurs décisions, stratégiques et politiques.

Un château, une famille

Les ducs d'Alençon, ces princes puissants et souvent turbulents, ont marqué de leur empreinte l'histoire de la Normandie. Pierre II, par exemple, a joué un rôle majeur dans la construction du château tel que nous le connaissons aujourd'hui. Au XIVe siècle, il lance d'importants travaux, donnant naissance à un édifice gothique d'une grande élégance. Son porche, véritable dentelle de pierre, est l'un des plus beaux de Normandie !

Les femmes, actrices de l'histoire

Mais l'histoire du château, ce n'est pas seulement celle des hommes. Les femmes ont également joué un rôle essentiel. Pensez à Jeanne d'Alençon, sœur de Charles V, qui a marqué son époque par son intelligence et son influence politique. Elle a su faire du château d'Alençon un lieu de culture et de raffinement.

Un héritage en péril

Malheureusement, le temps et les hommes ont laissé leurs marques sur le château. Au XVIe siècle, il commence à tomber en ruine. Les guerres de Religion, puis la Révolution française, accélèrent sa dégradation. Aujourd'hui, il ne reste que des vestiges, mais ils suffisent à nous transporter dans le passé et à imaginer la vie trépidante qui s'y déroulait autrefois.

Le Château d'Alençon : une histoire riche en rebondissements

Un édifice chargé d'histoire, qui a vu se succéder de nombreux propriétaires et a été le théâtre d'événements marquants.

Les origines et les premiers propriétaires

Les origines exactes de la construction du château d'Alençon sont difficiles à établir avec certitude.

Cependant, on sait que le site a été occupé dès l'époque gallo-romaine. Le château tel que nous le connaissons aujourd'hui a été construit progressivement, à partir du XIIe siècle.

Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, a joué un rôle important dans l'histoire du château. Il a conquis Alençon en 1113 et a fait construire un donjon qui sera intégré au château ultérieur.

Les comtes et ducs d'Alençon

Après Henri Ier Beauclerc, le château est passé aux mains de comtes et de ducs d'Alençon. Ces derniers ont largement contribué à l'agrandissement et à l'embellissement de l'édifice.

  • Guillaume III Talvas : Il a reçu Alençon en 1119, à l'exception du donjon.
  • La dynastie des Valois : À partir du XIVe siècle, le château est devenu une possession de la famille royale de France, les Valois. Jean Ier, puis Jean II, ont notamment marqué l'histoire du château.
  • Marguerite de Navarre : Au XVIe siècle, Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, a séjourné régulièrement au château. Elle a fait d'Alençon un centre culturel important.

Événements historiques marquants

  • Les guerres de Religion : Le château a souffert des guerres de Religion. Il a été partiellement détruit et a perdu de son importance stratégique.

  • La Révolution française : La Révolution française a entraîné la vente des biens nationaux. Le château a été vendu comme bien national et a été progressivement démantelé.

Après la Révolution, le château a connu de nombreux propriétaires. Il a été utilisé à diverses fins : carrière de pierres, entrepôt...

Le château aujourd'hui est devenu une maison d'arrêt

Aujourd'hui, il ne reste que des vestiges de l'ancien château d'Alençon. Malgré tout, ces vestiges témoignent de l'importance historique de ce lieu. Des fouilles archéologiques régulières permettent d'en apprendre davantage sur son histoire.

Les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France ont été complexes et ont évolué au fil des siècles, oscillant entre allégeance, rivalité et parfois même rébellion.

Les grandes lignes de ces relations peuvent être résumées ainsi :

  • Allégeance vassalique: En tant que grands vassaux du roi de France, les ducs d'Alençon étaient tenus de lui prêter hommage et de le servir militairement. Cette relation vassalique était source de tensions, notamment lors des guerres et des conflits successoraux.
  • Rivalités familiales: Les ducs d'Alençon étaient souvent membres de la famille royale de France, ce qui créait des liens de parenté mais aussi des rivalités pour la succession au trône. Ces rivalités pouvaient conduire à des intrigues politiques et à des complots.
  • Autonomie politique: Les ducs d'Alençon cherchaient à préserver une certaine autonomie politique dans leurs domaines. Ils disposaient de leurs propres armées, de leurs propres cours et menaient une politique étrangère parfois indépendante de celle du roi de France.
  • Périodes de tension: Les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France ont connu des périodes de tension, voire de conflit ouvert. Certains ducs d'Alençon ont soutenu des révoltes contre le roi ou ont participé à des complots.

Quelques exemples pour illustrer ces relations :

  • Charles II d'Alençon (dit le Magnanime) était un fidèle serviteur du roi Philippe VI de Valois. Il a combattu à ses côtés lors de la guerre de Cent Ans et est mort à la bataille de Crécy.
  • Jean II d'Alençon a été un partisan de Charles V et a joué un rôle important dans la reconquête de l'Aquitaine.
  • François d'Alençon (futur duc d'Anjou), frère de Henri III, a été un opposant farouche à son frère. Il a participé à des complots et a soutenu les protestants pendant les guerres de Religion.

En résumé, les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France étaient marquées par une ambivalence constante.

Les ducs d'Alençon étaient à la fois des sujets fidèles et des rivaux potentiels du roi. Leurs actions étaient souvent motivées par des considérations politiques, familiales et personnelles.

Un fait marquant

Durant la seconde guerre Mondiale, de nombreuses personne furent torturées dans ce Château par la gestapo

Pourquoi je l'aime ?

J'aime le château d'Alençon pour son histoire tumultueuse, pour les personnages hauts en couleur qui l'ont habité, et pour son architecture élégante. C'est un lieu qui nous rappelle que l'histoire est faite d'hommes et de femmes, de joies et de peines, de victoires et de défaites.

Le Château d'Ô

 Un joyau de l'histoire Normande

Niché au cœur de l'Orne, le château d'Ô, érigé à la fin du XVe siècle, est un témoignage vivant de l'architecture Gothique flamboyante et de la Renaissance. Son histoire, intimement liée à celle de la Normandie, est riche en rebondissements et en personnages illustres. Ce Château offre des visites de ses extérieurs et intérieurs, notamment l'ancienne salle des gardes et la grande galerie 

Les origines

Les fondations du château remontent au Moyen Âge, sur une terre qui fut le berceau d'une puissante famille normande. Robert d'Ô, l'un de ses premiers représentants connus, accompagna le duc de Normandie Robert Ier le Magnifique lors d'un pèlerinage en Terre Sainte dès 1035.

Évolution architecturale

Le château que nous connaissons aujourd'hui est le fruit de plusieurs remaniements au cours des siècles. Son architecture gothique flamboyante, avec ses hautes toitures et ses tourelles effilées, contraste avec les éléments Renaissance ajoutés ultérieurement. Les douves, l'orangerie et les communs complètent cet ensemble architectural remarquable.

Les seigneurs d'Ô

Au fil des siècles, de nombreux seigneurs ont laissé leur empreinte au château d'Ô. Leurs alliances, leurs rivalités et leurs exploits ont façonné l'histoire de ce lieu. 

Les Seigneurs et Propriétaires du Château d'Ô : Une Histoire Riche en Événements

Le château d'Ô, situé en Normandie, a vu se succéder de nombreuses personnalités au fil des siècles. Chacune a laissé son empreinte sur ce lieu chargé d'histoire. Voici un aperçu de quelques-uns des personnages les plus marquants et des anecdotes qui les entourent :

Les d'O, les fondateurs :

  • La famille d'O est incontestablement celle qui a le plus marqué l'histoire du château. Pendant plusieurs générations, ils ont agrandi et embelli le domaine.

  • François d'O, malgré sa disgrâce par Henri III, a laissé une empreinte indélébile sur le château. Il est notamment à l'origine de la construction des deux ailes, dont l'une est un parfait exemple du style Henri IV.

  • Jean II d'O a également joué un rôle important dans les travaux du château. Capitaine des Gardes du corps de Henri II, il a apporté une touche royale au domaine.

Les autres propriétaires notables :

  • Les Montagu : Après les d'O, c'est la famille Montagu qui acquiert le château en 1648. Ils poursuivent les travaux d'embellissement, notamment au niveau de la décoration intérieure.

  • La famille Rocques : Au XVIIIe siècle, les Rocques entreprennent de nouveaux travaux, comme la construction de l'orangerie.

  • Jacques et Yolande de Lacretelle : Au XXe siècle, ce couple d'amoureux du patrimoine a joué un rôle essentiel dans la restauration du château, lui redonnant son éclat d'antan.

Anecdotes et histoires :

  • François d'O et ses dépenses somptuaires : Malgré sa disgrâce, François d'O a mené une vie fastueuse, dépensant sans compter. Sa mort, quasi ruiné, a été très critiquée par ses contemporains.

  • Le château au fil des révolutions : Comme de nombreux châteaux français, Ô a traversé les révolutions et les guerres. Il a été saisi et a changé de mains à plusieurs reprises.

  • La restauration du XXe siècle : Les travaux de restauration menés par les Lacretelle ont été considérables. Ils ont permis de sauver le château de la ruine et de le faire connaître du grand public.

Le château aujourd'hui

Après avoir traversé les tourments de l'Histoire, le château d'Ô est aujourd'hui ouvert au public. Il offre aux visiteurs la possibilité de découvrir son architecture exceptionnelle, de flâner dans ses jardins et d'imaginer la vie de ses anciens occupants.

Conclusion

Le château d'Ô est bien plus qu'un simple édifice. C'est un livre ouvert sur l'histoire de la Normandie, un lieu où se mêlent architecture, nature et patrimoine. En visitant ce château, c'est un voyage dans le temps que vous entreprenez.

Le Château de Couterne

Une Épopée Normande

Immersion dans l'histoire

Niché au cœur de la Normandie, dans le paisible département de l'Orne, le Château de Couterne se dresse fièrement depuis les XVIe et XVIIe siècles. Ce joyau architectural, inscrit aux Monuments Historiques, nous invite à un voyage dans le temps à travers ses murs de granit et de briques roses.

Des origines à nos jours

Les premières pierres du château furent posées sous l'impulsion de Jehan de Frotté, marquant ainsi le début d'une longue histoire. Au fil des siècles, cette demeure seigneuriale a été le théâtre de nombreux événements qui ont façonné l'histoire de la région. Les guerres de Religion, la Révolution française et la Chouannerie ont laissé leurs empreintes sur ses murs.

Un lieu de vie et d'histoire

Le château de Couterne n'était pas seulement une forteresse, mais aussi un lieu de vie où se croisaient seigneurs, paysans et serviteurs. Les salons accueillaient les réceptions fastueuses, tandis que les cuisines mijotaient de savoureux plats. Les jardins, quant à eux, offraient un cadre bucolique pour les promenades et les moments de détente.

Un patrimoine à préserver

Aujourd'hui, le château de Couterne est ouvert au public, qui peut découvrir une salle d'exposition retraçant l'histoire de la demeure et de la région. Le parc, quant à lui, invite à la flânerie et à la contemplation.

Les Seigneurs de Couterne.  Une histoire riche et mouvementée

Le château de Couterne, situé dans le département de l'Orne, en Normandie, a été le théâtre de nombreux événements historiques et a abrité des personnages illustres. Voici un aperçu des principaux seigneurs et propriétaires qui ont marqué son histoire, ainsi que quelques anecdotes 

Personnages clés et anecdotes

  • Marguerite de Navarre : La reine, sœur de François Ier, était une femme de lettres et une mécène. Ses relations avec Jehan de Frotté témoignent de l'importance de Couterne à cette époque.
  • La Chouannerie : Le château a été un refuge pour les insurgés chouans pendant la Révolution française. Louis de Frotté y a organisé de nombreuses opérations militaires.

 Les Frotté, une dynastie au cœur de l'histoire

  • Jehan de Frotté : C'est lui qui acquiert le château en 1542. Secrétaire et contrôleur général des finances de Marguerite de Navarre, il y édifie un "hébergement" où il se retire après une carrière au service de la reine. Le premier propriétaire connu du château, à l'origine de sa construction. Les Seigneurs de Couterne Une histoire riche et mouvementée   

  • Louis de Frotté : Petit-fils de Jehan, il devient une figure emblématique de la Chouannerie en Normandie. Le château devient alors un haut lieu de la résistance contre les révolutionnaires.

  • Charles-Gabriel Daniel de Frotté : Père de Louis, il est seigneur et patron de Couterne au moment de la Révolution.

Bien que les Frotté aient marqué l'histoire du château de manière indélébile, d'autres familles ont également laissé leur empreinte. Il est plus difficile de retracer l'intégralité des propriétaires, mais les archives locales peuvent révéler des informations précieuses.

Le château, témoin de son temps

Le château de Couterne a traversé les siècles, témoignant des grands événements qui ont marqué la France. Il a été le lieu de fêtes fastueuses, de réunions secrètes, de luttes politiques et religieuses. Son histoire est intimement liée à celle de la région et de ses habitants.

  • Les guerres de Religion : Le château a été impliqué dans les conflits religieux qui ont secoué la France au XVIe siècle.

  • La Révolution française : La demeure a subi les bouleversements de la Révolution et a été pillée.

  • La Chouannerie : Le château a été un lieu de refuge pour les chouans, ces royalistes qui résistaient à la République.

L' ancien Château Fort de Bonvouloir à Juvigny sous Andaines

 Un témoin de l'histoire normande

Niché au cœur de la forêt d'Andaine, en Normandie, le Château de Bonvouloir est un joyau architectural qui témoigne de l'histoire tumultueuse de la région. Érigé en 1485 par Guyon Essirard, conseiller et maître d'hôtel de René, duc d'Alençon, ce château fort répondait à une double fonction : résidence seigneuriale et poste de surveillance.

Des origines médiévales à la transformation en ferme

À l'origine, le château se composait d'une basse-cour entourée de fortifications et d'une tour principale, la célèbre "tour de Bonvouloir" ou "phare de la forêt d'Andaine". Cette dernière, haute de 26 mètres, servait de guet et permettait de signaler la présence d'ennemis potentiels.

En 1515, le château passa entre les mains de la famille Achard de Bonvouloir, qui occupa des postes importants au sein de l'administration locale. Sous leur règne, le château connut une période de prospérité. Cependant, au XVIIe siècle, les fortunes de la famille déclinèrent et le château fut transformé en corps de ferme. Cette reconversion entraîna la démolition d'une partie des fortifications et des bâtiments d'origine.

Un patrimoine architectural préservé

Malgré les outrages du temps et les transformations successives, le Château de Bonvouloir a conservé une partie de son charme d'antan. La tour principale, le pigeonnier, l'ancienne chapelle et les vestiges des bâtiments agricoles témoignent de son riche passé.

Aujourd'hui, le site est ouvert au public et invite les visiteurs à découvrir l'histoire de cette forteresse médiévale. Les amateurs d'histoire et de patrimoine apprécieront de flâner dans les ruines et d'imaginer la vie quotidienne des seigneurs et de leurs serviteurs.

Quelques anecdotes et personnages

  • Guyon Essirard : Ce conseiller du duc d'Alençon était un personnage influent qui joua un rôle important dans la construction du château.

  • La famille Achard de Bonvouloir : Cette famille noble occupa le château pendant plusieurs générations et marqua profondément l'histoire locale.

  • La tour de Bonvouloir : Ce véritable phare de la forêt d'Andaine servait à guider les voyageurs et à signaler les dangers.

"Le Château d'Aché à Valframbert" 

Une Épopée Familiale au Cœur de la Normandie

Plongez avec moi dans l'histoire fascinante de ce château 

Ce joyau architectural, érigé au XIXe siècle dans un style néo-Louis XIII, cache bien des secrets. Derrière ses façades imposantes et ses jardins à la française, c'est toute une lignée de seigneurs et de chevaliers qui a façonné son destin.

Les Galois d'Aché, une saga médiévale

Les origines du château remontent à un modeste manoir, berceau d'une famille de chevaliers renommée : les Galois d'Aché. Ces braves guerriers ont marqué l'histoire de la Normandie, participant à des croisades, défendant leur territoire et tissant des alliances avec les plus grandes familles de l'époque. 

Des héros de la première croisade : Guillaume d'Aché et ses fils ont combattu aux côtés de Robert Courte-Heuse en Terre Sainte.

Au service des ducs d'Alençon : Jean d'Aché, dit le Grand Galois, a accompagné Pierre II d'Alençon en Angleterre et s'est illustré par ses exploits.

Un rôle clé dans la Guerre de Cent Ans : C'est à Aché que le duc Jean II d'Alençon a reçu le soutien des Alençonnais pour reconquérir leur ville occupée par les Anglais.

Un héritage préservé Au fil des siècles, le château d'Aché a traversé les époques, résistant aux aléas de l'histoire. Aujourd'hui, il témoigne d'un riche passé et d'une généalogie exceptionnelle. Bien que propriété privée et donc inaccessible au public, il reste un lieu chargé d'histoire, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1994.

Pourquoi ce château me fascine-t-il ?

En tant que passionnée de châteaux et de manoirs normands, je suis particulièrement touchée par cette histoire familiale. L'attachement des Galois d'Aché à leur terre, leur courage et leur sens de l'honneur sont des valeurs qui résonnent en moi. De plus, l'architecture du château, mêlant tradition et modernité, est un véritable enchantement pour les yeux.

"Le Château de l'Aigle" 

Un voyage dans le temps au cœur de la Normandie

Imaginez-vous arpenter les couloirs d'un château qui a vu naître des légendes et traverser les siècles ?

C'est ce que vous promet le Château de L'Aigle, un véritable joyau architectural niché au cœur de l'Orne.

Des aigles et des seigneurs : une histoire millénaire

L'histoire du Château de L'Aigle remonte au XIe siècle, lorsque Fulbert de Beine, un puissant seigneur, décide d'édifier une forteresse sur ce site. La légende raconte que lors de la construction, un nid d'aigle fut découvert, donnant son nom à la future cité.

Au fil des siècles, le château a été le théâtre de nombreuses intrigues et a abrité des personnages illustres. Les familles de Beines, puis des Acres, ont marqué de leur empreinte ce lieu chargé d'histoire. Jacques des Acres, notamment, obtient en 1653 l'érection de la baronnie de L'Aigle en marquisat.

Un chef-d'œuvre architectural du XVIIe siècle

C'est sous l'impulsion de Louis des Acres que le château actuel est construit, selon les plans de Jules Mansard. Les travaux s'étendent sur plusieurs décennies et donnent naissance à un édifice majestueux, reflet du grand siècle. Ses façades imposantes, ses salons spacieux et ses jardins à la française témoignent d'un art de vivre raffiné.

Un témoin de l'Histoire

Le Château de L'Aigle a traversé les révolutions et les guerres. Il a été témoin des grands événements qui ont marqué la France. Aujourd'hui, il abrite le Musée Juin 44, qui retrace l'histoire de la libération de la région.

Pourquoi je suis tombée sous le charme de ce château ?

Ce qui me fascine tout particulièrement dans le Château de L'Aigle, c'est son histoire riche et tumultueuse, mais aussi son architecture majestueuse. J'aime imaginer les réceptions fastueuses qui s'y sont tenues, les secrets qu'il renferme et les personnages illustres qui y ont séjourné. C'est un lieu chargé d'émotions, qui nous transporte à travers les siècles.

 "Château d'Aubry à Aubry en Exmes"

Une plongée dans l'histoire

Les fondations d'un passé glorieux

Le château d'Aubry-en-Exmes, situé dans la vallée de la Dives, est un édifice atypique qui témoigne d'une riche histoire. Ses origines remontent au XIVe siècle, avec la construction d'une tour circulaire crénelée et mâchicoulée, élément défensif typique de l'époque médiévale. Cette tour servait alors de bastion fortifié, faisant partie du système défensif de la forteresse d'Exmes.

Renaissance et métamorphoses

Au XVIe siècle, sous le règne d'Henri IV, les seigneurs d'Aubry-en-Exmes décidèrent de transformer cette ancienne tour en une demeure aristocratique plus confortable. C'est ainsi que furent édifiés trois étages supplémentaires, créant un édifice rectangulaire flanqué de quatre tourelles carrées. Cette superposition de styles architecturaux confère au château son caractère unique.

Un château abandonné

Malgré la qualité de sa construction et la beauté de son architecture, le château d'Aubry-en-Exmes devint inhabitable au fil du temps. En 1808, le propriétaire décida de construire une nouvelle demeure plus moderne à proximité, laissant à l'abandon ce vestige du passé.

Une histoire encore à écrire

Malheureusement, les archives concernant les propriétaires successifs du château d'Aubry-en-Exmes sont souvent incomplètes ou dispersées. Il est donc difficile d'établir une liste exhaustive de tous les seigneurs qui y ont résidé. Cependant, je peux affirmer que le Château a été habité par des familles nobles influentes de la région, qui ont joué un rôle important dans la vie politique et sociale de l'époque.

Des événements historiques qui ont marqué le château

Le château d'Aubry-en-Exmes a été le témoin de nombreux événements historiques 

  • Guerre de Cent Ans : Le château a sans doute joué un rôle défensif lors de ce conflit qui a ravagé la France pendant un siècle.
  • Guerres de Religion : La région de l'Orne a été touchée par les guerres de Religion, et il est probable que le château ait été impliqué dans ces affrontements.
  • Révolution française : La Révolution française a bouleversé l'ordre social et a entraîné la destruction de nombreux châteaux. Le château d'Aubry-en-Exmes n'a pas été épargné par ces événements.

Un patrimoine classé

Reconnaissant l'importance de ce patrimoine architectural, le château d'Aubry-en-Exmes a été classé aux Monuments Historiques, témoignant ainsi de sa valeur inestimable.

"Le Château d'Amilly à St Agnan sur Erre"

Une forteresse aux mille histoires

Immersion dans l'histoire d'un joyau normand

Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte d’un lieu chargé d’histoire, niché au cœur de l’Orne : le Château d’Amilly. Cette forteresse, qui a traversé les siècles, est bien plus qu’un simple édifice ; c’est un témoin privilégié des tumultes et des évolutions de notre région. Cet ancien château Féodal a été détruit pendant la guerre de 100 ans et remplacé par un Château Renaissance

Des origines médiévales à nos jours

Les premières pierres

Les origines du Château d’Amilly remontent au XIIe siècle. C’est à cette époque que Gautier, premier seigneur connu d’Amilly, une des grosses fortunes du Perche aurait érigé la première forteresse sur ses terres. Malheureusement, peu de traces de cette construction initiale sont visibles.

La Guerre de Cent Ans : une épreuve

Comme de nombreux châteaux normands, Amilly a subi les affres de la Guerre de Cent Ans. Au XIVe siècle, il fut détruit par les Anglais, témoignant ainsi de la violence des conflits qui ont marqué cette période.

Reconstructions et embellissements

Après la guerre, le château fut reconstruit et agrandi à plusieurs reprises, notamment aux XVᵉ et XVIᵉ siècles. Les différents propriétaires qui se succédèrent apportèrent chacun leur touche personnelle à l’édifice, lui conférant ainsi son caractère unique.

Des personnages illustres et des événements marquants

Les seigneurs d’Amilly

Au fil des siècles, de nombreux seigneurs ont habité le château. Certains d’entre eux ont joué un rôle important dans la vie politique et sociale de la région. 

Événements historiques

Le Château d’Amilly a été le théâtre de nombreux événements historiques. Il aurait notamment servi de refuge pendant les guerres de Religion. 

Un patrimoine à préserver

Aujourd’hui, le Château d’Amilly est un lieu chargé d’histoire qui mérite d’être préservé. Ses murs renferment des siècles de secrets et témoignent de la richesse du patrimoine normand.

"Le Château d'Aunay-les-Bois" 

Une histoire tumultueuse à découvrir

Immersion dans un écrin Normand

Lorsqu'on évoque la Normandie, les images de paysages verdoyants, de falaises abruptes et de charmants villages se succèdent. Mais au cœur de cette région riche en histoire, se dressent également de nombreux châteaux, témoins d'un passé glorieux. Parmi eux, le Château d'Aunay-les-Bois, dans l'Orne, mérite une attention toute particulière.

Des origines mystérieuses à une renaissance

Les origines exactes du Château d'Aunay-les-Bois restent en partie enveloppées de mystère. Si l'édifice que nous connaissons aujourd'hui date principalement de la fin du XVIe siècle, il est fort probable que des constructions plus anciennes aient existé sur ce site stratégique.

  • Un XVIe siècle marqué par la reconstruction : C'est à cette époque que le château prend véritablement forme, avec un vaste corps de logis et un toit pyramidant caractéristique. Les raisons de cette reconstruction sont multiples : besoin d'un espace plus vaste, volonté d'affirmer son pouvoir, ou encore désir de se protéger des conflits qui secouent la région.

  • Des transformations successives : Au fil des siècles, le château a connu de nombreuses transformations. Les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont été marqués par d'importants travaux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les façades ont été remaniées, les tours érigées et les intérieurs aménagés selon les goûts de chaque époque.

Des propriétaires prestigieux et des événements marquants

Au cours de son histoire, le Château d'Aunay-les-Bois a accueilli de nombreux propriétaires, chacun laissant sa marque sur ce lieu. Parmi eux, on compte :

  • Les Bonvoust : Cette famille noble a longtemps été liée au château. Leurs armoiries et leurs monogrammes sont encore visibles en certains endroits.

  • Le comte de Romanet de Beaune : Au XXe siècle, c'est cette famille qui a veillé sur le château.

Un patrimoine en péril

Malheureusement, en décembre 2021, un incendie ravage une grande partie du château. Cet événement tragique marque un tournant dans son histoire. Si les causes de cet incendie restent à éclaircir, il est certain que ce patrimoine architectural a subi de lourdes pertes.

Perspectives d'avenir

Aujourd'hui, le Château d'Aunay-les-Bois est partiellement inscrit aux monuments historiques. Malgré la destruction, il reste encore beaucoup à découvrir sur ce lieu chargé d'histoire. Des projets de restauration sont à l'étude, dans l'espoir de faire revivre ce joyau architectural normand.

Suite des Châteaux dans le Département de l'Orne  en Basse  Normandie

Le Château des Authieux à Authieux des Puits

Château des Ducs à Argentan

Le Château d'Avernes à Avernes Saint Gourgon

Le Château d'Avoine

Château de Bailleul

Château fort de Bas Rouvray à Neauphe sur Dive 

Château de Bazoches à Bazoches sur Houlme

Château de Beaufossé à Essay

Château de Beauvain

Château de Beauvais à Ceton

Château fort de Beauvais à Montreuil la Cambe

Château des Bénédictins à St Martin du vieux Bellême

Château de Bernay à Ecouché les vallées

Château  de la Beuvrière à Dancé

Château du Boële à Glos la Ferrière

Château fort de Bois Geffray à St Germain Clairfeuille

Château du Bois Heux à St Michel Tuboeuf

Château fort de Boisjos à Coudehard

Château de Bonneval à St Aubin de Bonneval

Château de la Bourdinière à Dancé

Château du Bourg-Saint-Léonard, au Bourg-Saint-Léonard

Château du Bous de Bas à Fontaine les Bassets

Château du Breuil à Beaulieu

Château fort des Buttes à Le Merlerault

Donjon de Chambois, à Chambois

Château des ducs, à Argentan

Château de Flers, à Flers

Château de La Fresnaye, à La Fresnaye-au-Sauvage. Lieu de naissance de Nicolas Vauquelin Des Yveteaux (1567-1649), poète libertin français.

Château de Marchainville, à Marchainville

Château de Médavy, à Médavy

Château d'Ô, à Mortrée

Château du Repas, à Chênedouit

Château de Sassy, à Saint-Christophe-le-Jajolet

Château de Torchamp

Château de Villiers, à Essay

Château de Vimer, à Guerquesalles

Les trésors cachés de l'Orne

À la découverte des Manoirs Normands

"L'Orne, terre de mille et une histoires, recèle un patrimoine architectural exceptionnel, notamment de nombreux manoirs. Ces demeures d'antan, témoins d'une riche histoire, arborent souvent des éléments défensifs tels qu'échauguettes et meurtrières, ainsi que des détails architecturaux raffinés comme des escaliers à vis, des cheminées monumentales et des fenêtres à meneaux. Au fil des siècles, certains ont été agrandis ou réaménagés, témoignant de l'évolution des modes de vie.

Découvrez sur cette page une sélection de manoirs, certains ouverts au public (jardins, parcs, intérieurs), d'autres accueillant les visiteurs lors des Journées du Patrimoine, et d'autres encore proposant des séjours uniques (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes).

(IMH) = Manoirs inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

(MH) = Manoirs classés monuments historiques.

Avec  ***, Manoirs ouverts pour les journées du Patrimoine, et manoirs avec hébergement (hôtel, chambre d'hôtes, location salle et gîtes) ***

Les Manoirs de l'Orne

Manoir de l'Angenardière (IMH) *** à Saint Cyr la Rosière

Manoir d'Argentelles (MH) *** à Villebadin

Manoir de l'Aunay à Ceton

Manoir d'Avernes à Avernes sous Exmes

Manoir de la Bacos à Exmes

Manoir de la Baronnie *** à Marcei

Manoir  de la Barre à Ceton

Manoir des Barres à Courménil

Manoir  de Barville (IMH) Nocé

Manoir  de la Baudrière à Aubry le Panthou

Manoir  de Beaufour à Ecorches

Manoir  de Beaumoncel *** Camembert

Manoir  de la Beauvoisinière à Echauffour

Manoir  de Bellegarde (IMH) *** à Tourouvre

Manoir  de la Bérardière (IMH) à Saint Bômer les Forges

Manoir  du Bisson à Vimoutiers

Manoir  de Blavou (IMH) à Saint Jouin de Blavou

Manoir de la Boderie à Sainte Honorine Chardonne

Manoir  de Bois Lignits à Ecorches

Manoir  du Bois Salle à Lignères

Manoir  de Boiscordes (IMH) à Rémalard

Manoir  de Boisthorel à Rai

Manoir  du Boistier à Préaux du Perche

Manoir  de la Bonelière*** à Saint Mars d'Egrenne

Manoir  de la Boutonnière *** à Saint Germain de Clairefeuille

Manoir  de Bray (MH) à Igé

Manoir  de Brigemont (IMH) à Rémalard

Manoir  de Cauvigny*** à Le Renouard

Manoir  de Chagny à Le Pin au Haras

Manoir  des Champeaux à Les Champeaux 

manoir des Chaponnières Saint Cyr la Rosière

Manoir de la Chapronière à Coulonces

Manoir  de la Chaslerie (MH) à La Haute Chapelle ***

Manoir  du Chauvin à Roiville

Manoir  du Chêne à Saint Ouen de la Cour

Manoir  de la Chesnaie à Les Authieux du Puits

Manoir de Cléray (IMH) *** à Belfonds

Manoir  de la Cocardière (IMH) à Guerquesalles

Manoir  de Cohardon à Ferrière la Verrerie

Manoir de Commaux*** à Commaux

Manoir de Corday (IMH) *** à Le Renouard

Manoir  de Coulandon *** à Argentan

Manoir  de la Cour à Nécy

Manoir  de la Cour *** à Sainte Croix sur Orne

Manoir  de la Cour (IMH) à Taillebois

Manoir  de la Cour de Pacé (IMH) à Pacé

Manoir de Courboyer (MH) *** à Nocé

Manoir de la Courtinière Le Pin la Garenne

Manoir  de la Cousinière à Saint Brice

Manoir  de la Couture à La Genevraie

Manoir  de la Croix*** à Resenlieu

Manoir  de Darnétal à Lignères

Manoir  dit le Désert (IMH) à Vieux Pont

Manoir  des deux Champs à Appenai sous Bellême

Manoir  de la Ducherie à Chambois

Manoir  de l'Ecureuil à L'Aigle

Manoir  de l'église (IMH) à Boissei la Lande

Manoir  de l'Epinay (IMH) à Saint Hilaire sur Erre

Manoir  d'Epinay (IMH) à Epinay le Comte

Manoir du Fort Montpellier à Le Sap

Manoir de la Fosse (IMH) à Avrilly

Manoir de la Fresnay (IMH) *** à Saint Germain de la Coudre

Manoir de la Gauberdière (IMH) *** à  La Rouge 

Manoir de la Fresnaye (IMH)  *** à Saint Germain de la Coudre

Manoir du Domaine du Tertre à Torchamp

Manoir de Gersant

Manoir de Gouffern ***

Manoir du Grand Brolles

Manoir du Grand Saint Quentin (IMH)

Manoir de la Grande Maison ***

Manoir  de la Grande Pierre (IMH)

Manoir de la Grande Vianderie

Manoir de la Grossinière (IMH)

Manoir de la Guérinière (IMH) ***

Manoir de Guerguesalles

Manoir de la Guyardière (IMH) ***

Manoir de la Guyonnière (IMH)

Manoir du Hameau des Végues (IMH)

Manoir du Hamel Saint-Etienne (IMH)

Manoir de la Harangerie

Manoir de la Hulinière

Manoir du Jarossay (IMH)

Manoir de Joué du Bois (IMH)

Manoir de Jumièges

Manoir de la Lobrée

Manoir dit le Logis

Manoir du Logis

Manoir du Logis (IMH)

Manoir de Loisail (IMH)

Manoir du Londel

Manoir des Landes

Manoir de Loraille (IMH)

Manoir de Lormarin ***

Manoir de la Lubinière (IMH)

Manoir du Lys

Manoir de Malaise (IMH)

Manoir de Mardilly (IMH)

Manoir de Marie Harel

Manoir de Mebzon (IMH) ***

Manoir de Ménil Froger (IMH)

Manoir du Mesnil (IMH)

Manoir du Mesnil

Manoir  de Moissy ***

Manoir DE Mont Gâteau (IMH)

Manoir de Mont Ormel

Manoir de la Moussetière (IMH)

Manoir de la Normandière

Manoir des Orgeries

Manoir d'Orville

Manoir de la Palue (IMH)

Manoir de la Peltrie ***

Manoir des Perrignes (IMH) ***

Manoir de Persay

Manoir la petite Malvoue

Manoir de la Petitière (IMH)

Manoir du Plessis (IMH) ***

Manoir du Plessis

Manoir de Pommereux (IMH)

Manoir du Pont Percé

Manoir du Pontgirard (IMH) ***

Manoir des Prés Gâteaux

Manoir de Pressigny

Manoir de Prestal

Manoir de la Queurie (IMH)

Manoir des Remises

Manoir de la Revaudière

Manoir des Roches

Manoir des Rocs

Manoir  de la Rosière

Manoir des Rosiers (IMH)

Manoir de la Rousselière ***

Manoir du Royau

Manoir Saint François

Manoir de Saint Germain d'Aunay (IMH)

Manoir de Saint Maurice du Désert

Manoir Saint Vincent

Manoir Sainte Croix

Manoir de Sainte Croix ***

Manoir de Sainte Marie la Robert (IMH)

Manoir de la Saucerie (IMH) ***

Manoir de Secqueville

Manoir de la Servière (IMH)

Manoir de Silly

Manoir de Soizay (IMH) ***

Manoir de la Tarainière (IMH)

Manoir de Ticheville

Manoir de la Touche

Manoir des Touches (IMH)

Manoir dit Tour aux Anglais (IMH)

Manoir des Tuileries

Manoir de Vauhernu

Manoir de Vaujours (IMH)

Manoir de Vauvineux (IMH) ***

Manoir de Vaux

Manoir du Vieux Château ***

Manoir de Villers

Manoir de la Vove (IMH) ***

"Châteaux. Forteresses. Manoirs du Calvados (14)"

"Des plages de la côte de Nacre aux bocages"

Le château de Falaise, berceau de Guillaume le Conquérant

Les manoirs à colombages du Pays d'Auge.

Château de Balleroy, à Balleroy

Château de Beaumont-le-Richard, à Englesqueville-la-Percée privé 

Château de Bénouville, à Bénouville

Château de Brécy, à Saint-Gabriel-Brécy

Château du Breuil , au Breuil-en-Auge

Château les Bruyères, à Cambremer

Château de Caen, à Caen 

Château de Canon, à Mézidon-Canon

Château de Courcy, à Courcy privé 

Château de Creully, à Creully

Château de Falaise, à Falaise 

Château de Fontaine-Henry, à Fontaine-Henry

Château de Guernon-Ranville, à Ranville

Château de Lion-sur-Mer, à Lion-sur-Mer

Château d'Olivet, à Grimbosq 

Château de La Pommeraye, à La Pommeraye

Château du Neubourg, à Saint-Marcouf (Calvados)

Château de Pontécoulant, à Pontécoulant

Château de Saint-Germain-de-Livet, à Saint-Germain-de-Livet

Château de Tournebu, à Tournebu

Château de Vendeuvre, à Vendeuvre

Château de Versainville, à Versainville

Château de Vire, à Vire

A Caen. Le Château du célèbre Guillaume le Conquérant  

 Duc de Normandie

 

+ de 1 000 ans d’histoire. À la veille de conquérir l’Angleterre, il fait construire plusieurs édifices, dont un château et deux abbayes. Construit vers 1060, le château de Caen est l’un des incontournables de la ville. Devenue au fil des siècles, la résidence phare des ducs de Normandie, c’est aussi l’une des plus vastes enceintes fortifiées d’Europe. Après d’importantes restaurations suite aux bombardements de 1944, le château accueille aujourd’hui le musée des Beaux-Arts, le musée de Normandie, la salle de l’Échiquier et l’église Saint-Georges.

À quelques mètres au sud-ouest, vous pourrez visiter l’abbaye aux Hommes, tandis qu’au nord-est du château, vous pourrez visiter l’abbaye aux Dames. Ces deux visites sont un parfait exemple de l’art roman d’antan.

 

Le Château de Caen

Berceau Ducal et Forteresse Royale

Imaginez-vous foulant les pavés de cette imposante forteresse, dominant fièrement la ville de Caen. Bien plus qu'une simple construction de pierre, le château de Caen vibre des échos de l'histoire normande, intimement lié à l'ascension de ses ducs, et plus particulièrement à la figure emblématique de Guillaume le Conquérant.

 

L'histoire de Caen au XIe siècle est indissociable de celle de Guillaume, né bâtard mais destiné à un avenir exceptionnel. C'est ici, sur cette terre normande, que ses ambitions ont commencé à prendre forme. Bien avant sa conquête de l'Angleterre en 1066, Caen était déjà un lieu stratégique et un centre de pouvoir pour le jeune duc.

Au fil des siècles, le château de Caen a connu de nombreuses transformations, passant entre les mains des rois d'Angleterre et de France, témoignant des conflits et des alliances qui ont façonné l'histoire de la Normandie. Mais ses fondations mêmes, ces pierres chargées d'histoire, rappellent inlassablement l'époque des Ducs et le rôle central de Guillaume, ce descendant d'Arlette, "mon ancêtre direct" dont l'épopée a marqué à jamais l'histoire de l'Europe.

Le Château de Caen

Affirmer la Puissance Ducale au Cœur de la Normandie

 

Après avoir grandi à Falaise, Guillaume, une fois duc de Normandie, a rapidement perçu l'importance stratégique de Caen. Située sur l'Orne et bénéficiant d'un accès à la mer, la ville offrait un potentiel de développement économique et militaire considérable. C'est dans ce contexte que la construction du château de Caen a débuté, marquant une étape cruciale dans l'affirmation du pouvoir ducal.

Bien que la date exacte du début de sa construction soit sujette à débat parmi les historiens, on estime qu'elle a commencé autour des années 1060, soit peu de temps avant la conquête de l'Angleterre. Guillaume, visionnaire et soucieux de sécuriser son duché, entreprit l'édification d'une forteresse d'envergure, bien plus qu'une simple résidence. Le château de Caen était conçu pour être un centre administratif, un lieu de justice, et surtout, une place forte militaire capable de contrôler la Basse-Normandie et de dissuader toute rébellion.

Imaginez l'activité intense qui régnait alors sur la colline : des artisans taillant la pierre, des charpentiers érigeant les premières structures en bois, des soldats assurant la sécurité du chantier. La construction de ce château symbolisait la montée en puissance de Guillaume et sa volonté de laisser une empreinte durable sur son territoire.

Contrairement à Falaise, qui était un lieu de naissance et une forteresse héritée, le château de Caen était en quelque sorte la "création" de Guillaume en tant que duc. Il y investit des ressources considérables et en fit un symbole de son autorité. Le donjon, pièce maîtresse de l'ensemble, offrait une vue imprenable sur la ville et la plaine environnante, rappelant à tous la présence et la puissance du duc.

Au-delà de sa fonction militaire, le château de Caen fut également un lieu de vie pour Guillaume et sa femme, Mathilde de Flandre. Bien que leurs résidences principales aient pu varier, Caen occupait une place importante dans leur administration du duché. C'est ici que des décisions cruciales furent prises, des actes officiels furent signés, et où la cour ducale se réunissait.

Après la conquête de l'Angleterre en 1066, le château de Caen conserva son importance stratégique pour Guillaume, lui permettant de maintenir un lien fort avec son duché d'origine. Il continua à l'aménager et à le renforcer, conscient de la nécessité de défendre ses possessions continentales.

Ainsi, le château de Caen se dresse comme un témoignage éloquent de l'ambition et de la puissance de Guillaume le Conquérant. Plus qu'une simple construction défensive, il incarne la volonté d'un duc de forger un territoire uni et prospère, laissant derrière lui un héritage qui résonne encore aujourd'hui à travers les siècles.

L'Écho des Drakkars sous les Murs du Château 

Exposition Vikings-Normands

 

Ma visite du Château de Caen en été 2023. Quelle belle occasion de plonger au cœur de l'histoire fascinante qui lie mes ancêtres Vikings à la Normandie. Laissez-moi vous emmener à travers les portes de cette exposition captivante, où le passé a pris vie entre les murs chargés d'histoire.

Pénétrer dans les salles du Musée de Normandie, au sein même du château de Caen, c'était un peu comme embarquer à bord d'un drakkar voguant à travers les brumes du temps. L'exposition de l'été 2023 n'était pas une simple présentation d'artefacts ; c'était un récit vibrant, une immersion dans le destin singulier de ces hommes venus du Nord et de leur héritage profond sur la terre normande.

Dès les premiers pas, je suis saisi par l'atmosphère. Des éclairages subtils mettaient en valeur des objets chargés d'histoires : des armes redoutables, témoins de leur puissance guerrière, côtoyaient des bijoux délicats, reflets d'un artisanat raffiné. Des outils du quotidien racontaient leur vie, leurs croyances, leur adaptation à cette nouvelle terre.

Loin des clichés réducteurs, l'exposition dévoilait la complexité de la culture viking. On découvrait leurs talents de navigateurs et de commerçants, leurs liens avec d'autres contrées, leur mythologie riche et foisonnante. Des cartes interactives permettaient de suivre leurs expéditions audacieuses, de la Scandinavie jusqu'aux rivages de la Normandie.

Puis, le récit se concentrait sur la transformation. Comment ces Vikings, d'abord redoutés pour leurs raids, se sont-ils progressivement intégrés, mêlant leur culture à celle des populations locales ? L'exposition mettait en lumière ce processus d'acculturation, cette alchimie qui a donné naissance à l'identité normande.

Au fil des salles, on croisait des figures emblématiques, des chefs vikings audacieux aux premiers ducs de Normandie, dont l'ascendance scandinave était palpable. L'héritage linguistique, les noms de lieux qui résonnent encore aujourd'hui, les techniques agricoles et maritimes : autant de traces de cette rencontre entre deux mondes.

L'exposition ne manquait pas de souligner le rôle crucial du château de Caen lui-même dans cette histoire. Érigé par Guillaume le Conquérant, un descendant direct de ces Vikings, il symbolisait la pérennité du pouvoir normand, fruit de cette fusion culturelle unique. Déambuler dans les salles du musée, au sein de cette forteresse millénaire, donnait une dimension palpable à ce passé. On pouvait presque entendre les échos des langues anciennes, le cliquetis des armes, les chants des vikings.

En ressortant de l'exposition, le regard porté sur les pierres du château de Caen n'était plus le même. Elles semblaient murmurer les sagas des Vikings, l'ambition des ducs, le lent processus d'une assimilation qui a façonné l'identité de toute une région. L'été 2023 au château de Caen fut une véritable invitation au voyage dans le temps, une exploration captivante des racines profondes de la Normandie.

Des Vikings et des Normands.- Musée de Normandie 2023

Dossier Pédagogique PDF sur les Normands Vikings

"Châteaux. Forteresses. Manoirs dans la Manche (50)"

" Entre terre et mer"

Les châteaux côtiers, les manoirs seigneuriaux

Les vestiges des îles anglo-normandes.

Château d'Amfreville, à Amfreville.

Château La Bastille, à Beuzeville-la-Bastille, ruiné.

Château Hôtel de Beaumont, à Valognes privé, ouvert à la visite.

Château de Bricquebec, à Bricquebec , ouvert à la visite.

Château Manoir de Brion, à Dragey-Ronthon privé.

Château Le Câtelet, à Beuzeville-la-Bastille, motte féodale.

Château de Chanteloup, à Chanteloup privé

Château de Charuel, à Sacey privé.

Château Manoir de Coutainville, à Agon-Coutainville privé.

Château de Crosville, à Crosville-sur-Douve privé.

Château de Ganne, à La Haye-Pesnel, ruiné, site librement visitable.

Château de Gavray, à Gavray, ruiné, site librement visitable.

Manoir de Graffard, à Barneville-Carteret, privé, visible de l'extérieur.

Château de Gratot, à Gratot privé, ouvert à la visite.

Château de la Mare, à Jullouville privé.

Château Manoir de Mesnil-Vitey, à Airel privé.

Château des Montgommery, à Ducey, partiellement démolipartiellement privé, ouvert à la visite.

Château de la Palluelle, à Saint-James privé.

Château de Pirou, à Pirou privé, ouvert à la visite 

Château de Plain-Marais, à Beuzeville-la-Bastille privé.

Château de Querqueville, à Querqueville, ouvert à la visite (mairie)

Château des Ravalet, à Tourlaville, ouvert à la visite.

Château de Regnéville, à Regnéville-sur-Mer , ouvert à la visite

Château de Rochemont, à Saussemesnil privé.

Château de la Roche-Tesson, à La Colomberuinéprivé.

Château des Ruettes, à Blainville-sur-Mer

Château de Saint-Pair, à Saint-Pair, disparu.

Château Manoir de Saint-Ortaire, au Dézert privé.

Château du Tourps, à Anneville-en-Saire, vestiges du manoir féodal, château du XVIIIeprivé.

Château Manoir de Vauville, à Vauville, ouvert à la visite (jardin botanique), privé.

Haute Normandie

( 76 Seine Maritime . 27 Eure )

"Châteaux. Forteresses. Manoirs en Seine-Maritime (76)" 

"Du Pays de Caux à la côte d'Albâtre"

Les châteaux de la vallée de la Seine, les châteaux de la côte d'Albâtre.

Château Manoir d'Ango, à Varengeville-sur-Mer

Château d'Arques-la-Bataille, à Arques-la-Bataille 

Manoir d'Auffay, à Oherville

Château de Bailleul, à Angerville-Bailleul

Château du Bosc Théroulde, à Bosc-Guérard-Saint-Adrien

Château de Cany, à Cany-Barville

Manoir du Catel, à Écretteville-lès-Baons

Château de Dieppe, à Dieppe 

Château d'Ételan, à Saint-Maurice-d'Ételan 

Château d'Eu, à Eu

Château de Fécamp, à Fécamp

Château de Filières, à Gommerville

Château de Galleville, à Doudeville

Château du Manais, à Ferrières-en-Bray

Château de Martainville, à Martainville-Épreville 

Château de Mauny, à Mauny

Château de Mesnières, à Mesnières-en-Bray

Château de Miromesnil, à Tourville-sur-Arques

Château d'Orcher, à Gonfreville-l'Orcher (→en)

Manoir de Pierre Corneille, à Petit-Couronne

Château de la Rivière-Bourdet, à Quevillon

Château de Robert le Diable, à Moulineaux 

Château de Rouen et Tour Jeanne d'Arc, à Rouen

Château du Taillis, à Duclair 

Château de Tancarville, à Tancarville

Château du Val des Leux, à Mauny

Château du Vaudroc, à Limpiville

Manoir de Villers, à Saint-Pierre-de-Manneville

Château d'Yville, à Yville-sur-Seine   

Le Château de Rouen

 

Imposante et Royale Forteresse Médiévale à Rouen

 

Le Roi de France Philippe -Auguste (1180_1223° fit construire le Château de Rouen il y a huit siècles, au lendemain de sa conquête de la Normandie, en 1204.

En 1204, immédiatement après avoir consolidé sa conquête de la Normandie, le puissant roi Philippe Auguste ordonna l'édification d'un château à Rouen. Ce dernier fut stratégiquement implanté sur la colline de Bouvreuil, une position dominante offrant une vue imprenable sur la ville et ses environs. Cette décision marquait la volonté du monarque capétien d'affirmer son autorité et de contrôler efficacement cette importante capitale normande.

La forteresse royale fut construite sur un site chargé d'histoire, à l'emplacement même de l'ancien amphithéâtre gallo-romain, dont les vestiges ont peut-être même servi de fondations partielles. Entre 1204 et 1210, un vaste chantier transforma la colline en l'un des plus grands châteaux jamais entrepris par Philippe Auguste en Normandie, témoignant de l'importance qu'il accordait à Rouen.

De plan polygonal complexe, le château était initialement constitué d'une enceinte fortifiée ponctuée par une dizaine de tours défensives. Parmi celles-ci se dressait la tour maîtresse, l'imposant Donjon, véritable symbole de puissance et dernier rempart en cas d'attaque. Aujourd'hui, cette tour massive est le seul vestige encore visible de ce château médiéval d'envergure, nous offrant un aperçu tangible de sa grandeur passée.

Informations complémentaires sur le Château de Rouen 

  • Rôle stratégique et politique : Le château de Rouen n'était pas seulement une structure militaire défensive. Il servait également de résidence royale lors des séjours du monarque en Normandie, symbolisant le pouvoir central et facilitant l'administration de la province. Il abritait des garnisons royales fidèles et pouvait servir de prison d'état pour les figures importantes.

  • Le Donjon : La tour maîtresse, ou Donjon, était bien plus qu'une simple tour de défense. C'était le cœur du château, souvent la résidence du commandant ou du représentant royal. Sa construction massive en pierre de taille témoigne d'une architecture militaire avancée pour l'époque. Il possédait probablement plusieurs niveaux, des espaces de stockage, des salles de réception et des appartements. Son épaisseur et sa hauteur le rendaient extrêmement difficile à prendre.

  • Les autres tours et l'enceinte : Bien que disparues aujourd'hui, les autres tours qui composaient l'enceinte du château jouaient un rôle crucial dans sa défense. Elles permettaient de flanquer les murs, offrant des angles de tir variés pour repousser les assaillants. L'enceinte elle-même était probablement constituée de courtines épaisses, renforcées par des fossés (peut-être alimentés par un cours d'eau) et des systèmes de portes fortifiées avec des herses et des pont-levis.

  • Disparition progressive : Au fil des siècles, le château de Rouen a connu des transformations et un déclin progressif. Certaines parties ont été démantelées ou intégrées dans de nouvelles constructions. La Révolution française a également contribué à sa dégradation.

  • Vestiges archéologiques : Outre le Donjon, des fouilles archéologiques menées à Rouen ont permis de mettre au jour des éléments des fondations et des structures du château, offrant aux historiens une meilleure compréhension de son plan et de son organisation spatiale.

  • Le Donjon aujourd'hui : Le Donjon, bien que seul témoin de l'ancienne forteresse, reste un monument impressionnant. Il a connu différentes utilisations au cours de son histoire, notamment comme lieu de stockage et même comme prison. Il est aujourd'hui un site historique visitable, permettant d'imaginer la grandeur du château de Philippe Auguste.

Le Donjon

Emblème de l'Innovation Architecturale Capétienne

 

Le Donjon, que l'histoire a également immortalisé sous le nom de Tour Jeanne d'Arc en mémoire de sa captivité, constitue un témoignage exceptionnel de l'architecture novatrice développée sous le règne de Philippe Auguste. Il incarne à lui seul la puissance et la modernité des constructions royales de cette période.

Philippe Auguste fut un bâtisseur infatigable, initiateur d'un programme de construction d'une ampleur sans précédent à travers l'ensemble du domaine royal. Visionnaire et soucieux de renforcer son autorité, il s'entoura d'un corps d'ingénieurs talentueux et efficaces. Ces derniers furent chargés de superviser une multitude de chantiers : la réparation et la modernisation des fortifications existantes, l'érection de nouvelles enceintes urbaines pour protéger les villes en pleine croissance, et l'édification de tours défensives robustes au sein des châteaux royaux. On attribue à son règne la construction de pas moins de 27 tours circulaires, disséminées stratégiquement à travers le royaume. Ces tours, véritables marqueurs de l'architecture philippienne, respectaient des principes constructifs uniformes et ingénieux.

Ainsi, le Donjon de Rouen, en tant que tour maîtresse du château, concentre et illustre parfaitement les caractéristiques distinctives des tours conçues sous l'égide de Philippe Auguste. Sa conception, tant au niveau de son plan que de ses techniques de construction, reflète l'expertise et l'innovation des ingénieurs royaux de cette époque.

 

Le Donjon : Une Forteresse Circulaire Isolée et Redoutable

Caractéristique emblématique de l'architecture philippienne, le Donjon du château de Rouen se dresse avec sa forme circulaire imposante, dominant l'ensemble de la forteresse. Stratégiquement positionné à l'un des angles du château, il bénéficiait d'une isolation supplémentaire grâce à un fossé spécialement creusé, renforçant encore sa fonction de dernier retranchement et de point de contrôle essentiel.

S'élevant à une hauteur d'environ 30 mètres et affichant un diamètre respectable de 14 mètres, le Donjon impressionne par sa robustesse. Ses murs massifs, atteignant une épaisseur considérable de 4,20 mètres, témoignaient d'une conception pensée pour résister aux assauts les plus déterminés des machines de siège de l'époque.

L'agencement intérieur de la tour suivait scrupuleusement les principes du modèle philippien, alliant fonctionnalité défensive et confort rudimentaire. Le rez-de-chaussée abritait des éléments essentiels tels qu'un puits, garantissant un approvisionnement en eau même en cas de siège prolongé, et une cheminée, indispensable pour le chauffage et la préparation des repas. Un escalier à vis, ingénieusement intégré à l'épaisseur des murs, permettait d'accéder aux étages supérieurs, optimisant l'espace et facilitant la circulation des défenseurs.

Les différentes salles du Donjon illustrent parfaitement la double nature des tours philippiennes, conçues comme des ouvrages à la fois défensifs et résidentiels. Elles pouvaient servir de lieux de stockage pour les provisions et l'équipement militaire, d'espaces de logement pour la garnison ou le commandant, et potentiellement de salles de réception ou de justice en cas de besoin. Cette polyvalence renforçait le rôle central du Donjon au sein de la forteresse.

Des Détails Architecturaux Révélateurs de la Conception Stratégique du Donjon

L'agencement du Donjon recelait des détails architecturaux ingénieux, témoignant d'une conception stratégique minutieuse. L'isolement de la tour maîtresse par un fossé distinct du reste de la forteresse n'était pas anodin. Cette particularité offrait une défense accrue, transformant le Donjon en un ultime refuge quasiment imprenable en cas de prise des autres éléments du château. Elle pouvait également répondre à un besoin de sécurité renforcée, isolant une zone sensible, comme d'éventuelles prisons d'état ou des réserves précieuses. Enfin, cette séparation physique soulignait symboliquement le pouvoir et la centralité du Donjon au sein de l'ensemble castral.

La monumentalité du Donjon, perceptible à travers ses dimensions impressionnantes, renforçait son rôle dominant. S'élevant à près de 30 mètres de hauteur, il offrait un poste d'observation privilégié sur les environs, crucial pour anticiper toute menace. L'épaisseur considérable de ses murs, atteignant 4,20 mètres, illustrait une volonté de construire une structure d'une robustesse exceptionnelle, capable de résister aux techniques de siège de l'époque.

À l'intérieur, l'intégration d'un escalier à vis représentait une innovation architecturale astucieuse aux multiples avantages. Sa conception en colimaçon permettait un gain de place significatif par rapport à un escalier droit. De plus, il constituait un élément de défense passive non négligeable, obligeant les éventuels assaillants à progresser lentement et en file indienne, les exposant ainsi aux tirs des défenseurs situés aux niveaux supérieurs.

La conception même des espaces intérieurs du Donjon révélait sa double fonction, à la fois défensive et résidentielle, caractéristique essentielle des tours philippiennes et des châteaux médiévaux en général. Contrairement à de simples tours de guet, le Donjon était conçu pour abriter des personnes, des provisions et du matériel militaire en cas de siège prolongé, assurant ainsi une capacité de résistance autonome et durable.

Un Centre de Pouvoir Multifonctionnel et le Théâtre d'Événements Historiques Cruciaux

Bien plus qu'une simple structure militaire, la forteresse de Rouen était un véritable centre névralgique du pouvoir en Normandie. Elle cumulait des fonctions défensives essentielles avec des rôles administratifs de premier plan. Elle abritait notamment le siège de l'Échiquier de Normandie, l'ancienne cour de justice et organe administratif ducal puis royal, ainsi que les administrations du Bailliage et de la Vicomté de Rouen, des circonscriptions administratives et judiciaires royales. De plus, le château servait régulièrement de lieu de résidence pour le monarque lors de ses séjours en Normandie, soulignant son importance politique et symbolique.

Pendant près de cinq siècles où il dominait l'horizon rouennais, le château fut le témoin et le théâtre d'événements historiques majeurs qui marquèrent l'histoire de France.

La Guerre de Cent Ans laissa une empreinte indélébile sur ses murs. C'est dans l'enceinte de cette forteresse que se déroula l'un des épisodes les plus tragiques de cette période : le procès de Jeanne d'Arc. La Pucelle d'Orléans y fut maintenue captive du 23 décembre 1430 au 30 mai 1431. Elle fut enfermée dans une tour qui, par la suite, fut nommée la « tour de la Pucelle ». Bien qu'il ne subsiste aujourd'hui que les fondations de cette tour, son souvenir reste profondément ancré dans la mémoire collective. Un moment particulièrement poignant de sa captivité se déroula le 9 mai 1431, lorsque Jeanne d'Arc fut conduite dans le redoutable Donjon où ses bourreaux tentèrent, en vain, de la menacer de torture pour la faire abjurer ses convictions.

Plus tard, durant les sanglantes guerres de Religion qui déchirèrent le royaume, catholiques et protestants se livrèrent des affrontements acharnés pour le contrôle de la ville de Rouen et de sa stratégique forteresse. Le château subit alors de violents bombardements, et ses tours furent gravement endommagées par les tirs d'artillerie. Face à l'état de délabrement avancé et aux coûts de réparation, un ordre de démolition fut finalement donné le 24 février 1590.

Le démantèlement de cette imposante forteresse royale débuta au tout début de l'année 1591, marquant la fin d'une époque pour le paysage et l'histoire de Rouen.

Informations complémentaires :

  • L'Échiquier de Normandie : Il est important de souligner le rôle crucial de l'Échiquier. Initialement une cour itinérante sous les ducs de Normandie, il se sédentarisa à Rouen et devint une institution essentielle pour l'administration de la justice et des finances de la province. Sa présence au sein du château soulignait le lien étroit entre le pouvoir militaire et l'autorité civile.

  • Le Bailliage et la Vicomté : Ces circonscriptions étaient les échelons locaux de l'administration royale. Le fait que leurs sièges soient situés dans le château renforçait le contrôle royal sur la région. Le bailli était un représentant du roi avec des pouvoirs administratifs, judiciaires et militaires, tandis que le vicomte avait des fonctions plus spécifiquement judiciaires et financières à une échelle plus locale.

  • Le procès de Jeanne d'Arc : Le choix du château de Rouen pour le procès de Jeanne d'Arc n'était pas anodin. Rouen était alors sous contrôle anglais, et le château offrait un lieu sûr et symboliquement fort pour affirmer la légitimité de la procédure orchestrée par l'évêque Pierre Cauchon, allié des Anglais. La captivité de Jeanne dans la "tour de la Pucelle" et sa confrontation dans le Donjon sont des moments poignants qui témoignent de l'injustice de son sort.

  • Les Guerres de Religion : Les sièges et les bombardements du château durant les guerres de Religion illustrent l'importance stratégique qu'il conservait, même après plusieurs siècles. Le fait que les deux camps se soient battus pour sa possession témoigne de son rôle clé dans le contrôle de la ville et de la région. Les dommages subis ont probablement rendu sa restauration trop coûteuse et ont précipité sa démolition.

  • La démolition : La décision de démolir une forteresse aussi importante témoigne d'une évolution des stratégies militaires et des priorités royales à la fin du XVIe siècle. Les coûts d'entretien et de modernisation des anciennes fortifications, face aux progrès de l'artillerie, ont pu jouer un rôle dans cette décision.

Du Centre du Pouvoir à Vestige Sauvé

 L'Érosion et la Résurrection du Château

 

Au cours des presque cinq siècles où il domina la ville de Rouen, le château fut le théâtre d'événements historiques majeurs, comme nous l'avons évoqué précédemment. Cependant, son rôle central commença à s'estomper à la fin du XVIe siècle.

L'année 1591 marqua le début d'une phase de démantèlement pour la forteresse. Une partie de ses tours et de ses imposants remparts furent méthodiquement rasées, et les matériaux ainsi récupérés furent réemployés dans d'autres constructions de la ville.

Au XVIIe siècle, les vastes terrains sur lesquels s'étendait autrefois le château furent cédés à de riches notables rouennais, qui y firent édifier d'élégants hôtels particuliers. Cette rapide urbanisation du site entraîna la disparition progressive de l'essentiel du château médiéval. Au début du XIXe siècle, seuls deux vestiges de cette grandeur passée subsistaient encore en élévation : la tour de la Pucelle, chargée d'une mémoire tragique, et l'imposant Donjon.

Malheureusement, cette situation ne perdura pas. Bientôt, la tour de la Pucelle fut à son tour sacrifiée au profit de l'agrandissement du pensionnat des Ursulines, effaçant un autre pan de l'histoire du château. Le Donjon, bien que portant les stigmates du temps et des destructions, restait cependant debout, ultime témoin de la puissance de la forteresse médiévale. Les aquarelles de l'époque, comme celle d'E.H. Langlois représentant la Tour Jeanne d'Arc en ruines, et les cartes postales montrant le Donjon intégré au nouvel paysage urbain, tel qu'avec l'hôtel Mathan, témoignent de cette période de transition.

C'est grâce à la mobilisation d'un inspecteur des Monuments historiques visionnaire et au succès d'une souscription nationale que le Donjon fut finalement sauvé d'une destruction imminente. En 1840, une étape cruciale fut franchie avec son classement au titre des Monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

De 1868 à 1884, le Donjon fit l'objet d'un vaste et méticuleux chantier de restauration. L'architecte Desmaret fut chargé de cette tâche délicate. S'inspirant des conseils éclairés de Viollet-le-Duc, il entreprit de reconstruire la tour à partir du premier étage et la surmonta d'une toiture en poivrière, dont l'existence était attestée par des documents datant du XIVe siècle, lui redonnant ainsi une silhouette plus complète.

Ironiquement, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Donjon connut un bref retour à une fonction militaire. En 1944, les forces d'occupation allemandes le transformèrent en bunker, intégrant une dalle de béton armé à sa partie supérieure. Ce vestige de béton, bien visible aujourd'hui, constitue un témoignage poignant d'une période plus récente de son histoire mouvementée.

Informations complémentaires :

  • Réemploi des matériaux : Le réemploi des pierres des châteaux démantelés était une pratique courante au Moyen Âge et à l'époque moderne. La pierre était un matériau coûteux, et sa réutilisation permettait d'économiser des ressources et du temps.
  • Urbanisation et hôtels particuliers : La transformation des terrains du château en zones résidentielles témoigne de l'évolution de la ville et de la perte de sa fonction militaire dominante. Les hôtels particuliers construits par les notables ont souvent laissé des traces architecturales intéressantes, même si elles ont remplacé le château.
  • La mémoire de la tour de la Pucelle : Bien que détruite, la mémoire de la tour de la Pucelle reste vive à Rouen, symbolisant l'injustice subie par Jeanne d'Arc. Des plaques commémoratives ou des noms de lieux peuvent perpétuer son souvenir.
  • Le rôle des Monuments historiques : Le classement du Donjon comme Monument historique en 1840 a été un tournant décisif, assurant sa préservation pour les générations futures. Cette démarche témoigne d'une prise de conscience croissante de l'importance du patrimoine médiéval.
  • La restauration par Desmaret et l'influence de Viollet-le-Duc : La restauration du Donjon au XIXe siècle s'inscrit dans un mouvement plus large de restauration des monuments médiévaux en France, souvent influencé par les théories de Viollet-le-Duc, qui prônait une restauration "dans le style de l'époque". La reconstruction de la toiture en poivrière est un exemple de cette approche.
  • L'utilisation comme bunker : L'utilisation du Donjon comme bunker pendant la Seconde Guerre mondiale illustre la manière dont des structures historiques peuvent être réappropriées pour des usages contemporains, parfois de manière surprenante. La dalle de béton est un rappel tangible de ce passé récent.

 Le château de Falaise, qui a vu naitre Guillaume le Conquérant

 

Une citée Médiévale chargée d' histoire.

 

Nichée entre Suisse Normande et Pays d'Auge. Le Château,  remonte à la période des Ducs de Normandie. Cette ville natale de Guillaume le Conquérant "Duc de Normandie" et devenu "Roi d'Angleterre", Descendant de Rollon le Viking 1er Duc de Normandie, il est le fils de Robert le Magnifique (Duc de Normandie) et de Harlève (Arlette de Falaise) Mes ancêtres directs dans mon arbre généalogique à la 36 ème génération de ma lignée Paternelle.

Guillaume le Conquérant fut un homme exceptionnel avec un destin hors du commun. Un homme intelligent et déterminé ! Il a su entreprendre la plus formidable expédition militaire de son temps. Il a apporté à la Normandie un développement économique et un rayonnement intellectuel sans précédent. Il fait parti des plus grands personnages importants de l'histoire.

Falaise, ville atypique du Calvados conserve un riche Patrimoine Historique, grâce à sa muraille, son château fort mais également les nombreux édifices religieux ouverts au grand public. Si vous êtes comme moi, passionnés d'histoire, la ville de Falaise vaut la peine d'être visitée !  A peine arrivée à Falaise, je ne voit que lui ! Cet imposant Château Médiéval, qui domine la ville. Sa stature majestueuse et impressionnante me donne envie de découvrir l'histoire de cette citée Médiévale fortifiée.

Né a Falaise en 1027, Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, accomplit son 1er fait d'arme au Château. C'est ce succès qui le mènera en Angleterre, où il sera couronné Roi. En conclusion, je reviendrais à Falaise, car je n'ai pas eu le temps de visiter tous les musées. C'est une ville atypique et surtout (pour moi) riche en émotions, une ville chargée d'histoire.

Prenez le temps de vous balader en centre-ville, vous découvrirez une architecture unique ! Cette citée Médiévale vous fera remonter le temps, grâce à la présence d'ouvrages des siècles précédents, comme des anciennes maisons Médiévales, des anciennes portes des entrées de la ville, ou encore des Hôtels Particuliers du XVIIIe siècle.

Le Château de Falaise dit le Château Guillaume-le-Conquérant

 

 

L'évolution des fortifications en Normandie

 

La Normandie est une région riche en vestiges de mottes castrales, souvent érigées après la conquête normande de l'Angleterre en 1066, mais également antérieures pour affirmer le pouvoir ducal et seigneurial. L'évolution vers des châteaux en pierre plus sophistiqués s'est produite progressivement à partir du XIIe siècle. Les murs que vous avez observés pourraient dater de cette période de transition ou d'une phase ultérieure de construction.

La destruction des châteaux au fil du temps

 De nombreux châteaux normands ont été démantelés, endommagés ou détruits au cours des siècles, notamment pendant la Guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, ou par décision royale pour affaiblir le pouvoir des seigneurs locaux. La réutilisation des pierres pour d'autres constructions était une pratique courante.

La Normandie, est une région très riche en vestiges de mottes castrales et de très anciens châteaux forts.

Quelques vestiges de Mottes Castrales et Sites Potentiels en Normandie 

  • Motte castrale de Saint-Rémy-sur-Orne (Calvados) : Une motte bien conservée avec des traces possibles d'une basse-cour.
  • Motte castrale de Falaise (Calvados) : Bien que le château de Falaise soit célèbre pour sa construction en pierre ultérieure, la motte initiale sur laquelle il a été bâti est antérieure et visible.
  • Motte castrale de Domfront (Orne) : Le site du château de Domfront révèle une histoire complexe, avec une motte initiale suivie de constructions en pierre importantes dès le XIe siècle. Les vestiges du donjon roman sont impressionnants.
  • Motte castrale de Pontorson (Manche) : Des vestiges de la motte sont encore visibles, témoignant d'une ancienne fortification stratégique près de la baie du Mont-Saint-Michel.
  • Motte castrale de Gavray (Manche) : Une motte bien conservée offrant une bonne idée de la structure initiale.
  • Motte castrale de Vassy (Calvados) : Le site conserve des traces de la motte et des aménagements défensifs.
  • Motte castrale de Thury-Harcourt (Calvados) : Bien que le château ait été reconstruit, la motte d'origine est toujours présente.
  • Motte castrale de Gisors (Eure) : La motte est spectaculaire, surmontée par le château ultérieur. Les souterrains de la motte sont particulièrement intéressants.
  • Motte castrale de Tancarville (Seine-Maritime) : Le château actuel a succédé à une motte castrale dont des traces subsistent peut-être dans les fondations.
  • Motte castrale de Lillebonne (Seine-Maritime) : Le site du château gallo-romain a été réutilisé pour une motte castrale au Moyen Âge.
  • Nombreuses mottes identifiées par prospection archéologique : Il existe de nombreuses mottes moins connues, souvent visibles comme des collines isolées, parfois boisées, dans le bocage normand. Les cartes archéologiques et les sociétés d'histoire locale peuvent fournir des informations plus précises sur leur localisation.

Très Vieux Châteaux Forts

  • Château de Caen (Calvados) : Commencé par Guillaume le Conquérant au XIe siècle, il présente des éléments romans très anciens et une histoire riche.
  • Château de Falaise (Calvados) : Outre sa motte, le château conserve des parties importantes datant du XIIe siècle (Grand Donjon).
  • Château de Domfront (Orne) : Les ruines du donjon roman témoignent de la puissance de cette forteresse dès le XIe siècle.
  • Château de Bricquebec (Manche) : Possède un donjon roman impressionnant, l'un des plus anciens et des mieux conservés de Normandie.
  • Château de Pirou (Manche) : Bien que restauré, il conserve une architecture médiévale avec des éléments romans et une motte antérieure.
  • Château de Rouen (Seine-Maritime) : Bien que largement remanié, des éléments de sa construction remontent au Moyen Âge, succédant probablement à des fortifications plus anciennes. La Tour Jeanne d'Arc est un vestige notable.
  • Château de Dieppe (Seine-Maritime) : Le château actuel est plus tardif, mais le site a probablement été fortifié dès une époque antérieure.
  • Château de Gaillard (Eure) : Construit par Richard Cœur de Lion à la fin du XIIe siècle, il représente une évolution de l'architecture militaire mais témoigne de la continuité des sites fortifiés.

La Normandie abrite un riche patrimoine de châteaux et manoirs, mêlant forteresses médiévales, demeures Renaissance et colombages typiques, notamment dans le Pays d'Auge.

Châteaux et Manoirs Remarquables :

  • Château de Saint-Germain-de-Livet (Calvados) : Surnommé la « merveille du Pays d'Auge », il associe un manoir à pans de bois du XVe siècle et un logis en briques vernissées du XVIe.
  • Château de Carrouges (Orne) : Véritable bijou architectural avec ses tours, ses douves et ses façades en brique, témoignant de la Renaissance.
  • Château de Crèvecœur (Calvados) : Exemple exceptionnel de petite seigneurie médiévale.
  • Manoir de Coupesarte (Calvados) : Un chef-d'œuvre du XVe-XVIIe siècle, typique du pays d'Auge
  • Château de Martainville (Seine-Maritime) : Idéal pour découvrir l'architecture de la Renaissance et le musée des Traditions et Arts Normands.
  • Manoir du Catel (Seine-Maritime) : Plus ancienne maison forte de Normandie, située à Écretteville-lès-Baons.
  • Château Gaillard (Eure) : Forteresse médiévale spectaculaire construite par Richard Cœur de Lion aux Andelys.

Manoirs Normands Typiques :
Le Pays d'Auge est célèbre pour ses manoirs à colombages.

Ces demeures, souvent privées, sont pour beaucoup ouvertes à la visite ou proposent des chambres d'hôtes (comme le Manoir des Bréholles), offrant une plongée dans l'histoire et l'art de vivre normand.

La Normandie est célèbre pour son architecture unique mêlant forteresses médiévales en puerre et manoirs à pans de bois (colombages).

Joyaux du Pays d'Auge  Le Pays d'Auge concentre l'essence de l'architecture normande avec ses briques vernissées et ses structures en bois.

  • Château de Saint-Germain-de-Livet : Surnommé le « joyau du Pays d'Auge », ce château-musée est célèbre pour sa façade Renaissance unique présentant un damier de briques vertes et rouges. Il combine un manoir à pans de bois du XVe siècle et une construction en pierre du XVIe siècle entourée de douves.
  • Château de Crèvecœur : Un exemple parfaitement préservé de petite seigneurie médiévale. Il comprend une motte féodale, une chapelle du XIIe siècle et des bâtiments de ferme à colombages.
  • Manoir de Coupesarte : Ce manoir privé du XVe et XVIIe siècle, entouré de douves, est considéré comme l'un des plus beaux du secteur pour son authenticité et ses tourelles d'angle.
Forteresses Médiévales et Histoire Ducale
Ces sites marquent l'époque de Guillaume le Conquérant et la puissance du duché de Normandie.
  • Château de Caen : Fondé vers 1060 par Guillaume le Conquérant, c'est l'une des plus vastes enceintes fortifiées d'Europe avec ses 5 hectares et ses remparts offrant une vue à 360° sur la ville.
  • Falaise Castle (Château de Falaise) : Lieu de naissance de Guillaume le Conquérant, ce château propose des visites interactives avec tablettes 3D pour revivre l'époque médiévale.
  • Château de Pirou : Construit au XIIe siècle sur une île artificielle, il est considéré comme le plus ancien château fort de Normandie.

 

Splendeurs de la Renaissance
L'influence italienne et les toitures imposantes caractérisent ces demeures d'exception.
  • Château de Fontaine-Henry : Ce château est renommé pour posséder les plus hauts toits de France (près de 16 mètres de haut). Son architecture évolue du gothique à la Renaissance, ce qui lui vaut parfois le surnom de « château de la Loire égaré en Normandie ».
  • Manoir d'Ango (Varengeville-sur-Mer) : Construit en 1532 par l'armateur Jehan Ango, ce palais d'été s'inspire de la Renaissance italienne et possède un pigeonnier circulaire considéré comme l'un des plus beaux de France.
  • Château de Beaumesnil : Chef-d'œuvre du XVIIe siècle situé dans l'Eure, il est entouré de 70 hectares de parc et propose des activités comme des enquêtes immersives.

 

Manoirs Fortifiés et Insolites
  • Manoir du Catel : Situé à Écreville, c'est la plus ancienne maison forte de Normandie. Ce témoin du Moyen Âge a bénéficié d'une restauration minutieuse et propose désormais des "visites gourmandes" basées sur des banquets d'époque.
  • Manoir de Belle-Isle sur Risle : Ce manoir du XIXe siècle à Pont-Audemer a été transformé en hôtel-restaurant de luxe, permettant de séjourner dans un cadre historique normand.

"Châteaux. Forteresses. Manoirs dans l' Eure (27) 

"Édifices remarquables entre Rouen et les Andelys"

 Les châteaux de la vallée de l'Eure, les châteaux Renaissance.

Château d'Acquigny, à Acquigny 

Tour des archives (Vestiges d'un ancien Château Fort du XIè siècle), à Vernon 

Château de Beaumesnil, à Beaumesnil

Château de Bizy, à Vernon 

Château de Bonnemare, à Radepont

Château de Bonneville, au Chamblac

Château de Brécourt, à Douains

Château du Champ de Bataille, au Neubourg

Château-Gaillard, aux Andelys 

Château de Château-sur-Epte, à Château-sur-Epte

Château de Conches-en-Ouche, à Conches-en-Ouche 

Château de Fleury-la-Forêt, à Fleury-la-Forêt

Château de Gaillon, à Gaillon 

Château de Gisors, à Gisors 

Château d'Harcourt, à Harcourt

Château de Houlbec-près-le-Gros-Theil, à Houlbec-près-le-Gros-Theil

Château d'Ivry-la-Bataille, à Ivry-la-Bataille 

Fort de Limaie, à Igoville

Château de la Madeleine, à Pressagny-l'Orgueilleux

Château de Montaure, à Montaure

Château de Petiteville

Château du Plessis-Bouquelon, à Bouquelon

Château Sainte-Marie, à Vernon

Château de Saint-Gervais,à St Gervais

Château de Saint-Just, à Saint-Just

Château de Tilly, à Boissey-le-Châtel

Château des Tourelles, à Vernon 

Château de Vascœuil, à Vascœuil

Château de Verneuil-sur-Avre, à Verneuil-sur-Avre

La suite pour bientôt .....

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A Caen. Le Château du célèbre Guillaume le Conquérant  

 Duc de Normandie

 

+ de 1 000 ans d’histoire. À la veille de conquérir l’Angleterre, il fait construire plusieurs édifices, dont un château et deux abbayes. Construit vers 1060, le château de Caen est l’un des incontournables de la ville. Devenue au fil des siècles, la résidence phare des ducs de Normandie, c’est aussi l’une des plus vastes enceintes fortifiées d’Europe. Après d’importantes restaurations suite aux bombardements de 1944, le château accueille aujourd’hui le musée des Beaux-Arts, le musée de Normandie, la salle de l’Échiquier et l’église Saint-Georges.

À quelques mètres au sud-ouest, vous pourrez visiter l’abbaye aux Hommes, tandis qu’au nord-est du château, vous pourrez visiter l’abbaye aux Dames. Ces deux visites sont un parfait exemple de l’art roman d’antan.

 

Le Château de Caen

Berceau Ducal et Forteresse Royale

Imaginez-vous foulant les pavés de cette imposante forteresse, dominant fièrement la ville de Caen. Bien plus qu'une simple construction de pierre, le château de Caen vibre des échos de l'histoire normande, intimement lié à l'ascension de ses ducs, et plus particulièrement à la figure emblématique de Guillaume le Conquérant.

 

L'histoire de Caen au XIe siècle est indissociable de celle de Guillaume, né bâtard mais destiné à un avenir exceptionnel. C'est ici, sur cette terre normande, que ses ambitions ont commencé à prendre forme. Bien avant sa conquête de l'Angleterre en 1066, Caen était déjà un lieu stratégique et un centre de pouvoir pour le jeune duc.

Au fil des siècles, le château de Caen a connu de nombreuses transformations, passant entre les mains des rois d'Angleterre et de France, témoignant des conflits et des alliances qui ont façonné l'histoire de la Normandie. Mais ses fondations mêmes, ces pierres chargées d'histoire, rappellent inlassablement l'époque des Ducs et le rôle central de Guillaume, ce descendant d'Arlette, "mon ancêtre direct" dont l'épopée a marqué à jamais l'histoire de l'Europe.

Les Normands sont, en partie, descendants des Vikings !

 

"Dire que les Normands sont descendants des Vikings. C'est à la fois vrai, puisqu'il y a une histoire qui est la fondation du duché de Normandie par des guerriers scandinaves. Mais c'est une toute petite minorité et en fait, la majorité de la population a toujours été une population indigène.

Ce qu'il se passe, c'est qu'on a la construction d'une principauté, d'un État, avec une aristocratie mêlée d'éléments scandinaves qui devient une aristocratie dominante. Mais c'est plutôt cette aristocratie qui s'assimile à la population locale que le contraire.

Il s'est passé bien des choses qui définissent notre territoire après les Vikings et tout ne vient pas des Vikings, mais ça fait partie de notre histoire, c'est incontestable."

Le Château de Caen

Affirmer la Puissance Ducale au Cœur de la Normandie

 

Après avoir grandi à Falaise, Guillaume, une fois duc de Normandie, a rapidement perçu l'importance stratégique de Caen. Située sur l'Orne et bénéficiant d'un accès à la mer, la ville offrait un potentiel de développement économique et militaire considérable. C'est dans ce contexte que la construction du château de Caen a débuté, marquant une étape cruciale dans l'affirmation du pouvoir ducal.

Bien que la date exacte du début de sa construction soit sujette à débat parmi les historiens, on estime qu'elle a commencé autour des années 1060, soit peu de temps avant la conquête de l'Angleterre. Guillaume, visionnaire et soucieux de sécuriser son duché, entreprit l'édification d'une forteresse d'envergure, bien plus qu'une simple résidence. Le château de Caen était conçu pour être un centre administratif, un lieu de justice, et surtout, une place forte militaire capable de contrôler la Basse-Normandie et de dissuader toute rébellion.

Imaginez l'activité intense qui régnait alors sur la colline : des artisans taillant la pierre, des charpentiers érigeant les premières structures en bois, des soldats assurant la sécurité du chantier. La construction de ce château symbolisait la montée en puissance de Guillaume et sa volonté de laisser une empreinte durable sur son territoire.

Contrairement à Falaise, qui était un lieu de naissance et une forteresse héritée, le château de Caen était en quelque sorte la "création" de Guillaume en tant que duc. Il y investit des ressources considérables et en fit un symbole de son autorité. Le donjon, pièce maîtresse de l'ensemble, offrait une vue imprenable sur la ville et la plaine environnante, rappelant à tous la présence et la puissance du duc.

Au-delà de sa fonction militaire, le château de Caen fut également un lieu de vie pour Guillaume et sa femme, Mathilde de Flandre. Bien que leurs résidences principales aient pu varier, Caen occupait une place importante dans leur administration du duché. C'est ici que des décisions cruciales furent prises, des actes officiels furent signés, et où la cour ducale se réunissait.

Après la conquête de l'Angleterre en 1066, le château de Caen conserva son importance stratégique pour Guillaume, lui permettant de maintenir un lien fort avec son duché d'origine. Il continua à l'aménager et à le renforcer, conscient de la nécessité de défendre ses possessions continentales.

Ainsi, le château de Caen se dresse comme un témoignage éloquent de l'ambition et de la puissance de Guillaume le Conquérant. Plus qu'une simple construction défensive, il incarne la volonté d'un duc de forger un territoire uni et prospère, laissant derrière lui un héritage qui résonne encore aujourd'hui à travers les siècles.

 L'Écho des Drakkars sous les Murs du Château 

Exposition Vikings-Normands

 

Ma visite du Château de Caen en été 2023. Quelle belle occasion de plonger au cœur de l'histoire fascinante qui lie mes ancêtres Vikings à la Normandie. Laissez-moi vous emmener à travers les portes de cette exposition captivante, où le passé a pris vie entre les murs chargés d'histoire.

Pénétrer dans les salles du Musée de Normandie, au sein même du château de Caen, c'était un peu comme embarquer à bord d'un drakkar voguant à travers les brumes du temps. L'exposition de l'été 2023 n'était pas une simple présentation d'artefacts ; c'était un récit vibrant, une immersion dans le destin singulier de ces hommes venus du Nord et de leur héritage profond sur la terre normande.

Dès les premiers pas, je suis saisi par l'atmosphère. Des éclairages subtils mettaient en valeur des objets chargés d'histoires : des armes redoutables, témoins de leur puissance guerrière, côtoyaient des bijoux délicats, reflets d'un artisanat raffiné. Des outils du quotidien racontaient leur vie, leurs croyances, leur adaptation à cette nouvelle terre.

Loin des clichés réducteurs, l'exposition dévoilait la complexité de la culture viking. On découvrait leurs talents de navigateurs et de commerçants, leurs liens avec d'autres contrées, leur mythologie riche et foisonnante. Des cartes interactives permettaient de suivre leurs expéditions audacieuses, de la Scandinavie jusqu'aux rivages de la Normandie.

Puis, le récit se concentrait sur la transformation. Comment ces Vikings, d'abord redoutés pour leurs raids, se sont-ils progressivement intégrés, mêlant leur culture à celle des populations locales ? L'exposition mettait en lumière ce processus d'acculturation, cette alchimie qui a donné naissance à l'identité normande.

Au fil des salles, on croisait des figures emblématiques, des chefs vikings audacieux aux premiers ducs de Normandie, dont l'ascendance scandinave était palpable. L'héritage linguistique, les noms de lieux qui résonnent encore aujourd'hui, les techniques agricoles et maritimes : autant de traces de cette rencontre entre deux mondes.

L'exposition ne manquait pas de souligner le rôle crucial du château de Caen lui-même dans cette histoire. Érigé par Guillaume le Conquérant, un descendant direct de ces Vikings, il symbolisait la pérennité du pouvoir normand, fruit de cette fusion culturelle unique. Déambuler dans les salles du musée, au sein de cette forteresse millénaire, donnait une dimension palpable à ce passé. On pouvait presque entendre les échos des langues anciennes, le cliquetis des armes, les chants des vikings.

En ressortant de l'exposition, le regard porté sur les pierres du château de Caen n'était plus le même. Elles semblaient murmurer les sagas des Vikings, l'ambition des ducs, le lent processus d'une assimilation qui a façonné l'identité de toute une région. L'été 2023 au château de Caen fut une véritable invitation au voyage dans le temps, une exploration captivante des racines profondes de la Normandie.

Des Vikings et des Normands.- Musée de Normandie 2023

Dossier Pédagogique PDF sur les Normands Vikings

 

https://www.youtube.com/watch?v=9YXFISkfQw0

https://www.youtube.com/watch?v=wUyt2zWyMsA&t=9s

 

 
 

Imposante et Royale Forteresse Médiévale à Rouen

 

En 1204, immédiatement après avoir consolidé sa conquête de la Normandie, le puissant roi Philippe Auguste ordonna l'édification d'un château à Rouen. Ce dernier fut stratégiquement implanté sur la colline de Bouvreuil, une position dominante offrant une vue imprenable sur la ville et ses environs. Cette décision marquait la volonté du monarque capétien d'affirmer son autorité et de contrôler efficacement cette importante capitale normande.

La forteresse royale fut construite sur un site chargé d'histoire, à l'emplacement même de l'ancien amphithéâtre gallo-romain, dont les vestiges ont peut-être même servi de fondations partielles. Entre 1204 et 1210, un vaste chantier transforma la colline en l'un des plus grands châteaux jamais entrepris par Philippe Auguste en Normandie, témoignant de l'importance qu'il accordait à Rouen.

De plan polygonal complexe, le château était initialement constitué d'une enceinte fortifiée ponctuée par une dizaine de tours défensives. Parmi celles-ci se dressait la tour maîtresse, l'imposant Donjon, véritable symbole de puissance et dernier rempart en cas d'attaque. Aujourd'hui, cette tour massive est le seul vestige encore visible de ce château médiéval d'envergure, nous offrant un aperçu tangible de sa grandeur passée.

Informations complémentaires sur le Château de Rouen 

  • Rôle stratégique et politique : Le château de Rouen n'était pas seulement une structure militaire défensive. Il servait également de résidence royale lors des séjours du monarque en Normandie, symbolisant le pouvoir central et facilitant l'administration de la province. Il abritait des garnisons royales fidèles et pouvait servir de prison d'état pour les figures importantes.

  • Le Donjon : La tour maîtresse, ou Donjon, était bien plus qu'une simple tour de défense. C'était le cœur du château, souvent la résidence du commandant ou du représentant royal. Sa construction massive en pierre de taille témoigne d'une architecture militaire avancée pour l'époque. Il possédait probablement plusieurs niveaux, des espaces de stockage, des salles de réception et des appartements. Son épaisseur et sa hauteur le rendaient extrêmement difficile à prendre.

  • Les autres tours et l'enceinte : Bien que disparues aujourd'hui, les autres tours qui composaient l'enceinte du château jouaient un rôle crucial dans sa défense. Elles permettaient de flanquer les murs, offrant des angles de tir variés pour repousser les assaillants. L'enceinte elle-même était probablement constituée de courtines épaisses, renforcées par des fossés (peut-être alimentés par un cours d'eau) et des systèmes de portes fortifiées avec des herses et des pont-levis.

  • Disparition progressive : Au fil des siècles, le château de Rouen a connu des transformations et un déclin progressif. Certaines parties ont été démantelées ou intégrées dans de nouvelles constructions. La Révolution française a également contribué à sa dégradation.

  • Vestiges archéologiques : Outre le Donjon, des fouilles archéologiques menées à Rouen ont permis de mettre au jour des éléments des fondations et des structures du château, offrant aux historiens une meilleure compréhension de son plan et de son organisation spatiale.

  • Le Donjon aujourd'hui : Le Donjon, bien que seul témoin de l'ancienne forteresse, reste un monument impressionnant. Il a connu différentes utilisations au cours de son histoire, notamment comme lieu de stockage et même comme prison. Il est aujourd'hui un site historique visitable, permettant d'imaginer la grandeur du château de Philippe Auguste.

Le Donjon

Emblème de l'Innovation Architecturale Capétienne

 

Le Donjon, que l'histoire a également immortalisé sous le nom de Tour Jeanne d'Arc en mémoire de sa captivité, constitue un témoignage exceptionnel de l'architecture novatrice développée sous le règne de Philippe Auguste. Il incarne à lui seul la puissance et la modernité des constructions royales de cette période.

Philippe Auguste fut un bâtisseur infatigable, initiateur d'un programme de construction d'une ampleur sans précédent à travers l'ensemble du domaine royal. Visionnaire et soucieux de renforcer son autorité, il s'entoura d'un corps d'ingénieurs talentueux et efficaces. Ces derniers furent chargés de superviser une multitude de chantiers : la réparation et la modernisation des fortifications existantes, l'érection de nouvelles enceintes urbaines pour protéger les villes en pleine croissance, et l'édification de tours défensives robustes au sein des châteaux royaux. On attribue à son règne la construction de pas moins de 27 tours circulaires, disséminées stratégiquement à travers le royaume. Ces tours, véritables marqueurs de l'architecture philippienne, respectaient des principes constructifs uniformes et ingénieux.

Ainsi, le Donjon de Rouen, en tant que tour maîtresse du château, concentre et illustre parfaitement les caractéristiques distinctives des tours conçues sous l'égide de Philippe Auguste. Sa conception, tant au niveau de son plan que de ses techniques de construction, reflète l'expertise et l'innovation des ingénieurs royaux de cette époque.

 

Le Donjon : Une Forteresse Circulaire Isolée et Redoutable

Caractéristique emblématique de l'architecture philippienne, le Donjon du château de Rouen se dresse avec sa forme circulaire imposante, dominant l'ensemble de la forteresse. Stratégiquement positionné à l'un des angles du château, il bénéficiait d'une isolation supplémentaire grâce à un fossé spécialement creusé, renforçant encore sa fonction de dernier retranchement et de point de contrôle essentiel.

S'élevant à une hauteur d'environ 30 mètres et affichant un diamètre respectable de 14 mètres, le Donjon impressionne par sa robustesse. Ses murs massifs, atteignant une épaisseur considérable de 4,20 mètres, témoignaient d'une conception pensée pour résister aux assauts les plus déterminés des machines de siège de l'époque.

L'agencement intérieur de la tour suivait scrupuleusement les principes du modèle philippien, alliant fonctionnalité défensive et confort rudimentaire. Le rez-de-chaussée abritait des éléments essentiels tels qu'un puits, garantissant un approvisionnement en eau même en cas de siège prolongé, et une cheminée, indispensable pour le chauffage et la préparation des repas. Un escalier à vis, ingénieusement intégré à l'épaisseur des murs, permettait d'accéder aux étages supérieurs, optimisant l'espace et facilitant la circulation des défenseurs.

Les différentes salles du Donjon illustrent parfaitement la double nature des tours philippiennes, conçues comme des ouvrages à la fois défensifs et résidentiels. Elles pouvaient servir de lieux de stockage pour les provisions et l'équipement militaire, d'espaces de logement pour la garnison ou le commandant, et potentiellement de salles de réception ou de justice en cas de besoin. Cette polyvalence renforçait le rôle central du Donjon au sein de la forteresse.

Des Détails Architecturaux Révélateurs de la Conception Stratégique du Donjon

L'agencement du Donjon recelait des détails architecturaux ingénieux, témoignant d'une conception stratégique minutieuse. L'isolement de la tour maîtresse par un fossé distinct du reste de la forteresse n'était pas anodin. Cette particularité offrait une défense accrue, transformant le Donjon en un ultime refuge quasiment imprenable en cas de prise des autres éléments du château. Elle pouvait également répondre à un besoin de sécurité renforcée, isolant une zone sensible, comme d'éventuelles prisons d'état ou des réserves précieuses. Enfin, cette séparation physique soulignait symboliquement le pouvoir et la centralité du Donjon au sein de l'ensemble castral.

La monumentalité du Donjon, perceptible à travers ses dimensions impressionnantes, renforçait son rôle dominant. S'élevant à près de 30 mètres de hauteur, il offrait un poste d'observation privilégié sur les environs, crucial pour anticiper toute menace. L'épaisseur considérable de ses murs, atteignant 4,20 mètres, illustrait une volonté de construire une structure d'une robustesse exceptionnelle, capable de résister aux techniques de siège de l'époque.

À l'intérieur, l'intégration d'un escalier à vis représentait une innovation architecturale astucieuse aux multiples avantages. Sa conception en colimaçon permettait un gain de place significatif par rapport à un escalier droit. De plus, il constituait un élément de défense passive non négligeable, obligeant les éventuels assaillants à progresser lentement et en file indienne, les exposant ainsi aux tirs des défenseurs situés aux niveaux supérieurs.

La conception même des espaces intérieurs du Donjon révélait sa double fonction, à la fois défensive et résidentielle, caractéristique essentielle des tours philippiennes et des châteaux médiévaux en général. Contrairement à de simples tours de guet, le Donjon était conçu pour abriter des personnes, des provisions et du matériel militaire en cas de siège prolongé, assurant ainsi une capacité de résistance autonome et durable.

Un Centre de Pouvoir Multifonctionnel et le Théâtre d'Événements Historiques Cruciaux

Bien plus qu'une simple structure militaire, la forteresse de Rouen était un véritable centre névralgique du pouvoir en Normandie. Elle cumulait des fonctions défensives essentielles avec des rôles administratifs de premier plan. Elle abritait notamment le siège de l'Échiquier de Normandie, l'ancienne cour de justice et organe administratif ducal puis royal, ainsi que les administrations du Bailliage et de la Vicomté de Rouen, des circonscriptions administratives et judiciaires royales. De plus, le château servait régulièrement de lieu de résidence pour le monarque lors de ses séjours en Normandie, soulignant son importance politique et symbolique.

Pendant près de cinq siècles où il dominait l'horizon rouennais, le château fut le témoin et le théâtre d'événements historiques majeurs qui marquèrent l'histoire de France.

La Guerre de Cent Ans laissa une empreinte indélébile sur ses murs. C'est dans l'enceinte de cette forteresse que se déroula l'un des épisodes les plus tragiques de cette période : le procès de Jeanne d'Arc. La Pucelle d'Orléans y fut maintenue captive du 23 décembre 1430 au 30 mai 1431. Elle fut enfermée dans une tour qui, par la suite, fut nommée la « tour de la Pucelle ». Bien qu'il ne subsiste aujourd'hui que les fondations de cette tour, son souvenir reste profondément ancré dans la mémoire collective. Un moment particulièrement poignant de sa captivité se déroula le 9 mai 1431, lorsque Jeanne d'Arc fut conduite dans le redoutable Donjon où ses bourreaux tentèrent, en vain, de la menacer de torture pour la faire abjurer ses convictions.

Plus tard, durant les sanglantes guerres de Religion qui déchirèrent le royaume, catholiques et protestants se livrèrent des affrontements acharnés pour le contrôle de la ville de Rouen et de sa stratégique forteresse. Le château subit alors de violents bombardements, et ses tours furent gravement endommagées par les tirs d'artillerie. Face à l'état de délabrement avancé et aux coûts de réparation, un ordre de démolition fut finalement donné le 24 février 1590.

Le démantèlement de cette imposante forteresse royale débuta au tout début de l'année 1591, marquant la fin d'une époque pour le paysage et l'histoire de Rouen.

Informations complémentaires :

  • L'Échiquier de Normandie : Il est important de souligner le rôle crucial de l'Échiquier. Initialement une cour itinérante sous les ducs de Normandie, il se sédentarisa à Rouen et devint une institution essentielle pour l'administration de la justice et des finances de la province. Sa présence au sein du château soulignait le lien étroit entre le pouvoir militaire et l'autorité civile.

  • Le Bailliage et la Vicomté : Ces circonscriptions étaient les échelons locaux de l'administration royale. Le fait que leurs sièges soient situés dans le château renforçait le contrôle royal sur la région. Le bailli était un représentant du roi avec des pouvoirs administratifs, judiciaires et militaires, tandis que le vicomte avait des fonctions plus spécifiquement judiciaires et financières à une échelle plus locale.

  • Le procès de Jeanne d'Arc : Le choix du château de Rouen pour le procès de Jeanne d'Arc n'était pas anodin. Rouen était alors sous contrôle anglais, et le château offrait un lieu sûr et symboliquement fort pour affirmer la légitimité de la procédure orchestrée par l'évêque Pierre Cauchon, allié des Anglais. La captivité de Jeanne dans la "tour de la Pucelle" et sa confrontation dans le Donjon sont des moments poignants qui témoignent de l'injustice de son sort.

  • Les Guerres de Religion : Les sièges et les bombardements du château durant les guerres de Religion illustrent l'importance stratégique qu'il conservait, même après plusieurs siècles. Le fait que les deux camps se soient battus pour sa possession témoigne de son rôle clé dans le contrôle de la ville et de la région. Les dommages subis ont probablement rendu sa restauration trop coûteuse et ont précipité sa démolition.

  • La démolition : La décision de démolir une forteresse aussi importante témoigne d'une évolution des stratégies militaires et des priorités royales à la fin du XVIe siècle. Les coûts d'entretien et de modernisation des anciennes fortifications, face aux progrès de l'artillerie, ont pu jouer un rôle dans cette décision.

Du Centre du Pouvoir à Vestige Sauvé

 L'Érosion et la Résurrection du Château

 

Au cours des presque cinq siècles où il domina la ville de Rouen, le château fut le théâtre d'événements historiques majeurs, comme nous l'avons évoqué précédemment. Cependant, son rôle central commença à s'estomper à la fin du XVIe siècle.

L'année 1591 marqua le début d'une phase de démantèlement pour la forteresse. Une partie de ses tours et de ses imposants remparts furent méthodiquement rasées, et les matériaux ainsi récupérés furent réemployés dans d'autres constructions de la ville.

Au XVIIe siècle, les vastes terrains sur lesquels s'étendait autrefois le château furent cédés à de riches notables rouennais, qui y firent édifier d'élégants hôtels particuliers. Cette rapide urbanisation du site entraîna la disparition progressive de l'essentiel du château médiéval. Au début du XIXe siècle, seuls deux vestiges de cette grandeur passée subsistaient encore en élévation : la tour de la Pucelle, chargée d'une mémoire tragique, et l'imposant Donjon.

Malheureusement, cette situation ne perdura pas. Bientôt, la tour de la Pucelle fut à son tour sacrifiée au profit de l'agrandissement du pensionnat des Ursulines, effaçant un autre pan de l'histoire du château. Le Donjon, bien que portant les stigmates du temps et des destructions, restait cependant debout, ultime témoin de la puissance de la forteresse médiévale. Les aquarelles de l'époque, comme celle d'E.H. Langlois représentant la Tour Jeanne d'Arc en ruines, et les cartes postales montrant le Donjon intégré au nouvel paysage urbain, tel qu'avec l'hôtel Mathan, témoignent de cette période de transition.

C'est grâce à la mobilisation d'un inspecteur des Monuments historiques visionnaire et au succès d'une souscription nationale que le Donjon fut finalement sauvé d'une destruction imminente. En 1840, une étape cruciale fut franchie avec son classement au titre des Monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

De 1868 à 1884, le Donjon fit l'objet d'un vaste et méticuleux chantier de restauration. L'architecte Desmaret fut chargé de cette tâche délicate. S'inspirant des conseils éclairés de Viollet-le-Duc, il entreprit de reconstruire la tour à partir du premier étage et la surmonta d'une toiture en poivrière, dont l'existence était attestée par des documents datant du XIVe siècle, lui redonnant ainsi une silhouette plus complète.

Ironiquement, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Donjon connut un bref retour à une fonction militaire. En 1944, les forces d'occupation allemandes le transformèrent en bunker, intégrant une dalle de béton armé à sa partie supérieure. Ce vestige de béton, bien visible aujourd'hui, constitue un témoignage poignant d'une période plus récente de son histoire mouvementée.

Informations complémentaires :

  • Réemploi des matériaux : Le réemploi des pierres des châteaux démantelés était une pratique courante au Moyen Âge et à l'époque moderne. La pierre était un matériau coûteux, et sa réutilisation permettait d'économiser des ressources et du temps.
  • Urbanisation et hôtels particuliers : La transformation des terrains du château en zones résidentielles témoigne de l'évolution de la ville et de la perte de sa fonction militaire dominante. Les hôtels particuliers construits par les notables ont souvent laissé des traces architecturales intéressantes, même si elles ont remplacé le château.
  • La mémoire de la tour de la Pucelle : Bien que détruite, la mémoire de la tour de la Pucelle reste vive à Rouen, symbolisant l'injustice subie par Jeanne d'Arc. Des plaques commémoratives ou des noms de lieux peuvent perpétuer son souvenir.
  • Le rôle des Monuments historiques : Le classement du Donjon comme Monument historique en 1840 a été un tournant décisif, assurant sa préservation pour les générations futures. Cette démarche témoigne d'une prise de conscience croissante de l'importance du patrimoine médiéval.
  • La restauration par Desmaret et l'influence de Viollet-le-Duc : La restauration du Donjon au XIXe siècle s'inscrit dans un mouvement plus large de restauration des monuments médiévaux en France, souvent influencé par les théories de Viollet-le-Duc, qui prônait une restauration "dans le style de l'époque". La reconstruction de la toiture en poivrière est un exemple de cette approche.
  • L'utilisation comme bunker : L'utilisation du Donjon comme bunker pendant la Seconde Guerre mondiale illustre la manière dont des structures historiques peuvent être réappropriées pour des usages contemporains, parfois de manière surprenante. La dalle de béton est un rappel tangible de ce passé récent.

Une citée Médiévale chargée d' histoire.

 

Nichée entre Suisse Normande et Pays d'Auge. Le Château,  remonte à la période des Ducs de Normandie. Cette ville natale de Guillaume le Conquérant "Duc de Normandie" et devenu "Roi d'Angleterre", Descendant de Rollon le Viking 1er Duc de Normandie, il est le fils de Robert le Magnifique (Duc de Normandie) et de Harlève (Arlette de Falaise) Mes ancêtres directs dans mon arbre généalogique à la 36 ème génération de ma lignée Paternelle.

Guillaume le Conquérant fut un homme exceptionnel avec un destin hors du commun. Un homme intelligent et déterminé ! Il a su entreprendre la plus formidable expédition militaire de son temps. Il a apporté à la Normandie un développement économique et un rayonnement intellectuel sans précédent. Il fait parti des plus grands personnages importants de l'histoire.

Falaise, ville atypique du Calvados conserve un riche Patrimoine Historique, grâce à sa muraille, son château fort mais également les nombreux édifices religieux ouverts au grand public. Si vous êtes comme moi, passionnés d'histoire, la ville de Falaise vaut la peine d'être visitée !  A peine arrivée à Falaise, je ne voit que lui ! Cet imposant Château Médiéval, qui domine la ville. Sa stature majestueuse et impressionnante me donne envie de découvrir l'histoire de cette citée Médiévale fortifiée.

Né a Falaise en 1027, Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie, accomplit son 1er fait d'arme au Château. C'est ce succès qui le mènera en Angleterre, où il sera couronné Roi. En conclusion, je reviendrais à Falaise, car je n'ai pas eu le temps de visiter tous les musées. C'est une ville atypique et surtout (pour moi) riche en émotions, une ville chargée d'histoire.

Prenez le temps de vous balader en centre-ville, vous découvrirez une architecture unique ! Cette citée Médiévale vous fera remonter le temps, grâce à la présence d'ouvrages des siècles précédents, comme des anciennes maisons Médiévales, des anciennes portes des entrées de la ville, ou encore des Hôtels Particuliers du XVIIIe siècle.

L'évolution des fortifications en Normandie

 

La Normandie est une région riche en vestiges de mottes castrales, souvent érigées après la conquête normande de l'Angleterre en 1066, mais également antérieures pour affirmer le pouvoir ducal et seigneurial. L'évolution vers des châteaux en pierre plus sophistiqués s'est produite progressivement à partir du XIIe siècle. Les murs que vous avez observés pourraient dater de cette période de transition ou d'une phase ultérieure de construction.

La destruction des châteaux au fil du temps

 De nombreux châteaux normands ont été démantelés, endommagés ou détruits au cours des siècles, notamment pendant la Guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, ou par décision royale pour affaiblir le pouvoir des seigneurs locaux. La réutilisation des pierres pour d'autres constructions était une pratique courante.

La Normandie, est une région très riche en vestiges de mottes castrales et de très anciens châteaux forts.

Quelques vestiges de Mottes Castrales et Sites Potentiels en Normandie 

  • Motte castrale de Saint-Rémy-sur-Orne (Calvados) : Une motte bien conservée avec des traces possibles d'une basse-cour.
  • Motte castrale de Falaise (Calvados) : Bien que le château de Falaise soit célèbre pour sa construction en pierre ultérieure, la motte initiale sur laquelle il a été bâti est antérieure et visible.
  • Motte castrale de Domfront (Orne) : Le site du château de Domfront révèle une histoire complexe, avec une motte initiale suivie de constructions en pierre importantes dès le XIe siècle. Les vestiges du donjon roman sont impressionnants.
  • Motte castrale de Pontorson (Manche) : Des vestiges de la motte sont encore visibles, témoignant d'une ancienne fortification stratégique près de la baie du Mont-Saint-Michel.
  • Motte castrale de Gavray (Manche) : Une motte bien conservée offrant une bonne idée de la structure initiale.
  • Motte castrale de Vassy (Calvados) : Le site conserve des traces de la motte et des aménagements défensifs.
  • Motte castrale de Thury-Harcourt (Calvados) : Bien que le château ait été reconstruit, la motte d'origine est toujours présente.
  • Motte castrale de Gisors (Eure) : La motte est spectaculaire, surmontée par le château ultérieur. Les souterrains de la motte sont particulièrement intéressants.
  • Motte castrale de Tancarville (Seine-Maritime) : Le château actuel a succédé à une motte castrale dont des traces subsistent peut-être dans les fondations.
  • Motte castrale de Lillebonne (Seine-Maritime) : Le site du château gallo-romain a été réutilisé pour une motte castrale au Moyen Âge.
  • Nombreuses mottes identifiées par prospection archéologique : Il existe de nombreuses mottes moins connues, souvent visibles comme des collines isolées, parfois boisées, dans le bocage normand. Les cartes archéologiques et les sociétés d'histoire locale peuvent fournir des informations plus précises sur leur localisation.

Très Vieux Châteaux Forts

  • Château de Caen (Calvados) : Commencé par Guillaume le Conquérant au XIe siècle, il présente des éléments romans très anciens et une histoire riche.
  • Château de Falaise (Calvados) : Outre sa motte, le château conserve des parties importantes datant du XIIe siècle (Grand Donjon).
  • Château de Domfront (Orne) : Les ruines du donjon roman témoignent de la puissance de cette forteresse dès le XIe siècle.
  • Château de Bricquebec (Manche) : Possède un donjon roman impressionnant, l'un des plus anciens et des mieux conservés de Normandie.
  • Château de Pirou (Manche) : Bien que restauré, il conserve une architecture médiévale avec des éléments romans et une motte antérieure.
  • Château de Rouen (Seine-Maritime) : Bien que largement remanié, des éléments de sa construction remontent au Moyen Âge, succédant probablement à des fortifications plus anciennes. La Tour Jeanne d'Arc est un vestige notable.
  • Château de Dieppe (Seine-Maritime) : Le château actuel est plus tardif, mais le site a probablement été fortifié dès une époque antérieure.
  • Château de Gaillard (Eure) : Construit par Richard Cœur de Lion à la fin du XIIe siècle, il représente une évolution de l'architecture militaire mais témoigne de la continuité des sites fortifiés.

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Haute Normandie (Eure. Seine Maritime)

"La Normandie, terre de contrastes, a vu s'élever au fil des siècles de nombreuses forteresses, châteaux et manoirs, témoins d'une histoire riche et mouvementée.

De la période viking aux guerres de Religion, ces édifices ont marqué le paysage normand et abrité de grands personnages. Partez à la découverte de ces joyaux architecturaux, chacun avec son histoire et son charme.

De la côte aux bocages, en passant par les vallées fluviales, vous serez émerveillés par la diversité de ces édifices.

Que vous soyez passionné d'histoire, amateur d'architecture ou simplement en quête d'une escapade bucolique, cette page vous invitent à un voyage à travers les siècles."

CHÂTEAUX ET MANOIRS EN NORMANDIE

Dans le département de l'Orne (61)

174 Châteaux, 16 Châteaux forts, 151 Manoirs recensés

* Le Château d'Aché à Valframbert*

Une Épopée Architecturale. Des Origines à la Renaissance Néoclassique

Le château d'Aché, situé dans la commune de Valframbert dans l'Orne, a une histoire riche et complexe qui s'étend sur plusieurs siècles. Bien que l'édifice actuel date principalement du XIXe siècle, il est probable qu'un manoir se tenait déjà à cet emplacement.

Les premières traces de ce château remontent à une époque encore floue. Il est possible qu'un premier édifice ait existé sur ce site dès le Moyen Âge, servant de résidence seigneuriale. Cependant, les transformations successives et les ajouts réalisés au fil des siècles ont effacé en grande partie les traces de cette architecture initiale.

Au XIXe siècle, le château connaît une véritable renaissance. C'est sous l'impulsion de Coypel que l'ancien manoir est démoli et remplacé par un nouveau château, construit entre 1862 et 1865 dans un style néo-Louis XIII. Cette période marque un tournant majeur dans l'histoire du château, qui prend alors l'apparence monumentale que nous lui connaissons aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, Mezen ajoute une aile au château, respectant le style architectural d'origine. Cette extension vient compléter l'édifice et lui confère son aspect définitif.

Un Monument Chargé d'Histoire

Le château d'Aché est une construction imposante en briques et pierres, qui a su conserver certains éléments de décor intérieur d'époque. Le parc qui l'entoure est également remarquable, notamment grâce à son important potager du début du XIXe siècle et à son orangerie.

Les façades et les toitures du château, le vestibule et son escalier, la salle à manger et son décor, le salon et son décor sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 9 décembre 1994, témoignant ainsi de la richesse patrimoniale de ce lieu.  

Le Château d'Aché Aujourd'hui

Aujourd'hui, le château d'Aché est un lieu chargé d'histoire qui continue d'évoluer. De nombreuses rénovations ont été entreprises afin de préserver ce patrimoine exceptionnel et de le transmettre aux générations futures.

 

Il est difficile de donner un nombre exact de châteaux, mottes féodales, ruines et manoirs en Normandie, car les inventaires varient selon les sources et les critères utilisés. Cependant, on peut estimer qu'il y en a plusieurs centaines, voire plus d'un millier au total.

La Normandie compte un nombre important de ces structures pour plusieurs raisons :

1. Histoire mouvementée : La région a connu de nombreux conflits, notamment la guerre de Cent Ans, nécessitant la construction de fortifications.

2. Importance stratégique : Sa position côtière et sa proximité avec l'Angleterre en ont fait une zone clé à défendre.

3. Féodalité : Le système féodal a encouragé la construction de châteaux et manoirs comme symboles de pouvoir et d'autorité.

4. Richesse de la région : La prospérité agricole et commerciale de la Normandie a permis le financement de nombreuses constructions.

Ces structures ont été construites par différents acteurs :

1. Ducs de Normandie : Pour affirmer leur autorité et défendre leur territoire.

2. Seigneurs locaux : Pour protéger leurs domaines et affirmer leur statut social.

3. Rois de France et d'Angleterre : Pendant les périodes de conflit, pour contrôler la région.

4. Nobles et riches marchands : Particulièrement pour les manoirs et châteaux Renaissance, comme symboles de leur richesse et de leur statut.

La construction de ces édifices répondait à plusieurs objectifs :

1. Défense : Protection contre les invasions et les conflits internes.

2. Contrôle territorial : Affirmation de l'autorité sur un domaine.

3. Prestige : Démonstration de puissance et de richesse.

4. Administration : Centres de gestion des domaines féodaux.

5. Résidence : Lieux de vie pour la noblesse et l'élite locale.

Cette prolifération de châteaux et manoirs témoigne de l'importance historique, politique et économique de la Normandie au Moyen Âge et à la Renaissance.

Plusieurs seigneurs influents ont joué un rôle important dans la construction des châteaux en Normandie :

1. Guillaume le Conquérant : Fondateur du château de Caen au XIe siècle, l'un des plus grands châteaux médiévaux d'Europe.

2. Georges d'Amboise : Archevêque de Rouen et ministre de Louis XII, il a fait construire le château de Gaillon à partir de 1502, un chef-d'œuvre de la Renaissance française.

3. Gilles de Mauny : Seigneur de Saint-Georges-du-Vièvre et conseiller du roi François Ier, il a fait bâtir le château de Saint-Georges-du-Vièvre au XVIe siècle.

4. Jacques Le Pelletier : Grand bourgeois et armateur, conseiller de la ville de Rouen, il a fait construire le château de Martainville vers 1495.

5. Antoine Bohier : Abbé de Fécamp et conseiller de l'Échiquier, il a fait bâtir le château de Fontaine-le-Bourg vers 1512.

6. Claude Le Roux : Conseiller du parlement, il a fait construire le château de Tilly vers 1528-1535.

7. Gabriel de Chambray : Gentilhomme de la chambre d'Henri III, il a fait bâtir le château de Chambray vers 1578-1585.

Ces seigneurs, issus de la noblesse, du clergé ou de la haute bourgeoisie, ont contribué à l'évolution de l'architecture des châteaux normands, reflétant les styles et les besoins de leur époque.

 

 

Plusieurs événements historiques majeurs ont influencé la construction des châteaux en Normandie :

1. Les invasions vikings : Au Xe siècle, la menace viking a conduit à l'établissement des premières fortifications pour protéger le territoire.

2. L'établissement du duché de Normandie : Après la victoire de Rollon sur le roi de France au début du Xe siècle, Falaise devient l'une des premières cités de Normandie, entraînant le développement de son château.

3. Le règne de Guillaume le Conquérant : Vers 1060, Guillaume fait de Caen la capitale de son duché et y construit une importante citadelle, marquant le début d'une période de construction intensive de châteaux.

4. La guerre de Cent Ans : Au XIVe siècle, le conflit entre la France et l'Angleterre réaffirme l'importance stratégique des châteaux normands, entraînant des travaux de renforcement et de modernisation.

5. L'annexion de la Normandie par Philippe Auguste : En 1204, le rattachement du duché au royaume de France conduit à la reconstruction et au renforcement de nombreux châteaux, comme celui de Falaise.

6. Les guerres de Religion : Au XVIe siècle, les conflits religieux, notamment le siège de Falaise par Henri IV en 1590, mettent en évidence l'obsolescence des fortifications médiévales face à l'artillerie moderne.

Ces événements ont façonné l'architecture des châteaux normands, reflétant l'évolution des techniques de guerre et des besoins défensifs au fil des siècles.

Le département de l'Orne (61) possède un riche Patrimoine Médiéval, témoin de son histoire mouvementé entre la Normandie, le Maine et l'Anjou. Beaucoup de ces structures ont joué un rôle important pendant la guerre de 100 ans, comme le Donjon du Château de Carrouges. Certains sites, comme la cité Médiévale de Domfront et de Bellême, conservent encore des vestiges de fortifications tels que des remparts et des douves.

Les Châteaux forts les plus célèbres de l'Orne sont:

  • Le Château de Carrouges
  • Le Château (ruines) de Domfront
  • Le Château des Ducs d'Alençon
  • Le Château d'Ô

Ces Châteaux représentent non seulement l'histoire militaire de l'Orne, mais aussi l'évolution architecturale de la région à travers les siècles.

Nombreuses "Mottes Castrales" et "Structures Médiévales" ont disparu au fil du temps où n'ont pas été entièrement documentées.

"Le Château de Carrouges"

Un joyau Normand à travers les siècles

Niché au cœur de l'Orne, en Normandie, le Château de Carrouges est bien plus qu'une simple demeure. Considéré comme l'une des deux pépites du Patrimoine Normand avec le Mont Saint Michel, ce Château a été bâti durant la guerre de 100 ans. Il représente un mélange de style architecturaux et est niché au cœur d'un parc de 10 hectares. C'est un véritable témoin de l'histoire de France, un écrin architectural qui a traversé les siècles, porté par les destins de nombreuses familles.

Des origines médiévales à la Renaissance

Érigé au XIVe siècle, en pleine Guerre de Cent Ans, le château de Carrouges était à l'origine une place forte destinée à protéger la région. Ses épais murs de brique et son donjon témoignent de cette fonction défensive. Cependant, au fil des siècles, le château évolua. Au XVIe siècle, il fut embelli dans un style Renaissance, avec notamment l'ajout d'un pavillon d'entrée considéré comme l'un des premiers monuments de ce style en Normandie.

Les Gabriel : une dynastie d'architectes au service du château

Au XVIIIe siècle, le château connut un nouvel essor grâce à la famille Gabriel, célèbre dynastie d'architectes qui travailla également pour la Cour de Versailles. Les Gabriel entreprirent d'importants travaux de rénovation et d'aménagement, transformant Carrouges en une demeure de prestige. C'est à cette époque que le château acquit son aspect actuel, avec ses grands appartements et sa collection de vénerie unique en Europe.

Des personnages illustres et des événements marquants

Au cours de son histoire, le château de Carrouges a accueilli de nombreux personnages illustres. Parmi eux, on peut citer Jean de Carrouges, le premier seigneur connu du lieu, ou encore les différents propriétaires qui se succédèrent au fil des siècles, chacun laissant sa marque sur le château.

Le château a également été le théâtre d'événements historiques importants, comme les guerres de Religion qui laissèrent des traces sur ses fortifications.

Aujourd'hui, un monument ouvert au public

Aujourd'hui, le Château de Carrouges est un monument historique classé, ouvert au public. Il est géré par le Centre des monuments nationaux et propose de nombreuses animations tout au long de l'année. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir les collections du château, admirer son architecture et se plonger dans l'atmosphère d'une demeure seigneuriale.

 

 

 

Le Château de Domfront 

Un témoin de mille ans d'histoire

Niché au cœur de la Normandie, le Château de Domfront construit à la fin du XIe siècle. Ce Château conserve

une partie de son donjon, son châtelet et ses tours. Il a subi treize sièges en moins de 600 ans, témoignant de son

 importance stratégique. C'est un véritable joyau de l'architecture médiévale. Ses ruines, dressées fièrement sur

un éperon rocheux, témoignent d'une histoire tumultueuse qui s'étend sur près de mille ans.

Guillaume le Conquérant et la conquête de Domfront

Guillaume le Conquérant a joué un rôle déterminant dans l'histoire de Domfront. Ce château, initialement construit par les seigneurs de Bellême, était une position stratégique clé dans la région. Il représentait une menace pour le duché de Normandie, notamment en raison de sa proximité avec les terres angevines.

L'assiègement et la prise de Domfront : Vers 1049, Guillaume le Bâtard (futur Conquérant) assiégea et conquit le château de Domfront. Cette victoire fut une étape importante dans son entreprise de consolidation du pouvoir ducal en Normandie.

L'incorporation au duché de Normandie : La prise de Domfront marqua l'incorporation de cette région au duché de Normandie. Le château devint alors un élément essentiel du dispositif défensif normand face aux menaces extérieures.

Pourquoi Domfront était-il si important ?

Position stratégique : Situé à la frontière du Maine, le château contrôlait un passage important.

Symbole du pouvoir ducal : La conquête de Domfront affirmait l'autorité de Guillaume sur cette région et renforçait son prestige.

Base arrière : Domfront pouvait servir de base arrière pour des opérations militaires ultérieures, notamment en direction de l'Anjou.

illaume le Conquérant a laissé une empreinte indélébile sur l'histoire de Domfront. Ce château, qui a résisté aux assauts du temps, témoigne de l'importance stratégique de cette région et du rôle majeur joué par le futur roi d'Angleterre dans la construction de la Normandie ducale.

Des origines à la splendeur

Les premières fortifications en bois apparaissent au XIe siècle, sous l'impulsion de Guillaume de Bellême. C'est sous le règne d'Henri Ier Beauclerc, futur roi d'Angleterre, que le château de pierre voit le jour. Le site bénéficie alors d'une position stratégique, dominant la région et assurant la protection de ses habitants.

Un château fort assiégé

Au fil des siècles, le Château de Domfront devient un enjeu majeur dans les conflits qui secouent la région. Il subit treize sièges, témoignant de son importance militaire. Les Plantagenêts, les comtes d'Artois et bien d'autres se disputent sa possession.

La déchéance et la renaissance

Malgré sa résistance, le château est finalement démantelé au XVIIe siècle, sur ordre de Sully. Les pierres sont alors utilisées pour construire d'autres édifices. Aujourd'hui, il ne reste que des ruines, mais elles suffisent à nous transporter dans le passé et à imaginer la vie trépidante qui s'y déroulait.

Un patrimoine à préserver

Le Château de Domfront est un lieu chargé d'histoire, qui mérite d'être connu et protégé. Les vestiges sont aujourd'hui ouverts au public, offrant aux visiteurs la possibilité de flâner dans un cadre exceptionnel et de découvrir les secrets de ce château fort légendaire.

Personnages clés :

Guillaume de Bellême : Fondateur du premier château en bois.

Henri Ier Beauclerc : Constructeur du château en pierre, futur roi d'Angleterre.

Les Plantagenêts : Dynastie anglaise qui a possédé le château.

Les comtes d'Artois : Autre famille noble ayant revendiqué le château.

Sully : Ministre de Henri IV, responsable du démantèlement du château.

"Le Château des Ducs d'Alençon"

Une Forteresse chargée d'Histoire

 Un écrin d'histoire au cœur de la Normandie

Bienvenue dans mon univers féérique ! Aujourd'hui, je vous emmène à la découverte d'un lieu chargé d'histoire, qui a vu se succéder des générations de ducs et de comtes : le château d'Alençon.

Imaginez-vous, au XIIe siècle, au cœur de la Normandie. Les pierres du château se dressent fièrement, témoins silencieux d'une époque où les chevaliers étaient les maîtres du monde. Le donjon, massif et imposant, est le cœur battant de cette forteresse. C'est là que les ducs d'Alençon prenaient leurs décisions, stratégiques et politiques.

Un château, une famille

Les ducs d'Alençon, ces princes puissants et souvent turbulents, ont marqué de leur empreinte l'histoire de la Normandie. Pierre II, par exemple, a joué un rôle majeur dans la construction du château tel que nous le connaissons aujourd'hui. Au XIVe siècle, il lance d'importants travaux, donnant naissance à un édifice gothique d'une grande élégance. Son porche, véritable dentelle de pierre, est l'un des plus beaux de Normandie !

Les femmes, actrices de l'histoire

Mais l'histoire du château, ce n'est pas seulement celle des hommes. Les femmes ont également joué un rôle essentiel. Pensez à Jeanne d'Alençon, sœur de Charles V, qui a marqué son époque par son intelligence et son influence politique. Elle a su faire du château d'Alençon un lieu de culture et de raffinement.

Un héritage en péril

Malheureusement, le temps et les hommes ont laissé leurs marques sur le château. Au XVIe siècle, il commence à tomber en ruine. Les guerres de Religion, puis la Révolution française, accélèrent sa dégradation. Aujourd'hui, il ne reste que des vestiges, mais ils suffisent à nous transporter dans le passé et à imaginer la vie trépidante qui s'y déroulait autrefois.

Le Château d'Alençon : une histoire riche en rebondissements

Un édifice chargé d'histoire, qui a vu se succéder de nombreux propriétaires et a été le théâtre d'événements marquants.

Les origines et les premiers propriétaires

Les origines exactes de la construction du château d'Alençon sont difficiles à établir avec certitude.

Cependant, on sait que le site a été occupé dès l'époque gallo-romaine. Le château tel que nous le connaissons aujourd'hui a été construit progressivement, à partir du XIIe siècle.

Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, a joué un rôle important dans l'histoire du château. Il a conquis Alençon en 1113 et a fait construire un donjon qui sera intégré au château ultérieur.

Les comtes et ducs d'Alençon

Après Henri Ier Beauclerc, le château est passé aux mains de comtes et de ducs d'Alençon. Ces derniers ont largement contribué à l'agrandissement et à l'embellissement de l'édifice.

  • Guillaume III Talvas : Il a reçu Alençon en 1119, à l'exception du donjon.
  • La dynastie des Valois : À partir du XIVe siècle, le château est devenu une possession de la famille royale de France, les Valois. Jean Ier, puis Jean II, ont notamment marqué l'histoire du château.
  • Marguerite de Navarre : Au XVIe siècle, Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, a séjourné régulièrement au château. Elle a fait d'Alençon un centre culturel important.

Événements historiques marquants

  • Les guerres de Religion : Le château a souffert des guerres de Religion. Il a été partiellement détruit et a perdu de son importance stratégique.

  • La Révolution française : La Révolution française a entraîné la vente des biens nationaux. Le château a été vendu comme bien national et a été progressivement démantelé.

Après la Révolution, le château a connu de nombreux propriétaires. Il a été utilisé à diverses fins : carrière de pierres, entrepôt...

Le château aujourd'hui est devenu une maison d'arrêt

Aujourd'hui, il ne reste que des vestiges de l'ancien château d'Alençon. Malgré tout, ces vestiges témoignent de l'importance historique de ce lieu. Des fouilles archéologiques régulières permettent d'en apprendre davantage sur son histoire.

Les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France ont été complexes et ont évolué au fil des siècles, oscillant entre allégeance, rivalité et parfois même rébellion.

Les grandes lignes de ces relations peuvent être résumées ainsi :

  • Allégeance vassalique: En tant que grands vassaux du roi de France, les ducs d'Alençon étaient tenus de lui prêter hommage et de le servir militairement. Cette relation vassalique était source de tensions, notamment lors des guerres et des conflits successoraux.
  • Rivalités familiales: Les ducs d'Alençon étaient souvent membres de la famille royale de France, ce qui créait des liens de parenté mais aussi des rivalités pour la succession au trône. Ces rivalités pouvaient conduire à des intrigues politiques et à des complots.
  • Autonomie politique: Les ducs d'Alençon cherchaient à préserver une certaine autonomie politique dans leurs domaines. Ils disposaient de leurs propres armées, de leurs propres cours et menaient une politique étrangère parfois indépendante de celle du roi de France.
  • Périodes de tension: Les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France ont connu des périodes de tension, voire de conflit ouvert. Certains ducs d'Alençon ont soutenu des révoltes contre le roi ou ont participé à des complots.

Quelques exemples pour illustrer ces relations :

  • Charles II d'Alençon (dit le Magnanime) était un fidèle serviteur du roi Philippe VI de Valois. Il a combattu à ses côtés lors de la guerre de Cent Ans et est mort à la bataille de Crécy.
  • Jean II d'Alençon a été un partisan de Charles V et a joué un rôle important dans la reconquête de l'Aquitaine.
  • François d'Alençon (futur duc d'Anjou), frère de Henri III, a été un opposant farouche à son frère. Il a participé à des complots et a soutenu les protestants pendant les guerres de Religion.

En résumé, les relations entre les ducs d'Alençon et les rois de France étaient marquées par une ambivalence constante.

Les ducs d'Alençon étaient à la fois des sujets fidèles et des rivaux potentiels du roi. Leurs actions étaient souvent motivées par des considérations politiques, familiales et personnelles.

Un fait marquant

Durant la seconde guerre Mondiale, de nombreuses personne furent torturées dans ce Château par la gestapo

Pourquoi je l'aime ?

J'aime le château d'Alençon pour son histoire tumultueuse, pour les personnages hauts en couleur qui l'ont habité, et pour son architecture élégante. C'est un lieu qui nous rappelle que l'histoire est faite d'hommes et de femmes, de joies et de peines, de victoires et de défaites.

 

Le Château d'Ô

 Un joyau de l'histoire Normande

Niché au cœur de l'Orne, le château d'Ô, érigé à la fin du XVe siècle, est un témoignage vivant de l'architecture Gothique flamboyante et de la Renaissance. Son histoire, intimement liée à celle de la Normandie, est riche en rebondissements et en personnages illustres. Ce Château offre des visites de ses extérieurs et intérieurs, notamment l'ancienne salle des gardes et la grande galerie 

Les origines

Les fondations du château remontent au Moyen Âge, sur une terre qui fut le berceau d'une puissante famille normande. Robert d'Ô, l'un de ses premiers représentants connus, accompagna le duc de Normandie Robert Ier le Magnifique lors d'un pèlerinage en Terre Sainte dès 1035.

Évolution architecturale

Le château que nous connaissons aujourd'hui est le fruit de plusieurs remaniements au cours des siècles. Son architecture gothique flamboyante, avec ses hautes toitures et ses tourelles effilées, contraste avec les éléments Renaissance ajoutés ultérieurement. Les douves, l'orangerie et les communs complètent cet ensemble architectural remarquable.

Les seigneurs d'Ô

Au fil des siècles, de nombreux seigneurs ont laissé leur empreinte au château d'Ô. Leurs alliances, leurs rivalités et leurs exploits ont façonné l'histoire de ce lieu. 

Les Seigneurs et Propriétaires du Château d'Ô : Une Histoire Riche en Événements

Le château d'Ô, situé en Normandie, a vu se succéder de nombreuses personnalités au fil des siècles. Chacune a laissé son empreinte sur ce lieu chargé d'histoire. Voici un aperçu de quelques-uns des personnages les plus marquants et des anecdotes qui les entourent :

Les d'O, les fondateurs :

  • La famille d'O est incontestablement celle qui a le plus marqué l'histoire du château. Pendant plusieurs générations, ils ont agrandi et embelli le domaine.

  • François d'O, malgré sa disgrâce par Henri III, a laissé une empreinte indélébile sur le château. Il est notamment à l'origine de la construction des deux ailes, dont l'une est un parfait exemple du style Henri IV.

  • Jean II d'O a également joué un rôle important dans les travaux du château. Capitaine des Gardes du corps de Henri II, il a apporté une touche royale au domaine.

Les autres propriétaires notables :

  • Les Montagu : Après les d'O, c'est la famille Montagu qui acquiert le château en 1648. Ils poursuivent les travaux d'embellissement, notamment au niveau de la décoration intérieure.

  • La famille Rocques : Au XVIIIe siècle, les Rocques entreprennent de nouveaux travaux, comme la construction de l'orangerie.

  • Jacques et Yolande de Lacretelle : Au XXe siècle, ce couple d'amoureux du patrimoine a joué un rôle essentiel dans la restauration du château, lui redonnant son éclat d'antan.

Anecdotes et histoires :

  • François d'O et ses dépenses somptuaires : Malgré sa disgrâce, François d'O a mené une vie fastueuse, dépensant sans compter. Sa mort, quasi ruiné, a été très critiquée par ses contemporains.

  • Le château au fil des révolutions : Comme de nombreux châteaux français, Ô a traversé les révolutions et les guerres. Il a été saisi et a changé de mains à plusieurs reprises.

  • La restauration du XXe siècle : Les travaux de restauration menés par les Lacretelle ont été considérables. Ils ont permis de sauver le château de la ruine et de le faire connaître du grand public.

Le château aujourd'hui

Après avoir traversé les tourments de l'Histoire, le château d'Ô est aujourd'hui ouvert au public. Il offre aux visiteurs la possibilité de découvrir son architecture exceptionnelle, de flâner dans ses jardins et d'imaginer la vie de ses anciens occupants.

Conclusion

Le château d'Ô est bien plus qu'un simple édifice. C'est un livre ouvert sur l'histoire de la Normandie, un lieu où se mêlent architecture, nature et patrimoine. En visitant ce château, c'est un voyage dans le temps que vous entreprenez.

 

Le Château de Couterne

Une Épopée Normande

Immersion dans l'histoire

Niché au cœur de la Normandie, dans le paisible département de l'Orne, le Château de Couterne se dresse fièrement depuis les XVIe et XVIIe siècles. Ce joyau architectural, inscrit aux Monuments Historiques, nous invite à un voyage dans le temps à travers ses murs de granit et de briques roses.

Des origines à nos jours

Les premières pierres du château furent posées sous l'impulsion de Jehan de Frotté, marquant ainsi le début d'une longue histoire. Au fil des siècles, cette demeure seigneuriale a été le théâtre de nombreux événements qui ont façonné l'histoire de la région. Les guerres de Religion, la Révolution française et la Chouannerie ont laissé leurs empreintes sur ses murs.

Un lieu de vie et d'histoire

Le château de Couterne n'était pas seulement une forteresse, mais aussi un lieu de vie où se croisaient seigneurs, paysans et serviteurs. Les salons accueillaient les réceptions fastueuses, tandis que les cuisines mijotaient de savoureux plats. Les jardins, quant à eux, offraient un cadre bucolique pour les promenades et les moments de détente.

Un patrimoine à préserver

Aujourd'hui, le château de Couterne est ouvert au public, qui peut découvrir une salle d'exposition retraçant l'histoire de la demeure et de la région. Le parc, quant à lui, invite à la flânerie et à la contemplation.

Les Seigneurs de Couterne.  Une histoire riche et mouvementée

Le château de Couterne, situé dans le département de l'Orne, en Normandie, a été le théâtre de nombreux événements historiques et a abrité des personnages illustres. Voici un aperçu des principaux seigneurs et propriétaires qui ont marqué son histoire, ainsi que quelques anecdotes 

Personnages clés et anecdotes

  • Marguerite de Navarre : La reine, sœur de François Ier, était une femme de lettres et une mécène. Ses relations avec Jehan de Frotté témoignent de l'importance de Couterne à cette époque.
  • La Chouannerie : Le château a été un refuge pour les insurgés chouans pendant la Révolution française. Louis de Frotté y a organisé de nombreuses opérations militaires.

 Les Frotté, une dynastie au cœur de l'histoire

  • Jehan de Frotté : C'est lui qui acquiert le château en 1542. Secrétaire et contrôleur général des finances de Marguerite de Navarre, il y édifie un "hébergement" où il se retire après une carrière au service de la reine. Le premier propriétaire connu du château, à l'origine de sa construction. Les Seigneurs de Couterne Une histoire riche et mouvementée   

  • Louis de Frotté : Petit-fils de Jehan, il devient une figure emblématique de la Chouannerie en Normandie. Le château devient alors un haut lieu de la résistance contre les révolutionnaires.

  • Charles-Gabriel Daniel de Frotté : Père de Louis, il est seigneur et patron de Couterne au moment de la Révolution.

Bien que les Frotté aient marqué l'histoire du château de manière indélébile, d'autres familles ont également laissé leur empreinte. Il est plus difficile de retracer l'intégralité des propriétaires, mais les archives locales peuvent révéler des informations précieuses.

Le château, témoin de son temps

Le château de Couterne a traversé les siècles, témoignant des grands événements qui ont marqué la France. Il a été le lieu de fêtes fastueuses, de réunions secrètes, de luttes politiques et religieuses. Son histoire est intimement liée à celle de la région et de ses habitants.

  • Les guerres de Religion : Le château a été impliqué dans les conflits religieux qui ont secoué la France au XVIe siècle.

  • La Révolution française : La demeure a subi les bouleversements de la Révolution et a été pillée.

  • La Chouannerie : Le château a été un lieu de refuge pour les chouans, ces royalistes qui résistaient à la République.

 

L' ancien Château Fort de Bonvouloir à Juvigny sous Andaines

 Un témoin de l'histoire normande

Niché au cœur de la forêt d'Andaine, en Normandie, le Château de Bonvouloir est un joyau architectural qui témoigne de l'histoire tumultueuse de la région. Érigé en 1485 par Guyon Essirard, conseiller et maître d'hôtel de René, duc d'Alençon, ce château fort répondait à une double fonction : résidence seigneuriale et poste de surveillance.

Des origines médiévales à la transformation en ferme

À l'origine, le château se composait d'une basse-cour entourée de fortifications et d'une tour principale, la célèbre "tour de Bonvouloir" ou "phare de la forêt d'Andaine". Cette dernière, haute de 26 mètres, servait de guet et permettait de signaler la présence d'ennemis potentiels.

En 1515, le château passa entre les mains de la famille Achard de Bonvouloir, qui occupa des postes importants au sein de l'administration locale. Sous leur règne, le château connut une période de prospérité. Cependant, au XVIIe siècle, les fortunes de la famille déclinèrent et le château fut transformé en corps de ferme. Cette reconversion entraîna la démolition d'une partie des fortifications et des bâtiments d'origine.

Un patrimoine architectural préservé

Malgré les outrages du temps et les transformations successives, le Château de Bonvouloir a conservé une partie de son charme d'antan. La tour principale, le pigeonnier, l'ancienne chapelle et les vestiges des bâtiments agricoles témoignent de son riche passé.

Aujourd'hui, le site est ouvert au public et invite les visiteurs à découvrir l'histoire de cette forteresse médiévale. Les amateurs d'histoire et de patrimoine apprécieront de flâner dans les ruines et d'imaginer la vie quotidienne des seigneurs et de leurs serviteurs.

Quelques anecdotes et personnages

  • Guyon Essirard : Ce conseiller du duc d'Alençon était un personnage influent qui joua un rôle important dans la construction du château.

  • La famille Achard de Bonvouloir : Cette famille noble occupa le château pendant plusieurs générations et marqua profondément l'histoire locale.

  • La tour de Bonvouloir : Ce véritable phare de la forêt d'Andaine servait à guider les voyageurs et à signaler les dangers.

 

"Le Château d'Aché à Valframbert" 

Une Épopée Familiale au Cœur de la Normandie

Plongez avec moi dans l'histoire fascinante de ce château 

Ce joyau architectural, érigé au XIXe siècle dans un style néo-Louis XIII, cache bien des secrets. Derrière ses façades imposantes et ses jardins à la française, c'est toute une lignée de seigneurs et de chevaliers qui a façonné son destin.

Les Galois d'Aché, une saga médiévale

Les origines du château remontent à un modeste manoir, berceau d'une famille de chevaliers renommée : les Galois d'Aché. Ces braves guerriers ont marqué l'histoire de la Normandie, participant à des croisades, défendant leur territoire et tissant des alliances avec les plus grandes familles de l'époque. 

Des héros de la première croisade : Guillaume d'Aché et ses fils ont combattu aux côtés de Robert Courte-Heuse en Terre Sainte.

Au service des ducs d'Alençon : Jean d'Aché, dit le Grand Galois, a accompagné Pierre II d'Alençon en Angleterre et s'est illustré par ses exploits.

Un rôle clé dans la Guerre de Cent Ans : C'est à Aché que le duc Jean II d'Alençon a reçu le soutien des Alençonnais pour reconquérir leur ville occupée par les Anglais.

Un héritage préservé Au fil des siècles, le château d'Aché a traversé les époques, résistant aux aléas de l'histoire. Aujourd'hui, il témoigne d'un riche passé et d'une généalogie exceptionnelle. Bien que propriété privée et donc inaccessible au public, il reste un lieu chargé d'histoire, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1994.

Pourquoi ce château me fascine-t-il ?

En tant que passionnée de châteaux et de manoirs normands, je suis particulièrement touchée par cette histoire familiale. L'attachement des Galois d'Aché à leur terre, leur courage et leur sens de l'honneur sont des valeurs qui résonnent en moi. De plus, l'architecture du château, mêlant tradition et modernité, est un véritable enchantement pour les yeux.

"Le Château de l'Aigle" 

Un voyage dans le temps au cœur de la Normandie

Imaginez-vous arpenter les couloirs d'un château qui a vu naître des légendes et traverser les siècles ?

C'est ce que vous promet le Château de L'Aigle, un véritable joyau architectural niché au cœur de l'Orne.

Des aigles et des seigneurs : une histoire millénaire

L'histoire du Château de L'Aigle remonte au XIe siècle, lorsque Fulbert de Beine, un puissant seigneur, décide d'édifier une forteresse sur ce site. La légende raconte que lors de la construction, un nid d'aigle fut découvert, donnant son nom à la future cité.

Au fil des siècles, le château a été le théâtre de nombreuses intrigues et a abrité des personnages illustres. Les familles de Beines, puis des Acres, ont marqué de leur empreinte ce lieu chargé d'histoire. Jacques des Acres, notamment, obtient en 1653 l'érection de la baronnie de L'Aigle en marquisat.

Un chef-d'œuvre architectural du XVIIe siècle

C'est sous l'impulsion de Louis des Acres que le château actuel est construit, selon les plans de Jules Mansard. Les travaux s'étendent sur plusieurs décennies et donnent naissance à un édifice majestueux, reflet du grand siècle. Ses façades imposantes, ses salons spacieux et ses jardins à la française témoignent d'un art de vivre raffiné.

Un témoin de l'Histoire

Le Château de L'Aigle a traversé les révolutions et les guerres. Il a été témoin des grands événements qui ont marqué la France. Aujourd'hui, il abrite le Musée Juin 44, qui retrace l'histoire de la libération de la région.

Pourquoi je suis tombée sous le charme de ce château ?

Ce qui me fascine tout particulièrement dans le Château de L'Aigle, c'est son histoire riche et tumultueuse, mais aussi son architecture majestueuse. J'aime imaginer les réceptions fastueuses qui s'y sont tenues, les secrets qu'il renferme et les personnages illustres qui y ont séjourné. C'est un lieu chargé d'émotions, qui nous transporte à travers les siècles.

 

"Château d'Aubry à Aubry en Exmes"

Une plongée dans l'histoire

Les fondations d'un passé glorieux

Le château d'Aubry-en-Exmes, situé dans la vallée de la Dives, est un édifice atypique qui témoigne d'une riche histoire. Ses origines remontent au XIVe siècle, avec la construction d'une tour circulaire crénelée et mâchicoulée, élément défensif typique de l'époque médiévale. Cette tour servait alors de bastion fortifié, faisant partie du système défensif de la forteresse d'Exmes.

Renaissance et métamorphoses

Au XVIe siècle, sous le règne d'Henri IV, les seigneurs d'Aubry-en-Exmes décidèrent de transformer cette ancienne tour en une demeure aristocratique plus confortable. C'est ainsi que furent édifiés trois étages supplémentaires, créant un édifice rectangulaire flanqué de quatre tourelles carrées. Cette superposition de styles architecturaux confère au château son caractère unique.

Un château abandonné

Malgré la qualité de sa construction et la beauté de son architecture, le château d'Aubry-en-Exmes devint inhabitable au fil du temps. En 1808, le propriétaire décida de construire une nouvelle demeure plus moderne à proximité, laissant à l'abandon ce vestige du passé.

Une histoire encore à écrire

Malheureusement, les archives concernant les propriétaires successifs du château d'Aubry-en-Exmes sont souvent incomplètes ou dispersées. Il est donc difficile d'établir une liste exhaustive de tous les seigneurs qui y ont résidé. Cependant, je peux affirmer que le Château a été habité par des familles nobles influentes de la région, qui ont joué un rôle important dans la vie politique et sociale de l'époque.

Des événements historiques qui ont marqué le château

Le château d'Aubry-en-Exmes a été le témoin de nombreux événements historiques 

  • Guerre de Cent Ans : Le château a sans doute joué un rôle défensif lors de ce conflit qui a ravagé la France pendant un siècle.
  • Guerres de Religion : La région de l'Orne a été touchée par les guerres de Religion, et il est probable que le château ait été impliqué dans ces affrontements.
  • Révolution française : La Révolution française a bouleversé l'ordre social et a entraîné la destruction de nombreux châteaux. Le château d'Aubry-en-Exmes n'a pas été épargné par ces événements.

Un patrimoine classé

Reconnaissant l'importance de ce patrimoine architectural, le château d'Aubry-en-Exmes a été classé aux Monuments Historiques, témoignant ainsi de sa valeur inestimable.

 

"Le Château d'Amilly à St Agnan sur Erre"

Une forteresse aux mille histoires

Immersion dans l'histoire d'un joyau normand

Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte d’un lieu chargé d’histoire, niché au cœur de l’Orne : le Château d’Amilly. Cette forteresse, qui a traversé les siècles, est bien plus qu’un simple édifice ; c’est un témoin privilégié des tumultes et des évolutions de notre région. Cet ancien château Féodal a été détruit pendant la guerre de 100 ans et remplacé par un Château Renaissance

Des origines médiévales à nos jours

Les premières pierres

Les origines du Château d’Amilly remontent au XIIe siècle. C’est à cette époque que Gautier, premier seigneur connu d’Amilly, une des grosses fortunes du Perche aurait érigé la première forteresse sur ses terres. Malheureusement, peu de traces de cette construction initiale sont visibles.

La Guerre de Cent Ans : une épreuve

Comme de nombreux châteaux normands, Amilly a subi les affres de la Guerre de Cent Ans. Au XIVe siècle, il fut détruit par les Anglais, témoignant ainsi de la violence des conflits qui ont marqué cette période.

Reconstructions et embellissements

Après la guerre, le château fut reconstruit et agrandi à plusieurs reprises, notamment aux XVᵉ et XVIᵉ siècles. Les différents propriétaires qui se succédèrent apportèrent chacun leur touche personnelle à l’édifice, lui conférant ainsi son caractère unique.

Des personnages illustres et des événements marquants

Les seigneurs d’Amilly

Au fil des siècles, de nombreux seigneurs ont habité le château. Certains d’entre eux ont joué un rôle important dans la vie politique et sociale de la région. 

Événements historiques

Le Château d’Amilly a été le théâtre de nombreux événements historiques. Il aurait notamment servi de refuge pendant les guerres de Religion. 

Un patrimoine à préserver

Aujourd’hui, le Château d’Amilly est un lieu chargé d’histoire qui mérite d’être préservé. Ses murs renferment des siècles de secrets et témoignent de la richesse du patrimoine normand.

 

"Le Château d'Aunay-les-Bois" 

Une histoire tumultueuse à découvrir

Immersion dans un écrin Normand

Lorsqu'on évoque la Normandie, les images de paysages verdoyants, de falaises abruptes et de charmants villages se succèdent. Mais au cœur de cette région riche en histoire, se dressent également de nombreux châteaux, témoins d'un passé glorieux. Parmi eux, le Château d'Aunay-les-Bois, dans l'Orne, mérite une attention toute particulière.

Des origines mystérieuses à une renaissance

Les origines exactes du Château d'Aunay-les-Bois restent en partie enveloppées de mystère. Si l'édifice que nous connaissons aujourd'hui date principalement de la fin du XVIe siècle, il est fort probable que des constructions plus anciennes aient existé sur ce site stratégique.

  • Un XVIe siècle marqué par la reconstruction : C'est à cette époque que le château prend véritablement forme, avec un vaste corps de logis et un toit pyramidant caractéristique. Les raisons de cette reconstruction sont multiples : besoin d'un espace plus vaste, volonté d'affirmer son pouvoir, ou encore désir de se protéger des conflits qui secouent la région.

  • Des transformations successives : Au fil des siècles, le château a connu de nombreuses transformations. Les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont été marqués par d'importants travaux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les façades ont été remaniées, les tours érigées et les intérieurs aménagés selon les goûts de chaque époque.

Des propriétaires prestigieux et des événements marquants

Au cours de son histoire, le Château d'Aunay-les-Bois a accueilli de nombreux propriétaires, chacun laissant sa marque sur ce lieu. Parmi eux, on compte :

  • Les Bonvoust : Cette famille noble a longtemps été liée au château. Leurs armoiries et leurs monogrammes sont encore visibles en certains endroits.

  • Le comte de Romanet de Beaune : Au XXe siècle, c'est cette famille qui a veillé sur le château.

Un patrimoine en péril

Malheureusement, en décembre 2021, un incendie ravage une grande partie du château. Cet événement tragique marque un tournant dans son histoire. Si les causes de cet incendie restent à éclaircir, il est certain que ce patrimoine architectural a subi de lourdes pertes.

Perspectives d'avenir

Aujourd'hui, le Château d'Aunay-les-Bois est partiellement inscrit aux monuments historiques. Malgré la destruction, il reste encore beaucoup à découvrir sur ce lieu chargé d'histoire. Des projets de restauration sont à l'étude, dans l'espoir de faire revivre ce joyau architectural normand.

A VENIR

Suite des Châteaux dans le Département de l'Orne  en Basse  Normandie

Le Château des Authieux à Authieux des Puits

Château des Ducs à Argentan

Le Château d'Avernes à Avernes Saint Gourgon

Le Château d'Avoine

Château de Bailleul

Château fort de Bas Rouvray à Neauphe sur Dive 

Château de Bazoches à Bazoches sur Houlme

Château de Beaufossé à Essay

Château de Beauvain

Château de Beauvais à Ceton

Château fort de Beauvais à Montreuil la Cambe

Château des Bénédictins à St Martin du vieux Bellême

Château de Bernay à Ecouché les vallées

Château  de la Beuvrière à Dancé

Château du Boële à Glos la Ferrière

Château fort de Bois Geffray à St Germain Clairfeuille

Château du Bois Heux à St Michel Tuboeuf

Château fort de Boisjos à Coudehard

Château de Bonneval à St Aubin de Bonneval

Château de la Bourdinière à Dancé

Château du Bourg-Saint-Léonard, au Bourg-Saint-Léonard

Château du Bous de Bas à Fontaine les Bassets

Château du Breuil à Beaulieu

Château fort des Buttes à Le Merlerault

Donjon de Chambois, à Chambois

Château des ducs, à Argentan

Château de Flers, à Flers

Château de La Fresnaye, à La Fresnaye-au-Sauvage. Lieu de naissance de Nicolas Vauquelin Des Yveteaux (1567-1649), poète libertin français.

Château de Marchainville, à Marchainville

Château de Médavy, à Médavy

Château d'Ô, à Mortrée

Château du Repas, à Chênedouit

Château de Sassy, à Saint-Christophe-le-Jajolet

Château de Torchamp

Château de Villiers, à Essay

Château de Vimer, à Guerquesalles

Les trésors cachés de l'Orne

À la découverte des Manoirs Normands

"L'Orne, terre de mille et une histoires, recèle un patrimoine architectural exceptionnel, notamment de nombreux manoirs. Ces demeures d'antan, témoins d'une riche histoire, arborent souvent des éléments défensifs tels qu'échauguettes et meurtrières, ainsi que des détails architecturaux raffinés comme des escaliers à vis, des cheminées monumentales et des fenêtres à meneaux. Au fil des siècles, certains ont été agrandis ou réaménagés, témoignant de l'évolution des modes de vie.

Découvrez sur cette page une sélection de manoirs, certains ouverts au public (jardins, parcs, intérieurs), d'autres accueillant les visiteurs lors des Journées du Patrimoine, et d'autres encore proposant des séjours uniques (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes).

(IMH) = Manoirs inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

(MH) = Manoirs classés monuments historiques.

Avec  ***, Manoirs ouverts pour les journées du Patrimoine, et manoirs avec hébergement (hôtel, chambre d'hôtes, location salle et gîtes) ***

 

 

Les Manoirs de l'Orne

Manoir de l'Angenardière (IMH) *** à Saint Cyr la Rosière

Manoir d'Argentelles (MH) *** à Villebadin

Manoir de l'Aunay à Ceton

Manoir d'Avernes à Avernes sous Exmes

Manoir de la Bacos à Exmes

Manoir de la Baronnie *** à Marcei

Manoir  de la Barre à Ceton

Manoir des Barres à Courménil

Manoir  de Barville (IMH) Nocé

Manoir  de la Baudrière à Aubry le Panthou

Manoir  de Beaufour à Ecorches

Manoir  de Beaumoncel *** Camembert

Manoir  de la Beauvoisinière à Echauffour

Manoir  de Bellegarde (IMH) *** à Tourouvre

Manoir  de la Bérardière (IMH) à Saint Bômer les Forges

Manoir  du Bisson à Vimoutiers

Manoir  de Blavou (IMH) à Saint Jouin de Blavou

Manoir de la Boderie à Sainte Honorine Chardonne

Manoir  de Bois Lignits à Ecorches

Manoir  du Bois Salle à Lignères

Manoir  de Boiscordes (IMH) à Rémalard

Manoir  de Boisthorel à Rai

Manoir  du Boistier à Préaux du Perche

Manoir  de la Bonelière*** à Saint Mars d'Egrenne

Manoir  de la Boutonnière *** à Saint Germain de Clairefeuille

Manoir  de Bray (MH) à Igé

Manoir  de Brigemont (IMH) à Rémalard

Manoir  de Cauvigny*** à Le Renouard

Manoir  de Chagny à Le Pin au Haras

Manoir  des Champeaux à Les Champeaux 

manoir des Chaponnières Saint Cyr la Rosière

Manoir de la Chapronière à Coulonces

Manoir  de la Chaslerie (MH) à La Haute Chapelle ***

Manoir  du Chauvin à Roiville

Manoir  du Chêne à Saint Ouen de la Cour

Manoir  de la Chesnaie à Les Authieux du Puits

Manoir de Cléray (IMH) *** à Belfonds

Manoir  de la Cocardière (IMH) à Guerquesalles

Manoir  de Cohardon à Ferrière la Verrerie

Manoir de Commaux*** à Commaux

Manoir de Corday (IMH) *** à Le Renouard

Manoir  de Coulandon *** à Argentan

Manoir  de la Cour à Nécy

Manoir  de la Cour *** à Sainte Croix sur Orne

Manoir  de la Cour (IMH) à Taillebois

Manoir  de la Cour de Pacé (IMH) à Pacé

Manoir de Courboyer (MH) *** à Nocé

Manoir de la Courtinière Le Pin la Garenne

Manoir  de la Cousinière à Saint Brice

Manoir  de la Couture à La Genevraie

Manoir  de la Croix*** à Resenlieu

Manoir  de Darnétal à Lignères

Manoir  dit le Désert (IMH) à Vieux Pont

Manoir  des deux Champs à Appenai sous Bellême

Manoir  de la Ducherie à Chambois

Manoir  de l'Ecureuil à L'Aigle

Manoir  de l'église (IMH) à Boissei la Lande

Manoir  de l'Epinay (IMH) à Saint Hilaire sur Erre

Manoir  d'Epinay (IMH) à Epinay le Comte

Manoir du Fort Montpellier à Le Sap

Manoir de la Fosse (IMH) à Avrilly

Manoir de la Fresnay (IMH) *** à Saint Germain de la Coudre

Manoir de la Gauberdière (IMH) *** à  La Rouge 

Manoir de la Fresnaye (IMH)  *** à Saint Germain de la Coudre

Manoir du Domaine du Tertre à Torchamp

 

 

Manoir de Gersant

Manoir de Gouffern ***

Manoir du Grand Brolles

Manoir du Grand Saint Quentin (IMH)

Manoir de la Grande Maison ***

Manoir  de la Grande Pierre (IMH)

Manoir de la Grande Vianderie

Manoir de la Grossinière (IMH)

Manoir de la Guérinière (IMH) ***

Manoir de Guerguesalles

Manoir de la Guyardière (IMH) ***

Manoir de la Guyonnière (IMH)

Manoir du Hameau des Végues (IMH)

Manoir du Hamel Saint-Etienne (IMH)

Manoir de la Harangerie

Manoir de la Hulinière

Manoir du Jarossay (IMH)

Manoir de Joué du Bois (IMH)

Manoir de Jumièges

Manoir de la Lobrée

Manoir dit le Logis

Manoir du Logis

Manoir du Logis (IMH)

Manoir de Loisail (IMH)

Manoir du Londel

Manoir des Landes

Manoir de Loraille (IMH)

Manoir de Lormarin ***

Manoir de la Lubinière (IMH)

Manoir du Lys

Manoir de Malaise (IMH)

Manoir de Mardilly (IMH)

Manoir de Marie Harel

Manoir de Mebzon (IMH) ***

Manoir de Ménil Froger (IMH)

Manoir du Mesnil (IMH)

Manoir du Mesnil

Manoir  de Moissy ***

Manoir DE Mont Gâteau (IMH)

Manoir de Mont Ormel

Manoir de la Moussetière (IMH)

Manoir de la Normandière

Manoir des Orgeries

Manoir d'Orville

Manoir de la Palue (IMH)

Manoir de la Peltrie ***

Manoir des Perrignes (IMH) ***

Manoir de Persay

Manoir la petite Malvoue

Manoir de la Petitière (IMH)

Manoir du Plessis (IMH) ***

Manoir du Plessis

Manoir de Pommereux (IMH)

Manoir du Pont Percé

Manoir du Pontgirard (IMH) ***

Manoir des Prés Gâteaux

Manoir de Pressigny

Manoir de Prestal

Manoir de la Queurie (IMH)

Manoir des Remises

Manoir de la Revaudière

Manoir des Roches

Manoir des Rocs

Manoir  de la Rosière

Manoir des Rosiers (IMH)

Manoir de la Rousselière ***

Manoir du Royau

Manoir Saint François

Manoir de Saint Germain d'Aunay (IMH)

Manoir de Saint Maurice du Désert

Manoir Saint Vincent

Manoir Sainte Croix

Manoir de Sainte Croix ***

Manoir de Sainte Marie la Robert (IMH)

Manoir de la Saucerie (IMH) ***

Manoir de Secqueville

Manoir de la Servière (IMH)

Manoir de Silly

Manoir de Soizay (IMH) ***

Manoir de la Tarainière (IMH)

Manoir de Ticheville

Manoir de la Touche

Manoir des Touches (IMH)

Manoir dit Tour aux Anglais (IMH)

Manoir des Tuileries

Manoir de Vauhernu

Manoir de Vaujours (IMH)

Manoir de Vauvineux (IMH) ***

Manoir de Vaux

Manoir du Vieux Château ***

Manoir de Villers

Manoir de la Vove (IMH) ***

"Châteaux. Forteresses. Manoirs du Calvados (14)"

"Des plages de la côte de Nacre aux bocages"

Le château de Falaise, berceau de Guillaume le Conquérant

Les manoirs à colombages du Pays d'Auge.

 

Château de Balleroy, à Balleroy  

Château de Beaumont-le-Richard, à Englesqueville-la-Percée privé 

Château de Bénouville, à Bénouville

Château de Brécy, à Saint-Gabriel-Brécy

Château du Breuil , au Breuil-en-Auge

Château les Bruyères, à Cambremer

Château de Caen, à Caen 

Château de Canon, à Mézidon-Canon

Château de Courcy, à Courcy privé 

Château de Creully, à Creully

Château de Falaise, à Falaise 

Château de Fontaine-Henry, à Fontaine-Henry

Château de Guernon-Ranville, à Ranville

Château de Lion-sur-Mer, à Lion-sur-Mer

Château d'Olivet, à Grimbosq 

Château de La Pommeraye, à La Pommeraye

Château du Neubourg, à Saint-Marcouf (Calvados)

Château de Pontécoulant, à Pontécoulant

Château de Saint-Germain-de-Livet, à Saint-Germain-de-Livet

Château de Tournebu, à Tournebu

Château de Vendeuvre, à Vendeuvre

Château de Versainville, à Versainville

Château de Vire, à Vire

"Châteaux. Forteresses. Manoirs dans la Manche (50)"

" Entre terre et mer"

Les châteaux côtiers, les manoirs seigneuriaux

Les vestiges des îles anglo-normandes.

Château d'Amfreville, à Amfreville.

Château La Bastille, à Beuzeville-la-Bastille, ruiné.

Château Hôtel de Beaumont, à Valognes privé, ouvert à la visite.

Château de Bricquebec, à Bricquebec , ouvert à la visite.

Château Manoir de Brion, à Dragey-Ronthon privé.

Château Le Câtelet, à Beuzeville-la-Bastille, motte féodale.

Château de Chanteloup, à Chanteloup privé

Château de Charuel, à Sacey privé.

Château Manoir de Coutainville, à Agon-Coutainville privé.

Château de Crosville, à Crosville-sur-Douve privé.

Château de Ganne, à La Haye-Pesnel, ruiné, site librement visitable.

Château de Gavray, à Gavray, ruiné, site librement visitable.

Manoir de Graffard, à Barneville-Carteret, privé, visible de l'extérieur.

Château de Gratot, à Gratot privé, ouvert à la visite.

Château de la Mare, à Jullouville privé.

Château Manoir de Mesnil-Vitey, à Airel privé.

Château des Montgommery, à Ducey, partiellement démolipartiellement privé, ouvert à la visite.

Château de la Palluelle, à Saint-James privé.

Château de Pirou, à Pirou privé, ouvert à la visite 

Château de Plain-Marais, à Beuzeville-la-Bastille privé.

Château de Querqueville, à Querqueville, ouvert à la visite (mairie)

Château des Ravalet, à Tourlaville, ouvert à la visite.

Château de Regnéville, à Regnéville-sur-Mer , ouvert à la visite

Château de Rochemont, à Saussemesnil privé.

Château de la Roche-Tesson, à La Colomberuinéprivé.

Château des Ruettes, à Blainville-sur-Mer

Château de Saint-Pair, à Saint-Pair, disparu.

Château Manoir de Saint-Ortaire, au Dézert privé.

Château du Tourps, à Anneville-en-Saire, vestiges du manoir féodal, château du XVIIIeprivé.

Château Manoir de Vauville, à Vauville, ouvert à la visite (jardin botanique), privé.

 

Haute Normandie

( 76 Seine Maritime . 27 Eure )

"Châteaux. Forteresses. Manoirs en Seine-Maritime (76)" 

"Du Pays de Caux à la côte d'Albâtre"

Les châteaux de la vallée de la Seine, les châteaux de la côte d'Albâtre.

Château Manoir d'Ango, à Varengeville-sur-Mer

Château d'Arques-la-Bataille, à Arques-la-Bataille 

Manoir d'Auffay, à Oherville

Château de Bailleul, à Angerville-Bailleul

Château du Bosc Théroulde, à Bosc-Guérard-Saint-Adrien

Château de Cany, à Cany-Barville

Manoir du Catel, à Écretteville-lès-Baons

Château de Dieppe, à Dieppe 

Château d'Ételan, à Saint-Maurice-d'Ételan 

Château d'Eu, à Eu

Château de Fécamp, à Fécamp

Château de Filières, à Gommerville

Château de Galleville, à Doudeville

Château du Manais, à Ferrières-en-Bray

Château de Martainville, à Martainville-Épreville 

Château de Mauny, à Mauny

Château de Mesnières, à Mesnières-en-Bray

Château de Miromesnil, à Tourville-sur-Arques

Château d'Orcher, à Gonfreville-l'Orcher (→en)

Manoir de Pierre Corneille, à Petit-Couronne

Château de la Rivière-Bourdet, à Quevillon

Château de Robert le Diable, à Moulineaux 

Château de Rouen et Tour Jeanne d'Arc, à Rouen

Château du Taillis, à Duclair 

Château de Tancarville, à Tancarville

Château du Val des Leux, à Mauny

Château du Vaudroc, à Limpiville

Manoir de Villers, à Saint-Pierre-de-Manneville

Château d'Yville, à Yville-sur-Seine   

"Châteaux. Forteresses. Manoirs dans l' Eure (27) 

"Édifices remarquables entre Rouen et les Andelys"

 Les châteaux de la vallée de l'Eure, les châteaux Renaissance.

Château d'Acquigny, à Acquigny 

Tour des archives (Vestiges d'un ancien Château Fort du XIè siècle), à Vernon 

Château de Beaumesnil, à Beaumesnil

Château de Bizy, à Vernon 

Château de Bonnemare, à Radepont

Château de Bonneville, au Chamblac

Château de Brécourt, à Douains

Château du Champ de Bataille, au Neubourg

Château-Gaillard, aux Andelys 

Château de Château-sur-Epte, à Château-sur-Epte

Château de Conches-en-Ouche, à Conches-en-Ouche 

Château de Fleury-la-Forêt, à Fleury-la-Forêt

Château de Gaillon, à Gaillon 

Château de Gisors, à Gisors 

Château d'Harcourt, à Harcourt

Château de Houlbec-près-le-Gros-Theil, à Houlbec-près-le-Gros-Theil

Château d'Ivry-la-Bataille, à Ivry-la-Bataille 

Fort de Limaie, à Igoville

Château de la Madeleine, à Pressagny-l'Orgueilleux

Château de Montaure, à Montaure

Château de Petiteville

Château du Plessis-Bouquelon, à Bouquelon

Château Sainte-Marie, à Vernon

Château de Saint-Gervais,à St Gervais

Château de Saint-Just, à Saint-Just

Château de Tilly, à Boissey-le-Châtel

Château des Tourelles, à Vernon 

Château de Vascœuil, à Vascœuil

Château de Verneuil-sur-Avre, à Verneuil-sur-Avre

La suite pour bientôt .....

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À propos

Voyageuse solo. Épicurienne. Carpe Diem. Passionnée d'histoire & généalogie. J'❤️ visiter les châteaux, édifices religieux, monuments historiques, villages de caractère et médiévaux. Mon univers est riche et curieux. J'❤️ l'art, dessin, peinture, lecture, musique, balades, photographie, gastronomie, bien-être, arts divinatoires. Famille, enfants, petits-enfants, et ami(e)s complètent mes passions