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Voyageuse solo. Épicurienne. Carpe Diem. Passionnée d'histoire & généalogie. J'❤️ visiter les châteaux, édifices religieux, monuments historiques, villages de caractère et médiévaux. Mon univers est riche et curieux. J'❤️ l'art, dessin, peinture, lecture, musique, balades, photographie, gastronomie, bien-être, arts divinatoires. Famille, enfants, petits-enfants, et ami(e)s complètent mes passions

Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)

Publié par CHANTALE

Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)

Les Mérovingiens (de 448 à 751) 

 Une Gaule Cosmopolite

Le légendaire Mérovée, qui participa à la victoire des champs Catatoniques sur les Huns en 451, devait laisser son nom à une Dynastie qui ne commença, en fait, qu'avec son petit-fils Clovis.

Au milieu du Ve siècle, apparaît la 1ère Dynastie, celle des Mérovingiens. A la suite des grandes Invasions Barbares et de la chute de l'Empire Romain d'Occident en 476, quatre peuples Germaniques, se partagent la plus grande partie de la Gaule, plus ou moins dilués dans la population Gallo-Romaine: Les Wisigoths, installés depuis 416 en Aquitaine, vont jusqu'à la Loire et à la Provence comprises; les Burgondes, d'abord limités entre Alpes et Jura, occupent les vallées du Rhône et de la Saône jusqu'a la Loire et la Durance; au nord, les Alamans occupent l'Alsace, mais sont contenus par les Burgondes et les Francs.

Les Francs, établis d'abord dans les bouches du Rhin et de la Meuse, comprennent plusieurs tribus, Saliens, Ripuaires, Chamaves, etc. Poussés vers le sud, leur progression allait être continue pendant près de trois siècles. L'un d'eux, Mérovée, mort vers 458, roi d'une tribu de Francs Saliens, donne son nom générique à la première race des rois francs.

La Première Monarchie

Son petit-fils, Clovis, fils de Childéric 1er, est le fondateur de la monarchie française ; il devient maître de presque toute la Gaule, étendant le royaume jusqu'à la Garonne. 

Mais, malgré les efforts de ses fils Clotaire et Childebert, qui poursuivent son œuvre, ses descendants, en morcelant l'héritage royal, considéré non pas comme apanage de l’Etat mais comme bien de famille, détruisent l'unité dont Clovis avait rêvé. Le partage se fait à égalité entre les fils du roi, créant ainsi de nombreux et souvent incohérents royaumes (où dominent la Neustrie, l'Austrasie, l'Aquitaine et la Bourgogne).

Les rivalités fratricides créent un état de guerre qui ruine l'industrie ct le commerce. Au roi s'oppose aussi l'aristocratie foncière. Peu à peu les souverains perdent toute autorité. Avec Dagobert 1er (v. 604-639), le déclin des Mérovingiens s'accélère. Déséquilibrés, faibles, véritables «rois fainéants», ils laissent leurs pouvoirs aux maires du palais.

Ces derniers s'emparent de l'autorité, comme Ebroïn en Neustrie, comme Pépin de Herstal (v. 640- 714), maire du palais d'Austrasie en 680, à la mort du roi Dagobert II, et qui, quelques années plus tard, en 687, par la victoire de Tertry, réunit le royaume de Neustrie à l’Austrasie, sans déposer son roi et en gouvernant à sa place. Au VIII siècle, la dynastie achève de mourir.

Charles Martel (v.685-741) ne laisse à son souverain qu'un vain titre. Son fils, Pépin le Bref, détrône, en 751, le dernier Mérovingien, Childéric Ill. Il se fait proclamer roi et fonde la dynastie carolingienne. 

Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)

 

Dynastie des Mérovingiens (458 -751)

 

 

Les Mérovingiens sont la première dynastie de l’histoire du royaume de France, que l’on appelle à ce moment le regnum francorum. Ils sont issus d’un peuple germanique, les Francs saliens, et tiendraient leur nom d’un certain Mérovée. Les Francs saliens, menés par Clovis, sont arrivés en Gaule au moment des invasions barbares qui ont eu raison de l’Empire romain. Il est important de noter que la plupart des rois mérovingiens ne règnent pas sur l’ensemble du royaume mais seulement sur des parties centralisées autour de grandes villes. Parmi ces royaumes qui composent le grand regnum, l’Austrasie et la Neustrie sont les deux plus célèbres. Chez les Mérovingiens, le mode de succession est celui de partage. Ainsi, le royaume est tantôt partagé, tantôt unifié. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive mais répertorie tous les souverains ayant régné sur le royaume unifié. Les dates correspondent au temps durant lequel les rois règnent sur le royaume unifié.

Arbre Généalogique des Mérovingiens

Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
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Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)
Histoire. La Dynastie des Mérovingiens (de 448 à 751)

Clovis Ier (1052-1108) Clovis, Roi des Francs (vers 466 — 511, Paris)

Fils de Childéric Ier et de Basine, Clovis Ier succède à son père comme roi des Francs Saliens en 481, alors que l'Empire romain d'Occident n'existe plus depuis cinq ans.

Des soldats francs saliens ont participé à la défense de l'Empire dès le milieu du IVe siècle sans s'être cependant autant romanisés que leurs voisins burgondes.

Childéric contrôle la Belgique Seconde, soit un territoire allant de Reims jusqu'à Amiens et Boulogne, à l'exception de la région de Soissons, contrôlée par le général Aegidius puis par son fils Syagrius, qui s'intitula le "roi des Romains".

En 486, Clovis attaque ce dernier, aidé du roi de Cambrai, Ragnacaire, probablement l'un de ses parents.

C'est sans doute à cette époque qu'il se marie avec une princesse rhénane, de laquelle il a un fils, Thierry (à moins que celui-ci ne soit issu d'une concubine), union que l'on peut interpréter comme une alliance tactique avec ses voisins orientaux, lui permettant de tourner ses ambitions vers le sud.

Clovis bat Syagrius en 486 à Soissons (d'où la victoire de Soissons...), puis porte ses efforts vers la Seine et la Loire.

Le Baptême de Clovis (entre 496 et 506) C'est un des événements les plus importants de la monarchie française car il fonde le succès des souverains francs et, après eux, celui des Capétiens en même temps qu'une forte puissance catholique. Il est difficile de dater la conversion de Clovis, qui domine des tribus religieusement divisées puisque, à côté des Gallo-Romains catholiques, les Wisigoths et les Burgondes sont ariens (hérétiques), et les Alamans et les Francs eux-mêmes, des païens.

Au moment où son armée va être défaite, Clovis aurait ainsi invoqué le Dieu de son épouse, la chrétienne Clotilde : "O JésusChrist ! si tu m'accordes la victoire sur ces ennemis, je croirai en Toi et je me ferai baptiser en Ton nom..."

Quoi qu'il en soit, Clovis se fait baptiser entre 496 et 506 et son exemple est suivi par l'ensemble de ses guerriers.

L'influence de Clotilde est incontestable, comme celle de saint Rémi, évêque de Reims, qui le baptise très probablement à Noël avec, selon une tradition rapportée par Hincmar au XIème siècle, une huile venue miraculeusement du ciel, qui, conservée dans la Sainte Ampoule, servit dès lors au sacre des rois.

Cet acte décisif fait du roi des Francs le seul souverain catholique de l'Occident et lui donne, de ce fait, un rôle prépondérant dans un monde où les évêques représentent la seule force morale et la plus grande puissance économique du temps. Cet événement capital doit à la fois légitimer sa prise du pouvoir en Gaule et permettre la liquidation de l'hérésie arienne, qui menace alors de prévaloir.

L'Occident devient donc chrétien et cela d'autant plus que le baptême de Clovis ne peut et ne doit être isolé d'une multitude de conversions qui s'opèrent à l'aube du VIe siècle. Que cet acte personnel et indubitablement sincère soit conforme à l'intérêt politique de Clovis, c'est absolument certain puisqu'il fait du roi des Francs le défenseur du catholicisme et rallie ainsi à sa politique toute l'Eglise et toutes les populations gallo-romaines, facilitant grandement ses conquêtes et sa domination.

De la même manière, il est indiscutable que ce baptême est la manifestation de la christianisation de la Gaule et de l'Occident et que le baptême du roi des Francs devait se produire tôt ou tard.

L'hégémonie de Clovis sur la Gaule

Clovis poursuit sa politique d'hégémonie sur la Gaule; il s'allie au roi de Genève, Godégisèle, qui veut s'emparer des territoires de son frère Gondebaud; ils contraignent ce dernier à abandonner son royaume et à se réfugier à Avignon, mais le secours porté à Gondebaud par les armées d'Alaric persuadent Clovis d'abandonner Godégisèle. Clovis et Gondebaud se réconcilient et, vers 502, son fils Thierry épouse une fille de Sigismond.

En 507, allié aux Burgondes, Clovis vainc Alaric à Vouillé, ce qui lui permet de s'emparer de l'Aquitaine, sans atteindre cependant la Méditerranée. Il s'impose ainsi comme le plus puissant souverain de Gaule, ce que ne manque pas de reconnaître l'empereur romain d'Orient, Anastase, qui l'élève peut-être à la dignité de consul, certes purement honorifique mais ce qui illustre le prestige qui s'attache encore, chez les Francs, aux institutions de Rome.

Ce recentrage de son royaume vers le sud entraîne Clovis à transférer sa capitale à Paris, qui présente en outre de nombreux avantages: le site est bien fortifié; son prestige est déjà grand; en outre, Clovis y fait élever une église des Saints-Apôtres destinée à recevoir le tombeau de sainte Geneviève, puis le sien et celui de sa femme, Clotilde.

Durant les dernières années de son règne, Clovis s'empare des royaumes francs de Sigebert, de Chararic et de Ragnacaire en les faisant assassiner, et étend son autorité au-delà du fleuve.

L'ensemble du peuple franc est alors pratiquement unifié sous une seule autorité. La loi en vigueur vers la fin du règne s'applique aux seuls Francs Saliens; dite "pacte de la loi salique", elle reste essentiellement germanique, et règle notamment les questions de droit criminel.

Peu avant sa mort, le roi réunit un concile à Orléans, auquel prennent part trente-deux évêques, dont la moitié de son royaume. Clovis meurt le 27 novembre 511 à Paris, après avoir partagé son royaume entre ses quatre fils, Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire.

Le règne de Clovis, et plus particulièrement son baptême à Reims, sont à l'origine des mythes qui légitimeront l'autorité des rois des Francs. Nombre de rois porteront par la suite le nom de Clovis (Hlod-Wig, "qui s'illustre au combat"), sous la forme de Louis, et quasiment tous les rois se feront sacrer par l'évêque de Reims. Il apparaît donc que le principal héritage de Clovis est bien la tradition catholique, dont ne cesseront de se réclamer les rois et les dynasties suivantes.

Quand Clovis meurt, le 27 novembre 511, il laisse quatre fils, l'aîné, Thierry, étant né d'une concubine et les trois autres de Clotilde qui vont se partager le royaume franc.

Thierry Ier (511-533) s'installe à Metz, Clodomir (511 -524) à Orléans, Childebert (511-558) à Paris et Clotaire Ier à (51 1- 561) à Soissons.

De tempérament brutal, cupides, impulsifs, sanguinaires même, ils usent de la violence, sans aucun respect de la parole donnée, pour obtenir ce qu'ils veulent. Leurs règnes sont une suite de meurtres et d'atrocités, envers leur propre famille comme envers les ennemis de l'extérieur.

Cependant, malgré cette barbarie, d'ailleurs commune à l'époque, ils font figure de chefs et savent bien faire taire leurs rivalités pour s'unir et continuer la conquête franque entreprise par leur père et que le partage du royaume aurait pu compromettre.

C'est ainsi que les fils de Clovis Ier réussissent à s'emparer du royaume burgonde (534) après onze ans de luttes. La Burgondie ainsi conquise est partagée en trois. Les peuples de la Germanie méridionale (Alamans, Thuringiens et Bavarois) sont eux aussi soumis en 556.

Entre-temps, la Provence a été occupée (537) et les fils de Clovis interviennent encore contre les Saxons de Germanie septentrionale et en Italie du Nord (537-539) ainsi qu'en Espagne contre les Wisigoths.

Dès lors, la Gaule tout entière appartient aux Francs et les autres Barbares sont rejetés au-delà des frontières naturelles.

En dehors de ces guerres où leur intérêt leur commande de s'entendre, les quatre frères s’opposent farouchement. L’aîné, Thierry 1er, roi d' Austrasie, et son fils, Théodebert (533- 548), associé de bonne heure à ses entreprises avant de lui succéder, se montrent d'assez grands souverains, dirigeant les campagnes de conquête et empêchant les raids barbares dans leur royaume.

Théodebert fait frapper monnaie d'or à son effigie (la seule qui existe chez les peuples barbares). Il gouverne avec justice et de manière certainement moins fruste que celle de ses oncles. Malheureusement, il meurt en 548 et son fils. Théodebald (548-555), ne sait pas suivre son exemple. Lorsqu' il meurt, sans descendance, son grand-oncle. Clotaire Ier en profite pour s'emparer de son héritage.

Les fils de Clovis n'ont pas attendu longtemps pour s'entretuer. Dès 524 à la mort de Clodomir sur un champ de bataille de Bourgogne, Childebert et Clotaire ont égorgé deux de ses jeunes enfants pour pouvoir librement se partager ses territoires (le troisième Clodoald, futur saint Cloud, ira fonder un couvent et s'y retirera), puis ont continué à se battre entre eux.

En 558, Childebert meurt sans postérité, ce qui met un terme à la lutte fratricide.

Dernier fils de Clovis et de Clotilde, il restera, en 558, seul roi des Francs. Mais, dès la mort de Clovis, en 511, les quatre frères, Thierry le Bâtard, Clodomir, Childebert et Clotaire se partagent le Regnum Francorum comme un patrimoine.

Clotaire, encore enfant (il devait avoir environ quatorze ans) dut se contenter de l'ancien pays des Francs Saliens la Neustrie, entre l'Oise et la Meuse, avec les villes de Cambrai, Tournai mais aussi Laon, Noyon, Arras, et d'une partie mal délimitée de I ‘Aquitaine.

Il établit sa capitale à Soissons. Ce domaine, où il était souverain, fut agrandi de Tours et de Poitiers, en 524, à la mort de Clodomir, tué dans une bataille livrée au Burgonde Godomer.

Les trois frères se partagèrent sa part et pour cela Clotaire n’hésita pas à égorger, avec l'aide de Childebert, deux de ses trois neveux et à épouser ensuite leur mère.

De telles cruautés étaient d'ailleurs fréquentes chez ce Barbare et n'étonnaient personne : c'est ainsi qu'il fit tuer son propre fils, Chramne, qui s'opposait à lui. Il le poursuivit en Bretagne et, quand il l'eût rejoint, l'enferma avec sa femme et ses enfants dans une cabane il laquelle il fit mettre le feu.

En 555, Clotaire I er agrandit encore son royaume en s'emparant de celui du petit-fils de son frère Thierry, Théobald, mort sans héritier, et épousa sa veuve. Finalement, il rétablit l'unité du royaume franc à la mort de Childebert, en 558, après quarante-sept ans de règne, en rivalité plus ou moins constante avec ses frères ou leurs descendants.

Il avait d'ailleurs considérablement étendu le royaume de son père. En effet, aidé, il faut le dire, par ses frères car en « politique extérieure » ils se montrèrent toujours solidaires, il avait lutté contre les Burgondes, prenant Autun en 527 et avait réussi à les soumettre complètement en 534.

Il avait aussi guerroyé contre le roi des Thuringiens, Hermanfried, qu'il avait battu en 531 et dont il épousa la fille, Radegonde, qui, horrifiée de la barbarie de son époux, préféra fuir la cour et se réfugier, vers 550, dans un couvent avant de fonder à Poitiers l'abbaye de Sainte-Croix.

La Thuringe, comme la Bourgogne, avait donc été rattachée au royaume. A l'intérieur, les coups de force; les trahisons, les convoitises, et surtout les rivalités entre frères étaient incessantes et Clotaire n'avait vaincu ses rivaux et ne se trouvait seul roi, à Paris, en 558, qu'en débauchant les fidèles de ses frères.

Il ne profita pas longtemps de ses succès puisqu'il mourut, trois ans après, à Compiègne, en prononçant la phrase célèbre : «Quelle est donc la puissance de ce roi du Ciel qui fait ainsi mourir les plus grands rois de la terre ! »

Une guerre civile abominable va alors s'installer dans la Gaule pendant un siècle.

 

Le royaume de l'Est, ou Austrasie (561- 613)

En 561, à la mort de Clotaire I er, la Gaule franque fut partagée entre ses quatre fils. Les régions nordest, avec la Champagne, les vallées du Rhin et de la Meuse ainsi que certains territoires sur la rive droite du Rhin constituèrent le lot de Sigebert I er (535-575).

C'était le lot le plus dangereux, en raison de la proximité des Barbares. On prit peu après l'habitude d'appeler cette région le royaume d'Austrasie. Sigebert eut d'abord comme capitale Reims, mais s'installa bientôt à Metz. A plusieurs reprises, il alla combattre en Germanie une peuplade venue d’Asie, les Avars.

Ces expéditions ne furent guère heureuses : il fut même fait prisonnier vers 568 et dut payer tribut.

Vers 566, Sigebert épousa Brunehaut, fille d'Athanagild, roi des Wisigoths. Celle-ci le poussa à entrer en guerre contre son frère, Chilpéric I er pour le punir du meurtre de Galswinthe, sa femme, sœur de Brunehaut.

Sigebert remporta sur son frère plusieurs victoires ; il entra même à Paris, d'où s'était enfui Chilpéric, mais fut assassiné, sans doute par ordre de Frédégonde, seconde femme de Chilpéric, en décembre 575.

Childebert II (570-595), fils de Sigebert I er et de Brunehaut, avait cinq ans à la mort de son père. Ayant échappé aux meurtriers envoyés par son oncle Chilpéric I er, il fut nommé roi et protégé pars son autre oncle, Gontran, roi de Burgondie.

Devenu adulte, il mena en Italie des guerres plutôt malheureuses contre les Lombards (588-591). A la mort de Gontran, conformément au traité d'Andelot (587), il put réunir à l'Austrasie, la Burgondie et l'Orléanais.

Il mourut en 595, peut-être empoisonné par Frédégonde. Ses fils Thibert (ou Théodebert) Il et Thierry Il se partagèrent l'héritage.

Thibert II (586-612) régna sur l'Austrasie. Il gouverna d'abord avec l'appui de sa grand-mère Brunehaut mais bientôt, las de cette tutelle, il expulsa la vieille reine avec l'accord des leudes, que celle-ci avait voulu éloigner du conseil (600). Brunehaut se réfugia chez son autre petit-fils, Thierry.

Thibert entra en guerre contre Clotaire II et surtout contre son propre frère. Thierry. Il se fit battre par celui-ci à Toul et à Tolbiac (aujourd'hui Zülpich) et fut livré à Brunehaut qui le fit périr ainsi que son fils Mérovée encore tout enfant (612).

Thierry Il (587-613), second fils de Childebert II, fut roi de Burgondie, avec Orléans pour capitale. Ayant vaincu son frère Thibert II, il s'empara de ses Etats mais mourut peu après à Metz (613) de dysenterie. Il laissait quatre fils, l'aîné, Sigebert, ayant environ dix ans. L'aristocratie austrasienne les livra à Clotaire II, qui devint ainsi le seul maître de la Gaule franque.

Les royaumes de l'Ouest· 561-629

A la mort de Clotaire I er, son fils Caribert (56 1- 567) fut maître de la région de Paris, avec, en outre, les villes de Rouen, Tours, Limoges et Toulouse.

De mœurs moins rudes que ses frères, il ne mena pas de guerre contre eux. Il mourut jeune sans laisser d'héritier mâle. Ses territoires furent partagés entre ses trois frères. La ville de Paris étant gouvernée par les trois rois.

Gontran (561-592), à la mort de son père, prit la Burgondie avec Orléans comme capitale. Désireux d'écarter de Gaule les Barbares, il alla plusieurs fois combattre les Lombards et tenta sans succès de chasser les Goths de Septimanie .

Après l'assassinat de Galswinthe, il tenta en vain de réconcilier ses deux frères. Chilpéric et Sigebert. Lorsque ceux-ci moururent. Il protégea successivement ses neveux Childebert Il (fils de Sigebert) et Clotaire II (fils de Chilpéric) et fit sacrer celui-ci à Soissons.

Ses propres fils étant morts de maladie, il légua ses Etats à Childebert II par le traité d'Andelot (587). Il mourut en mars 592. Chilpéric I er (561-584), sans doute bâtard de Clotaire I er voulut frustrer ses frères en s'emparant des trésors de leur père défunt et en tentant de s'installer à Paris, d'ou il fut repoussé.

Il prit Soissons pour capitale. En 567 il épousa Galswinthe, sœur de la reine Brunehaut mais la fit étrangler pour épouser Frédégonde. Brunehaut poussa alors son mari, Sigebert à venger Galswinthe. Une guerre fratricide commença.

Chilpéric allait perdre la Neustrie et s'était réfugié à Tournai quand Frédégonde fit tuer Sigebert (575). Ce meurtre lui permit de recouvrer son royaume mais il dut lutter contre ses propres fils, avant d'être lui-même assassiné à Chelles, sans doute par ordre de Frédégonde.

Ce roi de caractère faible, passait pour aimer la culture et les arts. Clotaire II (584-629), fils de Chilpéric et de Frédégonde, avait quelques mois quand il devint roi de Neustrie sous la tutelle de sa mère. Celle-ci dut mener la guerre contre le roi d'Austrasie, Childebert II.

Devenu adulte, Clotaire II continua la lutte contre Thierry II et fut battu à Dormelles en 599 ou 600, puis à Etampes en 604. Après la mort de Thierry, il se débarrassa des enfants de celui-ci et s’empara de Brunehaut, qu’il fit périr dans d'atroces souffrances.

Mais surtout il mit la main sur l'Austrasie, devenant ainsi maître de toute la Gaule franque (613). En 614, il réunit à Paris un concile et signa un édit par lequel il accordait des privilèges aux grands féodaux.

Il avait, d'autre part, fait la guerre aux Saxons et tué leur chef, Bertoald. Il mourut en 629, laissant deux fils. Dagobert et Charibert.

De son vivant, il avait donné à Dagobert l’Austrasie, qui fut en fait gouvernée par Pépin de Landen et l'évêque de Metz, Arnould.

Le dernier "vrai roi" mérovingien

Ami de saint Eloi, connu par la chanson populaire qui le ridiculise quelque peu, il est en réalité le plus brillant souverain de la dynastie mérovingienne.

Ce demi-Barbare, souvent violent, féroce même avec ses amis, toujours craint, né sans doute vers 603, entretient une cour dissolue mais cultivée car il a un goût très prononcé pour les arts et les lettres.

Ses réelles qualités lui donne une nette supériorité sur les autres souverains de l'époque : diplomate et perspicace, il mène une politique extérieure de conquête en même temps qu'une intense activité intérieure.

Il est vrai que, lorsqu'il succède à son père Clotaire II en 629, il a déjà l'expérience du pouvoir puisque son père lui avait confié, probablement vers sa douzième année, le gouvernement de l’Austrasie, avec les conseils et l'appui de l'évêque Arnoul et du maire du palais Pépin.

A son avènement, Dagobert se débarrasse très adroitement de son frère cadet Charibert, un simple d'esprit, en lui laissant l'Aquitaine, où il est inoffensif en même temps qu'utile pour maintenir les Basques au-delà des Pyrénées. Charibert étant mort dès 632, Dagobert reste seul maître du pays.

Sur le plan intérieur, il fait des tournées dans tous ses Etats, Neustrie, Austrasie et Bourgogne, pour contrôler sur place ses agents, recevoir les doléances de ses sujets et rendre la justice. Cette innovation spectaculaire et habile le rend populaire. Il encourage aussi le clergé en multipliant les églises et les monastères, à qui il accorde des franchises et des bénéfices, ce qui lui vaut l'appui de grands prélats comme saint Eloi et saint Ouen.

Sur le plan extérieur, il mène des conquêtes heureuses ; en 637, il réprime, grâce à une armée de Bourguignons et de Francs, une révolte des Gascons, qui se soumettent comme le firent les Bretons. Le seul adversaire important de Dagobert est le chef slave Samo, un aventurier qui aide les Wendes à se libérer des Avars et qui devient alors leur roi.

Samo offre un traité d'alliance à Dagobert, qui refuse dédaigneusement ; une guerre s'ensuit à l'issue de laquelle Samo conserve l'intégralité de son royaume. Dagobert jouit d’un réel prestige auprès des chefs étrangers, qui, souvent, sollicitent son arbitrage.

Bon diplomate, il connait en outre l'art d'opposer ses ennemis entre eux. En 634, pour éviter que la jalousie et la rivalité qui existent entre l' Austrasie et la Neustrie (où le roi réside) ne s'enveniment à sa mort, Dagobert partage, de son vivant, son royaume entre ses deux fils : à Sigebert, âgé de trois ans, il confie l' Austrasie, tandis que la Neustrie et la Bourgogne sont attribuées à Clovis II, un nourrisson !

En fait, malgré cette précaution, le désordre ne peut être évité lorsque Dagobert meurt, en 639, d'un "flux de ventre".

La décadence de la Dynastie Mérovingienne

Après la mort de Dagobert en 639, la dynastie mérovingienne connut une rapide décadence avec les « rois fainéants » qui laissaient la réalité du pouvoir à l'aristocratie. De hauts dignitaires, les maires du palais, devenaient les vrais chefs de l'Etat tandis que les rois se succédaient et disparaissaient avant d'avoir pu agir.

De plus, le royaume était coupé en deux : l'Austrasie, à l'est, la Neustrie, à l'ouest, se livrèrent à une lutte sans merci attisée par le particularisme bourguignon au sein de la Neustrie.

Ainsi, le second fils de Dagobert, Clovis II (635-657), un enfant, reçut la Neustrie, que le maire du palais, Aega, administrateur avisé, gouverna en son nom. Il mourut prématurément en 642 et fut remplacé par Erchinoald, lequel dut aussi se concilier l'aristocratie du pays.

Quant à l'Austrasie, elle revint au fil s aîné de Dagobert, Sigebert III (631-656). Elle fut dominée par le maire du palais, Pépin de Landen, qui gouverna avec prudence, puis par son fils, Grimaud ou Grimoald, également estimé de tous.

Le deuxième fils de Clovis II, Clotaire III (654-673) succéda à son père en NeustrieBourgogne sous la tutelle de sa mère et du maire du palais, Erchinoald, auquel succéda le fameux Ebroïn. Pendant quinze ans, cet homme autoritaire, qui voulait refaire l'unité franque autour du roi de Neustrie, tint tête à l’anarchie grandissante des Bourguignons et, à la mort de Clotaire III, c'est Ebroïn qui, sans consulter personne, lui donna pour successeur le troisième fils de Clovis II, Thierri III (mort en 691).

Cette décision provoqua une révolte générale de l'aristocratie, qui en appela alors au propre frère de Thierri, Childéric II (652-675), roi d ' Austrasie. Celui-ci, sur les conseils de son maire, Léger, évêque d'Autun, fit enfermer Thierri III et Ebroïn dans un monastère. L'assassinat de Childéric II en 675 les libéra tous les deux.

Les années qui suivirent furent très troubles, les hostilités éclatèrent entre Neustriens et Austrasiens sous les règnes théoriques de Dagobert Il (676-679), fils de Sigebert III, en Austrasie et de Thierri III, redevenu roi nominal de l'ensemble du royaume ; Ebroïn, qui avait recouvré sa puissance, se montra impitoyable jusqu'au jour où il fut assassiné (vers 680).

Finalement, I’Austrasien Pépin II d'Héristal, fort de la fortune foncière accumulée par les Pippinides et de son rôle incontesté de chef de l'aristocratie, prit le pouvoir en Austrasie et réussit à écraser, près de Saint-Quentin, à Tertry, les troupes neustriennes, en même temps qu'il s'emparait de Thierri III, du trésor royal et de la mairie du palais (687).

Dès lors, l'unité franque était restaurée mais au détriment des descendants de Dagobert, qui sec succédèrent sur le trône sans exercer aucun pouvoir.

VIIe et VIIIe siècle

Après la bataille de Tertry en 687, Pépin de Herstal, duc des Francs et maître de l'Austrasie, devient le protecteur et le gardien du roi de Neustrie et de Bourgogne, Thierry III, qu'il installe comme le seul roi des Francs, puisqu'il n'y avait plus de souverain en Austrasie.

Le royaume englobe effectivement la Neustrie (de la Somme à la Loire), l'Austrasie (de la Champagne aux pays rhénans), la Bourgogne (de la Champagne et du Jura jusqu'à la Durance) et la Provence (au sud de la Durance). En revanche, la Bretagne et aussi l'Aquitaine (de la Loire aux Pyrénées) échappent en fait aux chefs francs.

A Thierry III, mort en 691, succèdent ses fils, des adolescents, Clovis III (691-695), puis Childebert III (695-711), qui à partir du moment où il est vraiment en âge d'exercer le pouvoir, est en réalité prisonnier dans son palais et qui a lui-même comme successeur un enfant d'une douzaine d'années, son fils Dagobert III (711-715).

Tandis que s'égrènent ces monarques théoriques, le duc Pépin est en fait le seul maitre jusqu'à sa mort, en 714, malheureusement précédée par celle de ses deux fils légitimes.

Les grands de Neustrie et d'Austrasie s'affrontent alors en une mêlée confuse, les premiers installant sur le trône neustrien un arrière-petit-fils du grand Dagobert 1er et neveu de Thierry III, Chilpéric II (715-721), tandis que les Austrasiens prennent pour roi un prince qui était peut-être un fils de Thierry III, Clotaire IV (716-719).

Mais dès les alentours de 720, Charles Martel, le bâtard de Pépin de Herstal, s'impose en Austrasie, puis en Neustrie et en Bourgogne. II donne comme successeur, en 720, à Clotaire IV et à Chilpéric II un adolescent qu'il sort d'un couvent, Thierry IV, fils de feu Dagobert III. Ce roi meurt en 737, sans successeur.

Toutefois, le légitimisme était encore assez fort, remarque le grand historien Robert Folz, pour empêcher Charles Martel de prendre pour lui le titre royal. A la mort de ce maire du palais, en 741, ses deux fils, Carloman et Pépin le Bref se partage le pouvoir mais ils ne revêtent pas la dignité royale.

Cependant, en 743, ils estiment qu'un roi n'est pas inutile pour bien maintenir juridiquement l'unité de l'Etat. Ils installent donc sur le trône Childéric III, fils du feu roi Chilpéric II de Neustrie.

C'est seulement après l'abandon du pouvoir par Carloman en 747 et la reconcentration de toute l'autorité entre les mains de Pépin que la fiction royale mérovingienne devient inutile, d'autant que le pape, consulté, déclare : Mieux vaut appeler roi celui qui possède le pouvoir.

En 751, donc, Childéric III est déposé et enfermé dans un monastère, où il meurt en 754.

La Dynastie Mérovingienne s'éteint avec lui.

 

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